Il paraît que Gregg Araki s'est bien marré qu'on l'ait tellement pris au sérieux après le chef-d'oeuvre sombre Mysterious skin (2005). Car entre son avant-dernier film qui traitait du sujet très délicat de la pédophilie et son dernier opus, il y a tout un monde. Comme quoi, le très indépendant Araki ne se prend pas du tout au sérieux pour sa part et aime bien s'éclater de temps en temps. "Smiley Face" c'est la journée ordinaire (ou pas) de Jane qui vient d'avaler des gateaux au cannabis. La voilà donc partie pour une longue défonce et un très long trip. S'il y a un décalage par rapport à ses autres films (The doom generation, 95 ; Nowhere, 97), on retrouve toutefois un thème habituel de Gregg Araki : une certaine jeunesse américaine paumée. Comédie déjantée et délirante mais sans toutefois être particulièrement marquante, Smiley Face fait plaisir à regarder.