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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La victoire de Diogène sur Socrate?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Socrate dans la nuit (Broché)
'['] ce dernier plaisir, le plus haut, le plus exquis de tous: celui d'uriner sur la mort elle-même [']'
Patrick DECLERCK, Socrate dans la nuit. (page 236) Cornélius Van Zandt a une tumeur au cerveau. Comme Socrate dans son cachot, il est condamné. Socrate dans la nuit est le montage parallèle de ces deux progressions vers la fin. Cornélius se raconte et raconte Socrate, l''apostrophant, le bousculant et le renversant. Ce très simple dispositif permet de manifester ce fait dont l''évidence est devenue invisible : la mort est le moment, pour chaque homme, de sa plus grande matérialité, et de sa plus grande abstraction. Socrate dans la nuit est un livre enragé et noir. Mais dans sa netteté, son cynisme radical, ses blagues méchantes, il y a une vraie élégance. Un nom est absent de ce roman, mais il est difficile de ne pas songer à lui : Diogène, le philosophe cynique, Diogène, le disciple d''Antisthène, Diogène, l'adversaire de Platon. Il y a dans Cornélius une résurgence de cette figure d''enragé. Malgré les profondes variations qui différencient ces auteurs, Patrick Declerck, en se dotant d''un tel double cynique, rejoint cette famille d''écrivains et d'artistes énervés que sont Louis-Ferdinand Céline, Philippe Caubère, Pierre Desporges, François Weyergans et Martin Winckler. Ce serait l''occasion d'un bel essai, que de chercher à lier ces réincarnations diverses du bon Diogène. Comme si à cinquante ans, tout homme devait choisir, soit Socrate, soit Diogène. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Magnifique livre,
Par HollyG. (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Socrate dans la nuit (Broché)
Patrick Declerck, nietzschéen, célinien, pourfendeur de tout espoir* et, pourtant, plus vivant que la plupart d'entre nous. Justement, parce qu'il ne tient plus tant que ça à la vie. Cela n'empêche pas la révolte, n'est-ce pas ? C'est beau un homme révolté qui sait parfaitement, sans l'ombre d'un doute, que rien ne sert à rien, pas même ses mots. Son livre ne plaira pas aux valétudinaires de l'existence, qui se nourrissent comme des porcs à la religion, à la famille, à la vertu ou à n'importe quelle valeur qui ne soit pas un peu tricheuse et bigleuse.
Brisons les illusions de ce petit monde sur lequel nous sommes collés comme un insecte sur la vitre. Au-delà de cette dépossession de la forme et de la structure, nous trouverons peut-être le respect de nous-mêmes. *"L'espoir est la fellation de la métaphysique. Or j'avale pas. Jamais. Plutôt crever !..." (p. 202) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Plutôt décevant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Socrate dans la nuit (Broché)
Un livre étrange ; j'ai beaucoup aimé la première moitié, ce regard critique sans concession sur les hommes - et aussi sur les femmes,cette approche de la mort à la première personne avec autodérision et ce va-et-vient dans l'Antiquité grecque avec Socrate. Mais on finit par se lasser de tant de cynisme, certains passages font penser à du mauvais Zola tant le parti-pris de la noirceur y est excessif.
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