Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE BILL SCHMOCK MAGAZINE BEST, 2 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowhand (CD)
CHRONIQUE DE BILL SCHMOCK MAGAZINE BEST DECEMBRE 1977 N°113 Page 77
7° Album 1977 33T Réf : Polydor 2479 201
C'est drôle, depuis trop longtemps déjà, les gens s'en prennent à Clapton, le dénigrent, le roulent dans la fange. On trouve ses disques insipides, son inspiration peu inspirée, on s'indigne, on fait appel au passé, on accuse les années, on juge le trop plein de bière et au final le verdict est négatif. Quant à moi, en dépit de toutes ses considérations de pacotille, il n'est pas un seul disque du bonhomme que je n'écoute avec plaisir. Il faut prendre Clapton pour ce qu'il est aujourd'hui et oublier le passé. Clapton n'est plus l'Anglais excentrique avec ses
motivations de virtuose. Il a pris de la bouteille. On peut le dire. En ce sens, sa démarche, la musique qu'il propose sont celles d'un homme mûr, d'un musicien qui s'est laissé séduire par une humeur et un style bien américains. A partir de là "Slowhand" (clin d'oeil et rappel du passé, lorsqu'on lui prêtait ce surnom) est un disque attachant, séduisant et .... reposant. Il introduit l'auditeur à l'intérieur d'un climat intimiste qui opère sur une suite de morceaux crées pour s'emboiter, former le tout et quine refusent pas l'énergie. Ce n'est plus le blues trituré où les expériences mettent en valeur le guitariste mais le blues soyeux, lascif de J.J. Cale par exemple avec l'adaptation de "Cocaïne". On le sait, Clapton préfère la discrétion, c'est ainsi qu'il vient s'insinuer dans le morceau avec recul, avec prudence. La guitare n'en dit pas trop, juste ce qu'il faut pour donner la couleur. Clapton est absent dira-t-on, c'est faux, il est bien présent mais en plus en tant que théoricien
qu'exécutant. Il tonifie, il ponctue, insuffle leur âme aux compositions, par derrière sans se montrer. Bref, on trouve sur le disque des blues-boudoirs fragiles et lents, des boogies fermes et décidés, des rocks bien funky et aussi pour finir un instrumental qui peut passer pour un exercice de style mais qui ravira les amateurs avec ses échanges soutenus de guitares. La voix du God entre bien dans ce cadre ; souple et fragile elle est aussi soutenue par celle d'Yvonne Elliman. Le groupe joue le rôle idéal en tournant avec aisance et sans empressement et le tout est admirablement produit par Glyn Johns. Malgré une pochette hideuse, "Slowhand" est un excellent disque auquel vous ne penserez pas toujours mais sera là pour vous donner du plaisir à toute heure.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Clapton is god, 7 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowhand (CD)
Eric Clapton a eu plusieurs vies... On peut retrouver sa présence lumineuse sur les albums des différents groupes qu'il intégra à la fin des années 60 (John Mayall, The Yardbrids, Cream, Derek and the Dominos, Blind Faith). Dans les années 70, il se lança dans une carrière solo assez inégale, dont l'apogée se situe probablement en 1977 avec "Slowhand", album de 9 titres qui représente son travail sans doute le plus proche de la perfection. A côté des trois chefs-d'oeuvre qui ouvrent le disque (Cocaine, Wonderful tonight et Lay down Sally), on découvre des morceaux à la beauté concise, empreints de ce blues-rock efficace dont Clapton fera sa marque de fabrique: "We're all the way", "Next time you see her", "Mean old frisco", mais aussi quelques curiosités, comme le très bel instrumental final "Peaches and Diesel" et le long duo teinté de soul, "The core", qui ouvrait la face B du vinyle.
A ceux qui voudraient poursuivre l'odyssée au pays du "Dieu" de la guitare, on pourra conseiller son célèbre "461 Ocean Boulevard" de 1974 (aux tonalités reggae), et les albums de la maturité: "Journeyman" (1989), qui contient de bonnes compositions (Bad love, Running on faith), hélas ternies par l'usage excessif des synthés, et surtout le célèbre "Unplugged" où Clapton renoue avec le blues de ses idoles et propose quelques relectures surprenantes de ses classiques (la version lente de "Layla").
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Must intemporel., 5 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Slowhand (CD)
Beaucoup prennent Slowhand (1977/enregistré au Studios Olympic à Londres) pour une compilation, du fait des hits qu'il véhicule (Cocaine, Wonderful Tonight, Lay Down Sally) alors qu'il est un album « tout ce qu'il y a de studio » d'Eric Clapton. Cinquième disque solo d'une discographie jusqu'alors de grande qualité et de laquelle émerge plus particulièrement 461 Ocean Boulevard (1974), Slowhand réunit, outre le God, Dick Sims aux claviers, le bassiste Carl Raddle, le guitariste Terry George, le saxophoniste Mel Collins et le batteur Jaime Olddaker, ainsi que les choristes Marcy Levy et Yvonne Elliman. Marquant le début d'une période qui voit Clapton s'adoucir, ce disque, pour lequel Glyn Johns (Beatles, Who, Stones...) assure la production, dévoile un lot très éclectique de titres (blues, country, rock). Répétés inlassablement durant la précédente tournée européenne, les morceaux choisis sont tous estampillés du sceau de la maîtrise et de l'excellence. Slowhand est un classique de Clapton. Il ouvre avec Cocaine, qu'il emprunte à J.J. Cale et le mène au succès, après lui avoir déjà soutiré After Midnight en 1970 (et lui avoir fait connaître une destinée aussi heureuse). Un des fleurons de l'écriture de Clapton, Wonderfull Tonight, écrit pour Patti, sa femme, enchaine, mettant à jour la grande sensibilité de l'artiste, derrière laquelle se devine, en filigrane, l'homme Clapton. Avec l'accrocheur Lay Down Sally, un shuffle amusant, pour suite, la tierce d'ouverture est mémorable. Next Time You See Her passe de la mélodie d'amour à l'intense désir de vengeance. Meurtri dans ses chairs, Clapton fait preuve, à nouveau, d'un grand réalisme. Il va mieux. The Core (Marcy Levy fait son show) est une pièce sublime façon Derek & The Dominos, tandis que May You Never (John Martyn), même s'il n'ajoute rien au disque, demeure très bon. Il en va de même pour l'instrumental de clôture, Peaches And Diesel (peut-être un clin d'aeil à Duane Allman). Complété par le bluesy Mean Old Frisco et un doux We're All The Way (Don Williams), Slowhand appartient à la race des énormes disques.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|
|
Commentaires client les plus récents
|