Snoop Dogg

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Biographie

Cordozar Calvin Broadus Jr. naît le 20 octobre 1971 à Long Beach en Californie. C'est sa mère qui le surnomme « Snoopy », en raison de sa passion pour le dessin animé Peanuts,dans lequel on retrouve le petit chien du même nom. Dans un quartier où règnent les gangs, Snoop choisit de rallier les rangs des Crips. Ce qui lui vaut, après le lycée, de multiplier les aller-retour en prison. Mais plus que la carrière de gangster - milieu avec lequel il gardera néanmoins des liens très étroits - c'est celle de rappeur qu'il commence à embrasser. Il commence à enregistrer des cassettes avec son cousin ... Lire la suite

Cordozar Calvin Broadus Jr. naît le 20 octobre 1971 à Long Beach en Californie. C'est sa mère qui le surnomme « Snoopy », en raison de sa passion pour le dessin animé Peanuts,dans lequel on retrouve le petit chien du même nom. Dans un quartier où règnent les gangs, Snoop choisit de rallier les rangs des Crips. Ce qui lui vaut, après le lycée, de multiplier les aller-retour en prison. Mais plus que la carrière de gangster - milieu avec lequel il gardera néanmoins des liens très étroits - c'est celle de rappeur qu'il commence à embrasser. Il commence à enregistrer des cassettes avec son cousin Nate Dogg et son ami Warren G, avec lesquels il forme le trio 213 (actif de 1990 à 1994, puis de 1996 à 2004, le groupe tire son nom du code postal de Long Beach, tout comme l'avait fait Richie Rich en nommant son groupe 415, code d'Oakland). Un autre cousin des deux « Doggs » (Snoop et Nate), Lil' œ Dead fait également partie de l'équipe, durant quelque temps.

En fait, de nombreux cousins de Snoop intègrent le milieu hip-hop local, devenant rappeurs et producteurs. Ainsi, RBX et Daz Dillinger, côté rap, deviennent des partenaires de label (au sein d'Aftermath, que fondera Dr. Dre en 1996) et, côté R&B, ce sont Ray J et Brandy qui feront carrière. Par l'intermédiaire de Warren G, son demi-frère Dr. Dre (ex-membre des Niggaz With Attitude, plus connus sous l'acronyme N.W.A., 1986-1991) l'invite à participer à la bande originale du film Deep Cover, pour le morceau éponyme. Nous sommes en 1992 et Snoop éclabousse déjà de tout son talent cette intronisation en règle.

C'est donc tout naturellement que Dre propose cette même année à Snoop de continuer l'aventure musicale sur son premier album solo The Chronic, conviant également les membres du groupe Tha Dogg Pound, dont ce dernier a un temps été membre. Au résultat, Snoop Doggy Dogg est aussi présent que Dre, explosant les frontières et allant diffuser les rythmes infusés de funk de Dre à travers le monde, ainsi que toute l'imagerie associée au gangsta rap. La collaboration continue sur le solo de Snoop Dogg, Doggystyle (jeu de mots signifiant à la fois « le style de Dogg », mais surtout, au premier degré, « levrette », ce qui fait écho à son penchant vers l'érotique, voire le porno, que ne démentira pas la suite de sa carrière). Mais il est arrêté en août 1993, durant l'enregistrement, afin d'éclaircir ses relations avec le décès de Phillip Woldermarian, membre du gang rival de celui du rappeur, tué par McKinley Lee, son garde du corps. Les trois passagers de la jeep incriminée seront tous acquittés par la suite après trois années d'intenses luttes juridiques, situation que le rappeur partage avec Tupac et qu'ils mettront en image dans la vidéo de leur morceau commun « 2 of Amerikaz Most Wanted » (1996).

En attendant la fin du procès, l'album sort en novembre 1993 sur le label Death Row co-fondé par Dr. Dre et le dangereux Suge Knight. Il devient le premier album d'un nouvel artiste à démarrer à la première place des classements. « Gin and Juice », hymne à la fumette et aux boissons alcoolisées, devient l'une des dix chansons les plus jouées aux Etats-Unis, déchaînant les foudres des censeurs jugeant le gangsta rap extrêmement violent, profondément misogyne et sûrement pas l'exemple à suivre pour la jeunesse américaine. Qu'à cela ne tienne, Snoop rajoute une bonne couche de gangstérisme avec le faux court métrage mettant en scène son meurtre, « Murder Was the Case », accompagné d'une bande son qui se vend forcément très bien.

Entre-temps, Dr. Dre se rend compte de sa situation d'esclave musical à la solde du grand capital (entendez ici son boss, Suge) et quitte le label début 1996, laissant seul Snoop aux commandes de son deuxième album. A cela s'ajoute la « banalisation » de l'imagerie de gangster, tout le monde dans l'industrie du disque essayant de reproduire le succès de Snoop, même si la fin des rappeurs est parfois bien sordide comme peut l'attester justement Tupac. Tha Doggfather est donc un album bancal, compensant l'absence de Dre par un débit plus « posé » et caractéristique de Snoop, ainsi qu'une enveloppe musicale plus modérée. Le succès est cependant au rendez-vous, mais le rappeur décide ne plus rien enregistrer pour son label jusqu'à la fin de son contrat, à l'exception de « Fuck Death Row » qui a dû plaire.

Snoop se retrouve donc dans la confortable situation d'être convoité par tous. Il décide, à la surprise générale, de signer avec No Limit Records, label brillant Néo-orléanais Master P (fondé en 1994), très populaire à l'époque au sein d'une du Sud en plein bourgeonnement après avoir hiberné près d'une dizaine d'années, époque à laquelle Miami faisait du bruit avec le sexuellement explicite Luke et son 2 Live Crew (fondé en 1985). Snoop retire « Doggy » de son patronyme et sort Da Game Is to Be Sold, Not to Be Told (1998), aux critiques désastreuses mais au succès toujours intact.

Le rappeur adapte à sa sauce le son du Sud, procédant de même que chez Death Row, c'est-à-dire en faisant appel aux services du producteur maison Beats By The Pound et invitant des artistes du label. Mais le succès est d'autant plus grand lorsque Snoop se réunit avec son mentor Dre, comme c'est le cas sur l'album suivant No Limit Top Dogg (1999), retournant au G-funk des débuts et faisant office de passerelle musicale entre le rap de la côte Ouest et celui du Sud. Il confirmera sur cette lancée, en 2000, avec son dernier album pour No Limit The Last Meal .

Peu avant, alors âgé de vingt-huit ans, Snoop Dogg publie en 1999 une autobiographie, Tha Doggfather : The Times, Trials, and Hardcore Truths of Snoop Dogg, co-écrite avec Davin Seay. C'est qu'il y a déjà beaucoup à dire sur le toujours jeune rappeur qui transforme tout ce qu'il touche en or, comme le prouve son incursion sur le terrain de la vidéo début 2001 avec le film sponsorisé par le magazine pour adultes de Larry Flynt, Hustler, Snoop Dogg's Doggystyle, mêlant le rap et porno et réalisé par le rappeur sous le surnom Michael J. Corleone (clin d'oeil du gangster rappeur au Parrain de Francis Ford Coppola, référence absolue parmi les films de bandits et de mafieux). Sur le même principe, c'est Snoop Dogg's Hustlaz : Diary of a Pimp (c'est-à-dire : « Les putes de Snoop : journal d'un proxo »), qui sort en 2002. Cette fois, il se surnomme Snoop Scorsese (nouvelle référence cinématographique, cette fois-ci au réalisateur Martin Scorsese, auteur de plusieurs films sur la pègre). Il n'a pu s'empêcher d'évoquer dans cette « oeuvre » sa nouvelle condition de « moine », décidant le plus sérieusement du monde en 2002 d'arrêter les femmes et la drogue. Toujours le mot pour rire, le Snoop.

Il change de nouveau de label, passant chez Capitol Records, et offre en 2002 Paid tha Cost to Be da Bo$$, avec enfin un nouveau vrai tube de ce nom, « Beautiful » en compagnie de Pharrell Williams (rappeur et membre du très couru duo de producteurs The Neptunes). Il rejoint logiquement les rangs de Geffen Records/Star Trak Entertainment R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece, dont les Neptunes signent plusieurs des morceaux, notamment « Drop It Like It's Hot » avec Pharrell encore, premier morceau de Snoop à atteindre le sommet des charts. Il fait également deux apparitions notables cette même année sur le grand écran avec le remake de Starsky & Hutch dans le rôle impayable d'Huggy-les-Bons-Tuyaux, et sur le petit écran au sein dans The L Word (diffusée sur la chaîne payante Showtime), série sur les filles qui aiment les filles, jouant le rôle de Slim Daddy (nom inspiré du personnage d'Eminem Slim Shady et du rappeur Puff Daddy).

Profitant d'un moment d'accalmie, il enregistre et sort en 2004 l'album attendu depuis toujours de 213, The Hard Way, sur le label TVT. En 2005, il crée sa propre maison de production, Snoopadelic Films, et sort Boss'n Up, film évoquant, cette fois-ci en images donc, l'ascension de Snoop en tant que proxénète, et mettant en scène également le rappeur Lil Jon et la rappeuse Trina.

Paru en 2006, l'albumThe Blue Carpet Treatment dévoile un Snoop revenant à un flow rageur, qu'il avait depuis un moment délaissé. Par ailleurs, il reste toujours précurseur, proposant en 2007 un morceau téléchargeable en tant que sonnerie de portable avant sa version musicale,« It's the D.O.G. ».

En décembre 2009, Snoop Dogg revient avec son dixième album studio Malice 'N Wonderland. Précédé du single « Gangsta Love », l'opus à la teinte R&B accueille Brandy, R. Kelly, Soulja Boy Tell 'Em, Lil' Jon et une pléiade de producteurs. Snoop Dogg propose en 2010, une suite à Malice 'N Wonderland, sous la forme du CD/DVD More Malice. Ce dernier est constitué de cinq nouvelles chansons, deux remixes dont la version de « I Wanna Rock » avec Jay-Z, et une partie vidéo. 

Snoop Dogg qui se retrouve de plus en plus dans des featurings variés, en particulier pour des titres dance, applique le même éclectisme à Doggumentary en 2011. Gorillaz y croise allègrement Bootsy Collins ou Willie Nelson. Touché par le rastafarisme à l'occasion d'un voyage en Jamaïque, Snoop Dogg déclare s'appeler désormais Snoop Lion et se tourner vers le reggae. Ni une, ni deux, le fantasque rappeur sort avec l'aide de Diplo et Major Lazer l'album Reincarnated en avril 2013. Ce disque de reggae entre roots et digital est accompagné du documentaire du même nom qui relate la conversion de Snoop Dogg. Elle est de courte durée devant le succès médiocre du disque. Alors qu'il a pris soin d'annoncer qu'il travaillait déjà sur un nouvel album de rap, Snoop Dogg surprend encore son monde en se faisant appeler Snoopzilla dans le cadre d'un projet hommage au funk des années 1970.

S'inspirant de Bootzilla, un surnom parfois employé par Bootsy Collins, Snoop Dogg devient donc Snoopzilla le temps de sortir l'album 7 Days of Funk en compagnie du musicien et producteur Dâm-Funk. le vétéran funk Steve Arrington, Kurupt et Tha Dogg Pound sont également de la partie d'un album qui ressuscite l'esprit de Funkadelic. Copyright 2014 Music Story DaBee

Cordozar Calvin Broadus Jr. naît le 20 octobre 1971 à Long Beach en Californie. C'est sa mère qui le surnomme « Snoopy », en raison de sa passion pour le dessin animé Peanuts,dans lequel on retrouve le petit chien du même nom. Dans un quartier où règnent les gangs, Snoop choisit de rallier les rangs des Crips. Ce qui lui vaut, après le lycée, de multiplier les aller-retour en prison. Mais plus que la carrière de gangster - milieu avec lequel il gardera néanmoins des liens très étroits - c'est celle de rappeur qu'il commence à embrasser. Il commence à enregistrer des cassettes avec son cousin Nate Dogg et son ami Warren G, avec lesquels il forme le trio 213 (actif de 1990 à 1994, puis de 1996 à 2004, le groupe tire son nom du code postal de Long Beach, tout comme l'avait fait Richie Rich en nommant son groupe 415, code d'Oakland). Un autre cousin des deux « Doggs » (Snoop et Nate), Lil' œ Dead fait également partie de l'équipe, durant quelque temps.

En fait, de nombreux cousins de Snoop intègrent le milieu hip-hop local, devenant rappeurs et producteurs. Ainsi, RBX et Daz Dillinger, côté rap, deviennent des partenaires de label (au sein d'Aftermath, que fondera Dr. Dre en 1996) et, côté R&B, ce sont Ray J et Brandy qui feront carrière. Par l'intermédiaire de Warren G, son demi-frère Dr. Dre (ex-membre des Niggaz With Attitude, plus connus sous l'acronyme N.W.A., 1986-1991) l'invite à participer à la bande originale du film Deep Cover, pour le morceau éponyme. Nous sommes en 1992 et Snoop éclabousse déjà de tout son talent cette intronisation en règle.

C'est donc tout naturellement que Dre propose cette même année à Snoop de continuer l'aventure musicale sur son premier album solo The Chronic, conviant également les membres du groupe Tha Dogg Pound, dont ce dernier a un temps été membre. Au résultat, Snoop Doggy Dogg est aussi présent que Dre, explosant les frontières et allant diffuser les rythmes infusés de funk de Dre à travers le monde, ainsi que toute l'imagerie associée au gangsta rap. La collaboration continue sur le solo de Snoop Dogg, Doggystyle (jeu de mots signifiant à la fois « le style de Dogg », mais surtout, au premier degré, « levrette », ce qui fait écho à son penchant vers l'érotique, voire le porno, que ne démentira pas la suite de sa carrière). Mais il est arrêté en août 1993, durant l'enregistrement, afin d'éclaircir ses relations avec le décès de Phillip Woldermarian, membre du gang rival de celui du rappeur, tué par McKinley Lee, son garde du corps. Les trois passagers de la jeep incriminée seront tous acquittés par la suite après trois années d'intenses luttes juridiques, situation que le rappeur partage avec Tupac et qu'ils mettront en image dans la vidéo de leur morceau commun « 2 of Amerikaz Most Wanted » (1996).

En attendant la fin du procès, l'album sort en novembre 1993 sur le label Death Row co-fondé par Dr. Dre et le dangereux Suge Knight. Il devient le premier album d'un nouvel artiste à démarrer à la première place des classements. « Gin and Juice », hymne à la fumette et aux boissons alcoolisées, devient l'une des dix chansons les plus jouées aux Etats-Unis, déchaînant les foudres des censeurs jugeant le gangsta rap extrêmement violent, profondément misogyne et sûrement pas l'exemple à suivre pour la jeunesse américaine. Qu'à cela ne tienne, Snoop rajoute une bonne couche de gangstérisme avec le faux court métrage mettant en scène son meurtre, « Murder Was the Case », accompagné d'une bande son qui se vend forcément très bien.

Entre-temps, Dr. Dre se rend compte de sa situation d'esclave musical à la solde du grand capital (entendez ici son boss, Suge) et quitte le label début 1996, laissant seul Snoop aux commandes de son deuxième album. A cela s'ajoute la « banalisation » de l'imagerie de gangster, tout le monde dans l'industrie du disque essayant de reproduire le succès de Snoop, même si la fin des rappeurs est parfois bien sordide comme peut l'attester justement Tupac. Tha Doggfather est donc un album bancal, compensant l'absence de Dre par un débit plus « posé » et caractéristique de Snoop, ainsi qu'une enveloppe musicale plus modérée. Le succès est cependant au rendez-vous, mais le rappeur décide ne plus rien enregistrer pour son label jusqu'à la fin de son contrat, à l'exception de « Fuck Death Row » qui a dû plaire.

Snoop se retrouve donc dans la confortable situation d'être convoité par tous. Il décide, à la surprise générale, de signer avec No Limit Records, label brillant Néo-orléanais Master P (fondé en 1994), très populaire à l'époque au sein d'une du Sud en plein bourgeonnement après avoir hiberné près d'une dizaine d'années, époque à laquelle Miami faisait du bruit avec le sexuellement explicite Luke et son 2 Live Crew (fondé en 1985). Snoop retire « Doggy » de son patronyme et sort Da Game Is to Be Sold, Not to Be Told (1998), aux critiques désastreuses mais au succès toujours intact.

Le rappeur adapte à sa sauce le son du Sud, procédant de même que chez Death Row, c'est-à-dire en faisant appel aux services du producteur maison Beats By The Pound et invitant des artistes du label. Mais le succès est d'autant plus grand lorsque Snoop se réunit avec son mentor Dre, comme c'est le cas sur l'album suivant No Limit Top Dogg (1999), retournant au G-funk des débuts et faisant office de passerelle musicale entre le rap de la côte Ouest et celui du Sud. Il confirmera sur cette lancée, en 2000, avec son dernier album pour No Limit The Last Meal .

Peu avant, alors âgé de vingt-huit ans, Snoop Dogg publie en 1999 une autobiographie, Tha Doggfather : The Times, Trials, and Hardcore Truths of Snoop Dogg, co-écrite avec Davin Seay. C'est qu'il y a déjà beaucoup à dire sur le toujours jeune rappeur qui transforme tout ce qu'il touche en or, comme le prouve son incursion sur le terrain de la vidéo début 2001 avec le film sponsorisé par le magazine pour adultes de Larry Flynt, Hustler, Snoop Dogg's Doggystyle, mêlant le rap et porno et réalisé par le rappeur sous le surnom Michael J. Corleone (clin d'oeil du gangster rappeur au Parrain de Francis Ford Coppola, référence absolue parmi les films de bandits et de mafieux). Sur le même principe, c'est Snoop Dogg's Hustlaz : Diary of a Pimp (c'est-à-dire : « Les putes de Snoop : journal d'un proxo »), qui sort en 2002. Cette fois, il se surnomme Snoop Scorsese (nouvelle référence cinématographique, cette fois-ci au réalisateur Martin Scorsese, auteur de plusieurs films sur la pègre). Il n'a pu s'empêcher d'évoquer dans cette « oeuvre » sa nouvelle condition de « moine », décidant le plus sérieusement du monde en 2002 d'arrêter les femmes et la drogue. Toujours le mot pour rire, le Snoop.

Il change de nouveau de label, passant chez Capitol Records, et offre en 2002 Paid tha Cost to Be da Bo$$, avec enfin un nouveau vrai tube de ce nom, « Beautiful » en compagnie de Pharrell Williams (rappeur et membre du très couru duo de producteurs The Neptunes). Il rejoint logiquement les rangs de Geffen Records/Star Trak Entertainment R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece, dont les Neptunes signent plusieurs des morceaux, notamment « Drop It Like It's Hot » avec Pharrell encore, premier morceau de Snoop à atteindre le sommet des charts. Il fait également deux apparitions notables cette même année sur le grand écran avec le remake de Starsky & Hutch dans le rôle impayable d'Huggy-les-Bons-Tuyaux, et sur le petit écran au sein dans The L Word (diffusée sur la chaîne payante Showtime), série sur les filles qui aiment les filles, jouant le rôle de Slim Daddy (nom inspiré du personnage d'Eminem Slim Shady et du rappeur Puff Daddy).

Profitant d'un moment d'accalmie, il enregistre et sort en 2004 l'album attendu depuis toujours de 213, The Hard Way, sur le label TVT. En 2005, il crée sa propre maison de production, Snoopadelic Films, et sort Boss'n Up, film évoquant, cette fois-ci en images donc, l'ascension de Snoop en tant que proxénète, et mettant en scène également le rappeur Lil Jon et la rappeuse Trina.

Paru en 2006, l'albumThe Blue Carpet Treatment dévoile un Snoop revenant à un flow rageur, qu'il avait depuis un moment délaissé. Par ailleurs, il reste toujours précurseur, proposant en 2007 un morceau téléchargeable en tant que sonnerie de portable avant sa version musicale,« It's the D.O.G. ».

En décembre 2009, Snoop Dogg revient avec son dixième album studio Malice 'N Wonderland. Précédé du single « Gangsta Love », l'opus à la teinte R&B accueille Brandy, R. Kelly, Soulja Boy Tell 'Em, Lil' Jon et une pléiade de producteurs. Snoop Dogg propose en 2010, une suite à Malice 'N Wonderland, sous la forme du CD/DVD More Malice. Ce dernier est constitué de cinq nouvelles chansons, deux remixes dont la version de « I Wanna Rock » avec Jay-Z, et une partie vidéo. 

Snoop Dogg qui se retrouve de plus en plus dans des featurings variés, en particulier pour des titres dance, applique le même éclectisme à Doggumentary en 2011. Gorillaz y croise allègrement Bootsy Collins ou Willie Nelson. Touché par le rastafarisme à l'occasion d'un voyage en Jamaïque, Snoop Dogg déclare s'appeler désormais Snoop Lion et se tourner vers le reggae. Ni une, ni deux, le fantasque rappeur sort avec l'aide de Diplo et Major Lazer l'album Reincarnated en avril 2013. Ce disque de reggae entre roots et digital est accompagné du documentaire du même nom qui relate la conversion de Snoop Dogg. Elle est de courte durée devant le succès médiocre du disque. Alors qu'il a pris soin d'annoncer qu'il travaillait déjà sur un nouvel album de rap, Snoop Dogg surprend encore son monde en se faisant appeler Snoopzilla dans le cadre d'un projet hommage au funk des années 1970.

S'inspirant de Bootzilla, un surnom parfois employé par Bootsy Collins, Snoop Dogg devient donc Snoopzilla le temps de sortir l'album 7 Days of Funk en compagnie du musicien et producteur Dâm-Funk. le vétéran funk Steve Arrington, Kurupt et Tha Dogg Pound sont également de la partie d'un album qui ressuscite l'esprit de Funkadelic. Copyright 2014 Music Story DaBee

Cordozar Calvin Broadus Jr. naît le 20 octobre 1971 à Long Beach en Californie. C'est sa mère qui le surnomme « Snoopy », en raison de sa passion pour le dessin animé Peanuts,dans lequel on retrouve le petit chien du même nom. Dans un quartier où règnent les gangs, Snoop choisit de rallier les rangs des Crips. Ce qui lui vaut, après le lycée, de multiplier les aller-retour en prison. Mais plus que la carrière de gangster - milieu avec lequel il gardera néanmoins des liens très étroits - c'est celle de rappeur qu'il commence à embrasser. Il commence à enregistrer des cassettes avec son cousin Nate Dogg et son ami Warren G, avec lesquels il forme le trio 213 (actif de 1990 à 1994, puis de 1996 à 2004, le groupe tire son nom du code postal de Long Beach, tout comme l'avait fait Richie Rich en nommant son groupe 415, code d'Oakland). Un autre cousin des deux « Doggs » (Snoop et Nate), Lil' œ Dead fait également partie de l'équipe, durant quelque temps.

En fait, de nombreux cousins de Snoop intègrent le milieu hip-hop local, devenant rappeurs et producteurs. Ainsi, RBX et Daz Dillinger, côté rap, deviennent des partenaires de label (au sein d'Aftermath, que fondera Dr. Dre en 1996) et, côté R&B, ce sont Ray J et Brandy qui feront carrière. Par l'intermédiaire de Warren G, son demi-frère Dr. Dre (ex-membre des Niggaz With Attitude, plus connus sous l'acronyme N.W.A., 1986-1991) l'invite à participer à la bande originale du film Deep Cover, pour le morceau éponyme. Nous sommes en 1992 et Snoop éclabousse déjà de tout son talent cette intronisation en règle.

C'est donc tout naturellement que Dre propose cette même année à Snoop de continuer l'aventure musicale sur son premier album solo The Chronic, conviant également les membres du groupe Tha Dogg Pound, dont ce dernier a un temps été membre. Au résultat, Snoop Doggy Dogg est aussi présent que Dre, explosant les frontières et allant diffuser les rythmes infusés de funk de Dre à travers le monde, ainsi que toute l'imagerie associée au gangsta rap. La collaboration continue sur le solo de Snoop Dogg, Doggystyle (jeu de mots signifiant à la fois « le style de Dogg », mais surtout, au premier degré, « levrette », ce qui fait écho à son penchant vers l'érotique, voire le porno, que ne démentira pas la suite de sa carrière). Mais il est arrêté en août 1993, durant l'enregistrement, afin d'éclaircir ses relations avec le décès de Phillip Woldermarian, membre du gang rival de celui du rappeur, tué par McKinley Lee, son garde du corps. Les trois passagers de la jeep incriminée seront tous acquittés par la suite après trois années d'intenses luttes juridiques, situation que le rappeur partage avec Tupac et qu'ils mettront en image dans la vidéo de leur morceau commun « 2 of Amerikaz Most Wanted » (1996).

En attendant la fin du procès, l'album sort en novembre 1993 sur le label Death Row co-fondé par Dr. Dre et le dangereux Suge Knight. Il devient le premier album d'un nouvel artiste à démarrer à la première place des classements. « Gin and Juice », hymne à la fumette et aux boissons alcoolisées, devient l'une des dix chansons les plus jouées aux Etats-Unis, déchaînant les foudres des censeurs jugeant le gangsta rap extrêmement violent, profondément misogyne et sûrement pas l'exemple à suivre pour la jeunesse américaine. Qu'à cela ne tienne, Snoop rajoute une bonne couche de gangstérisme avec le faux court métrage mettant en scène son meurtre, « Murder Was the Case », accompagné d'une bande son qui se vend forcément très bien.

Entre-temps, Dr. Dre se rend compte de sa situation d'esclave musical à la solde du grand capital (entendez ici son boss, Suge) et quitte le label début 1996, laissant seul Snoop aux commandes de son deuxième album. A cela s'ajoute la « banalisation » de l'imagerie de gangster, tout le monde dans l'industrie du disque essayant de reproduire le succès de Snoop, même si la fin des rappeurs est parfois bien sordide comme peut l'attester justement Tupac. Tha Doggfather est donc un album bancal, compensant l'absence de Dre par un débit plus « posé » et caractéristique de Snoop, ainsi qu'une enveloppe musicale plus modérée. Le succès est cependant au rendez-vous, mais le rappeur décide ne plus rien enregistrer pour son label jusqu'à la fin de son contrat, à l'exception de « Fuck Death Row » qui a dû plaire.

Snoop se retrouve donc dans la confortable situation d'être convoité par tous. Il décide, à la surprise générale, de signer avec No Limit Records, label brillant Néo-orléanais Master P (fondé en 1994), très populaire à l'époque au sein d'une du Sud en plein bourgeonnement après avoir hiberné près d'une dizaine d'années, époque à laquelle Miami faisait du bruit avec le sexuellement explicite Luke et son 2 Live Crew (fondé en 1985). Snoop retire « Doggy » de son patronyme et sort Da Game Is to Be Sold, Not to Be Told (1998), aux critiques désastreuses mais au succès toujours intact.

Le rappeur adapte à sa sauce le son du Sud, procédant de même que chez Death Row, c'est-à-dire en faisant appel aux services du producteur maison Beats By The Pound et invitant des artistes du label. Mais le succès est d'autant plus grand lorsque Snoop se réunit avec son mentor Dre, comme c'est le cas sur l'album suivant No Limit Top Dogg (1999), retournant au G-funk des débuts et faisant office de passerelle musicale entre le rap de la côte Ouest et celui du Sud. Il confirmera sur cette lancée, en 2000, avec son dernier album pour No Limit The Last Meal .

Peu avant, alors âgé de vingt-huit ans, Snoop Dogg publie en 1999 une autobiographie, Tha Doggfather : The Times, Trials, and Hardcore Truths of Snoop Dogg, co-écrite avec Davin Seay. C'est qu'il y a déjà beaucoup à dire sur le toujours jeune rappeur qui transforme tout ce qu'il touche en or, comme le prouve son incursion sur le terrain de la vidéo début 2001 avec le film sponsorisé par le magazine pour adultes de Larry Flynt, Hustler, Snoop Dogg's Doggystyle, mêlant le rap et porno et réalisé par le rappeur sous le surnom Michael J. Corleone (clin d'oeil du gangster rappeur au Parrain de Francis Ford Coppola, référence absolue parmi les films de bandits et de mafieux). Sur le même principe, c'est Snoop Dogg's Hustlaz : Diary of a Pimp (c'est-à-dire : « Les putes de Snoop : journal d'un proxo »), qui sort en 2002. Cette fois, il se surnomme Snoop Scorsese (nouvelle référence cinématographique, cette fois-ci au réalisateur Martin Scorsese, auteur de plusieurs films sur la pègre). Il n'a pu s'empêcher d'évoquer dans cette « oeuvre » sa nouvelle condition de « moine », décidant le plus sérieusement du monde en 2002 d'arrêter les femmes et la drogue. Toujours le mot pour rire, le Snoop.

Il change de nouveau de label, passant chez Capitol Records, et offre en 2002 Paid tha Cost to Be da Bo$$, avec enfin un nouveau vrai tube de ce nom, « Beautiful » en compagnie de Pharrell Williams (rappeur et membre du très couru duo de producteurs The Neptunes). Il rejoint logiquement les rangs de Geffen Records/Star Trak Entertainment R&G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece, dont les Neptunes signent plusieurs des morceaux, notamment « Drop It Like It's Hot » avec Pharrell encore, premier morceau de Snoop à atteindre le sommet des charts. Il fait également deux apparitions notables cette même année sur le grand écran avec le remake de Starsky & Hutch dans le rôle impayable d'Huggy-les-Bons-Tuyaux, et sur le petit écran au sein dans The L Word (diffusée sur la chaîne payante Showtime), série sur les filles qui aiment les filles, jouant le rôle de Slim Daddy (nom inspiré du personnage d'Eminem Slim Shady et du rappeur Puff Daddy).

Profitant d'un moment d'accalmie, il enregistre et sort en 2004 l'album attendu depuis toujours de 213, The Hard Way, sur le label TVT. En 2005, il crée sa propre maison de production, Snoopadelic Films, et sort Boss'n Up, film évoquant, cette fois-ci en images donc, l'ascension de Snoop en tant que proxénète, et mettant en scène également le rappeur Lil Jon et la rappeuse Trina.

Paru en 2006, l'albumThe Blue Carpet Treatment dévoile un Snoop revenant à un flow rageur, qu'il avait depuis un moment délaissé. Par ailleurs, il reste toujours précurseur, proposant en 2007 un morceau téléchargeable en tant que sonnerie de portable avant sa version musicale,« It's the D.O.G. ».

En décembre 2009, Snoop Dogg revient avec son dixième album studio Malice 'N Wonderland. Précédé du single « Gangsta Love », l'opus à la teinte R&B accueille Brandy, R. Kelly, Soulja Boy Tell 'Em, Lil' Jon et une pléiade de producteurs. Snoop Dogg propose en 2010, une suite à Malice 'N Wonderland, sous la forme du CD/DVD More Malice. Ce dernier est constitué de cinq nouvelles chansons, deux remixes dont la version de « I Wanna Rock » avec Jay-Z, et une partie vidéo. 

Snoop Dogg qui se retrouve de plus en plus dans des featurings variés, en particulier pour des titres dance, applique le même éclectisme à Doggumentary en 2011. Gorillaz y croise allègrement Bootsy Collins ou Willie Nelson. Touché par le rastafarisme à l'occasion d'un voyage en Jamaïque, Snoop Dogg déclare s'appeler désormais Snoop Lion et se tourner vers le reggae. Ni une, ni deux, le fantasque rappeur sort avec l'aide de Diplo et Major Lazer l'album Reincarnated en avril 2013. Ce disque de reggae entre roots et digital est accompagné du documentaire du même nom qui relate la conversion de Snoop Dogg. Elle est de courte durée devant le succès médiocre du disque. Alors qu'il a pris soin d'annoncer qu'il travaillait déjà sur un nouvel album de rap, Snoop Dogg surprend encore son monde en se faisant appeler Snoopzilla dans le cadre d'un projet hommage au funk des années 1970.

S'inspirant de Bootzilla, un surnom parfois employé par Bootsy Collins, Snoop Dogg devient donc Snoopzilla le temps de sortir l'album 7 Days of Funk en compagnie du musicien et producteur Dâm-Funk. le vétéran funk Steve Arrington, Kurupt et Tha Dogg Pound sont également de la partie d'un album qui ressuscite l'esprit de Funkadelic. Copyright 2014 Music Story DaBee


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