En oscillant entre rock et le jazz nous voici bien en présence de Soft Machine. Du premier au dernier morceau de chaque disque, on est emporté par les rythmiques très efficaces et en constante évolution (tantot lent et contemplatif, tantot d'une ferveur des plus contagieuse).
Le tout est savament entrecoupé par la voix si spéciale (et chaleureuse) de Robert Wyatt qui déblatère des textes tous plus fou les unes que les autres - entre la pataphysique du professeur Faustroll et des récits dadas: ça ne peut être que superbe et rempli de moment de bravoure.
Et puis on boucle parfois on bloque sur un mot, une lettre de l'alphabet ou une simple note.
Sous leurs airs psyché et suréalistes, les Soft Machine prouvent avec ce CD 1 et 2 qu'ils ont un pur talent de musicien; j'en veux pour preuve que 30 ans après leurs morceaux sont tout autant accrocheurs.
Ils ont réussi à mêler ce qui caractérise leur époque musicale: le rock qui devient furieux, du jazz en marche vers le free et la musique contemporaine qui exploire les répétitions.
Chapeau bas.