J'avoue avoir acheté ce livre d'abord pour son auteur, ensuite pour son sujet: le premier me semblait compétent, en tout cas à en juger par ses chroniques radiophoniques, le second intéressant et intriguant à la fois.
N'ayant aucune connaissance particulière du sujet abordé, ma première ingurgitation de l'ouvrage, au cours l'été 2007, me laissa sur ma faim: je fermais le livre l'esprit confus non par le fond - un projet très ambitieux de détricotage du Da Vinci Code de Dan Brown - mais par la forme: un enchaînement des chapitres "radiophonique" (j'ai l'impression qu'Adler ne s'est pas acharné à éditer le texte extrait d'une de ses chroniques à France Culture) et une érudition plutôt obstacle qu'instrument de compréhension.
Néanmoins, intrigué par ce premier échec, j'ai rouvert l'ouvrage un an après. Le commentaire que vous lisez sera sans doute encore différent de celui que je pourrais écrire après une troisième lecture car les thèmes abordés sont si complexes, passionants, mystérieux et polémiques qu'ils m'ont incité à chercher pour en savoir plus:
- quel rapport entre la Rose-Croix et le jansénisme?
- le très catholique Guilhem de Gellone et le juif Makir étaient-ils vraiment une seule et même personne?
- qui était vraiment Nicolas Pavillon, le vrai noeud de toute cette affaire?
- comment expliquer la chute des Templiers à partir de 1307?
- quel rapport Jeanne d'Arc a-t-elle pu entretenir avec les Templiers?
- Marie-Madeleine a-t-elle connu Jésus?
En cheminant dans mes recherches ultérieures, j'ai découvert que la plupart des éléments de la thèse originale d'Alexandre Adler était en fait moins originale qu'il n'y paraissait: un certain Franck Daffos avait précédé Adler sur le même chemin. Pourquoi Adler n'a-t-il même pas mentionné le nom de Daffos dans le corps de son ouvrage? Pourquoi Daffos se voit-il affublé d'un autre prénom dans sa bibliographie?
Cela a de quoi laisser un goût amer...