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4.0 étoiles sur 5
Le dernier bon Stones ?, 19 mai 2011
Comparer ce disque avec "Beggars Banquet" ou "Sticky Fingers" n'aurait pas grand intéret, musicalement depuis l'arrivée de Ronnie Wood les Stones restent un très grand groupe de rock mais laissent aux autres le soin de faire ce qu'ils ont fait pendant 15 ans : être la locomotive du rock.
Le problème c'est qu'il n'y a pas grand monde pour prendre la relève...
Revenons à ce disque qui fut une excellente surprise après un "Black and Blue" en demi teinte et un "Love you Live" plutôt poussif.
Les Stones ont décidé de revenir à un rock plus brut et immédiat, "When the Wips comes Down" et "Respectable" valent (presque) "All Down the Line" et "Rip this Joint".
"Somes Girls" tient bien la route, plus lent mais néanmoins assez saignant, Keith nous sert SON morceau, ce qu'il fera régulièrement par la suite, "Before they Make Me Run" est sautillant à souhait (c'est lui qui tient la basse), "Shattered aurait pu devenir un autre "Fingerprint File" mais Ronnie Wood n'est pas Mick Taylor et "Miss You" prouve que nos chers Stones sont toujours aussi doués pour nous pondre un tube ENORME.
Reste la perle "Beast of Burden", peut être le dernier GRAND morceau des Stones, un blues syncopé, tenu à bout de bras par les coups de rasoir de Keith.
Dommage qu'aucun de ces morceaux ne figure sur un live, il faudra se consoler avec "Southern Quotation" un pirate apocalypique sorti peut après pour avoir ce disque joué par cinq Stones qui ont retrouvé leurs vingt ans.
Ah oui Charlie le Magnifique est génial du début à la fin, sa frappe est toujours aussi sèche et tendue et les breaks toujours aussi claquants.
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18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Quand deux valent mieux qu'un !, 2 décembre 2011
Rapide rappel sur la sortie de l'album initial. A cette époque Keith Richards est pris dans une tourmente judiciaire pour ses problèmes de drogues qui faillirent lui coûter très cher en 1977 à Toronto. Dans l'attente d'un jugement, le groupe enregistre à Paris ' aux studios Pathé Marconi de Boulogne-Billancourt ' à partir d'octobre 1977, une quantité impressionnante de titres, au cas où Keith ne ressorte pas du tribunal. Finalement l'album paraît en juin 1978, précédé quelques semaines auparavant par le single Miss You.
A mon sens, ce single aura nuit à l'album, car typé « disco » et matraqué à longueurs de journées sur les radios ou en boîtes, il dessert l'image des Rolling Stones et même moi j'en avais réellement marre d'entendre ce titre. Comme l'album n'a pas une ligne musicale réellement claire, Miss You est disco, Just My Imagination est une reprise des Temptations, Far Away Eyes est country etc. on a peut-être pas su mesurer son potentiel à l'époque. Aujourd'hui, avec le recul et ce nouveau mastering, on peut le réévaluer, de belles parties de guitares, Jagger joue de tous les atouts de sa voix et les morceaux abordant de nombreux styles musicaux prouvent le talent des cinq intrépides, dans tous les genres abordés.
Mais l'intérêt de la réédition du CD n'est pas là bien entendu, elle tient tout entier dans ce CD de bonus qui est une magistrale réussite, mieux que les bonus d'Exile On Main Street de l'an passé. La caractéristique principale de ce disque, c'est qu'il se tient tout seul, ce ne sont pas des titres alignés les uns aux autres, ils forment réellement un tout qui aurait pu sortir ainsi à l'époque et osons une provocation, peut-être est-il meilleur que l'album officiel de 1978 !
Douze titres et 41'30 de bonheur absolu. Certains fans vont grincher car sur cet ensemble, personnellement j'en connaissais déjà huit qui circulaient sur des bootlegs de bonne qualité et un, So Young, qui était déjà paru en version officielle sur le single Love Is Strong/The Storm/So Young en 1994. Basta, les rouscailleurs professionnels ! Ici le son est parfait et l'instrumentation est riche en pedal steel guitare et piano, pour donner une unité de ton très agréable.
Rapide recensement. Ca débute par le mythique Claudine, un titre rapide au refrain aisément mémorisable, du Stones classique. Ensuite So Young, excellent titre avec de bonnes parties de guitares et le piano de Chuck Leavell pour cet emballement vitaminé comme savent le faire les Rolling Stones. Do You Think I Really Care, pedal steel de Ron Wood, piano sautillant de Ian Stewart, guitares acoustiques, un bon morceau. When You're Gone, juste les cinq Stones en version live in the studio, un blues avec harmonica, putain que c'est bon ! No Spare Parts qui vient de sortir en single, relents country avec la pedal steel de Ronnie et notons que Keith se cantonne au piano tandis que Jagger geint dans son micro. Don't Be A Stranger, un morceau mid-tempo qui m'évoque l'époque de Black & Blue ( ?) avec Sugar Blue à l'harmonica, Don Was à la basse et Bill aux marimbas. We Had It All, Jagger est parti pisser, Keith s'approprie le morceau (une reprise) en assurant le chant, le piano et la guitare acoustique, une splendide ballade comme les Stones savent nous régaler parfois. Tallahasee Lassie, le fameux rock basique avec John Fogerty qui frappe dans ses mains auquel succède I Love You Too Much, certainement le titre faible du disque, rien à en dire de particulier si ce n'est qu'il s'agit d'un rock rapide. Keep Up Blues, ne fait pas mentir son titre, il s'agit d'un blues mid-tempo avec les cinq gars en live in the studio, Ronnie à la slide et Jagger à l'harmonica, on se régale grave ! Sur You Win Again, on retrouve la pedal steel et les accents country qui sont le fil rouge de l'album. Enfin (hélas !) le CD se termine avec Petrol Blues, Mick Jagger est seul au piano et au chant, la sonorité est vieillotte comme un vieil enregistrement bluesy découvert au fond d'une malle dans un grenier, avant un arrêt abrupt.
D'autres plus calés que moi, évoquerons les instruments ou voix refaits ou rajoutés pour ce disque, certains compareront ces versions avec celles des pirates en circulation, tout cela n'est que verbiage pour spécialistes (dont je me repaîtrais néanmoins), l'important c'est qu'il s'agit d'un excellent disque qui a lui seul vaut l'achat de cette réédition sans hésitation aucune !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Des bonus intéressants, 5 janvier 2012
Cette réédition de l'album Somegirls des Stones n'a d'intérêt que le deuxième CD d'inédits. A l'époque, en 1978, le punk était à la mode, le disco essayait de prendre le dessus, Mick Jagger amena son groupe à prendre le courant et le titre « Miss You » devint un succès considérable qui retentissait en boite entre deux Boney M. L'âme du groupe allait-il perdre sa rock attitude ? non, les autres titres restent bien stoniens, blues, rock, country se retrouvent et des compositions comme « Some girls » « lies » respectable » ou « Shattered » nous rassurent, et puis Ron Wood est de la partie tout au long de l'album. Les bonus sont intéressants, à eux seuls, ils auraient pus constituer un album à part. Des morceaux structurés, comme « Claudine » au tempo rapide bien dans le style des Stones et puis « We had it all » une reprise chantée par Keith Richards qui s'en tire bien, 12 bonus tracks inespérés. Pour ma part je suis un inconditionnel du fabuleux Sticky Fingers et du non moins fameux Beggar's Banquet mais Somegirls est un album qui tient la route sans faire partie des meilleurs opus des Stones.
(2cd / l'album : 10 titres - 40mn20 / le CD bonus : 12 titres - 41mn30)
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