Ce film cumule le côté SF par son cadre (un vaisseau spatial), un côté fantastique par l'histoire où arrivent des événements surnaturels, et enfin un côté psychologique par la relation très étudiée entre Clooney et Rheya, soit en fait une histoire d'amour.
Le film peut paraître compliqué par les flash back entre le réel à savoir Clooney dans le vaisseau et ses rêves sur terre. Le moyen de s'y repérer est de savoir que le réel est dans le vaisseau (lumière bleuâtre), alors que les souvenirs sur terre sont filmés style couleurs rougeâtre. L'histoire est surnaturelle, une intelligence supérieure fait apparaître des êtres non humains issus du subconscient de l'équipage. On ne connaît pas les vrais buts de Solaris, la phrase "Solaris doit-il vouloir quelque chose ?" le résume bien. Quant aux êtres non humains ils semblent avoir une identité propre et distincte de celle de la planète Solaris. Ce film n'est en fait qu'une histoire d'amour où Clooney parvient grâce à Solaris à rattraper le passé, d'ailleurs à la fin il choisit de ne pas monter dans la navette avec Gordon vers la terre, et reste avec sa "femme" en s'enfonçant dans la planète. La moralité de ce film est qu'au-delà du tragique des évènements(mort de sa femme), la logique peut être tordue pour que gagne l'amour, ce que fait Solaris.
Ce film est un chef-d'oeuvre par sa beauté esthétique (intérieur du vaisseau), la portée poétique et métaphysique du scénario, impossible, mais fascinant si on essaye de comprendre.