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| 1. Shelter |
| 2. Sustain You |
| 3. Breathe |
| 4. Louder Than Words |
| 5. Strong |
| 6. Drowning Man |
| 7. Faces |
| 8. Identity |
| 9. Disappear |
| 10. Dim Halo |
| 11. Radiance |
| 12. The End |
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Cet album doit son existence à la rencontre fortuite avec le producteur Malcom Springer, qui a repéré le groupe alors qu'il se produisait dans un bar et lui a permis de signer un contrat avec Island Records. Rencontre un peu malheureuse aussi, car c'est à lui qu'est revenu la production de cet album alors que son profil ne correspond pas au style musical du groupe. A priori rien à dire, l'album bénéficie d'une grosse production à l'américaine avec un son rock très convaincant. Et c'est bien là le problème. La sensibilité pop du groupe est souvent occultée par des guitares puissantes et la voix énervée de Ryan Jordan. Il est évident en réécoutant l'album indépendant sorti en 2000 ainsi que les chansons enregistrées en 2004 avec Jim Wirt, que le son du groupe est moins subtil sur cet album. Et c'est dommage quand on sait l'intensité unique dégagée par la voix de Ryan lorsqu'il chante de façon posée et la finesse des mélodies qu'il compose, comme Breathe, Radiance ou This Too Shall Pass.
L'album démarre par le bouillonnant Shelter, présent sur la BO de Spider Man, avec le chant rageur de Ryan Jordan et une instrumentation puissante, à l'exception du très mélodieux duo de guitares - et . Dans le même registre, il y a Strong avec ses riffs énervés et la voix de Ryan à la limite de la rupture. Sur Drowning Man, les guitares sont également très présentes mais l'une d'elle produit une sonorité aigue très mélodieuse. Dernier titre vraiment rock, Louder Than Words, qui se distingue par une double rythmique réussie, rapide sur les couplets et lente sur les refrains. Si ces titres survitaminés sont sympas à écouter parce qu'on a affaire à une grosse production et de très bons musiciens, ils deviennent un peu fatiguant à la longue pour les oreilles.
Il faut se tourner vers les ballades pour apprécier tout le talent énorme de ce groupe. C'est dans ce registre que la voix chaleureuse de Ryan et la guitare de son compère Marc Winninger s'expriment le mieux à l'image du premier single Breathe qui s'impose comme l'une des plus belles ballades de l'année, récompensée par une nomination aux Grammy Awards (1). Les mélodies inspirées de Dim Halo et Identity font également partie des grandes réussites de cet album, avec une ambiance sombre très bien rendue sur ce dernier. Mais Greenwheel a gardé le meilleur pour la fin avec deux merveilles. Radiance d'abord qui bénéficie d'une instrumentation et d'une mélodie superbes où la voix intense de Ryan s'y exprime à merveille. The End ensuite avec une atmosphère chaotique d'une intensité rare et des refrains puissants décuplés par un chant passionné captivant.
Au final on est à la fois séduit et un peu déçu par cet album. Séduit car Soma Holiday est un excellent album qui bénéficie d'une solide composition et de très bons musiciens. Déçu, car on ne retrouve que trop peu leur sensibilité pop. C'est pourtant dans ce registre que la passion et l'émotion de leur musique s'expriment le mieux.
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