Présentation de l'éditeur
Tous les peuples du monde, pour autant que je sache, veillent leurs morts. Organisent des Veillées mortuaires. Or tout se passe comme si ce sacripant de Gauthier Hérol, le narrateur du livre, qui vient de décéder, avait décidé, en attendant de franchir l'Achéron, de jeter son dévolu sur l'une de ses pleureuses, la dénommée Clémence, et de la vampiriser pour de bon, à seule fin de lui dicter en vrac ses souvenirs du monde terrestre. Terrestre ou plutôt marin, car les 9/10e de ses aventures se déroulent en mer ou dans des ports, sur des bateaux dont les noms émaillent le récit comme de doux sobriquets d'animaux de compagnie. Pourtant les animaux évoqués en titres de ces différentes Soirées sont, eux, bel et bien des êtres vivants, mascottes et totems auxquels sont dédiés les différents épisodes de cette saga apparemment désordonnée. Apparemment. Car ce bateau ivre n'erre pas sans boussole, il sait où il va. Il court les mers à la recherche perpétuelle d'une petite fée, créature gracile et fuyante, que l'on soupçonne aussi mythique que le Marin de Gibraltar...