Photek avait revolutionné la jungle avec Modus Operandi, on pouvait donc s'attendre, avec Solaris, à un album dans la même vague. Il n'en est point. Si Solaris nous offre quelques morceaux dans la meme veine que son prédécesseur ("Terminus", Junk"), il se fait surtout remarquer par des titres beaucoup plus influencés par la house music. Photek se paie d'ailleurs le luxe de s'offrir Robert Owens, le legendaire chanteur de la house de Chicago, sur "Can't come down" et "Mine to give". Dans la lignée, on notera aussi le sombre et envoutant "Glamourama", montrant une fois encore la maitrise que Photek possède sur d'autres genres que la drum & bass. Ajouter quelques titres plus ambient ("Lost blue heaven", "Aura") et Solaris devient un album très complet. Les inconditionnels de jungle seront décus mais à recommander à tous ceux ouverts d'esprit.