"ain't that enough", second morceau de cet album est peut-être le sommet de la discographie de Teenage Fanclub. Un morceau qui ne quitte pas mon autoradio et que je réécoute à chaque fois que je prends le volant depuis une semaine.
ici le groupe transcende et dépasse une de ses influences majeurs : les Byrds.
Intro carillonante puis couplet libérateur, avec tchacapoum à la ringo sur chaque temps fort, choeurs beach boys sur la seconde phrase, et guitares au galop sur un refrain encore plus punchy (mais ce morceau n'est-il pas un seul et long refrain?). Voilà, c'est simplement parfait, féerique.
Tous les autres titres talonnent de près cet parangon de la power pop. L'album est dans la parfaite lignée du précédent (Grand Prix). On peut dire que ces deux albums frères jumeaux constituent la période la plus féconde du groupe.
Une autre influence très présente du groupe, c'est bien sur le Big Star de September Girls. Ecoutez pour vous donnez un idée, les breaks acoustiques du magnifique "Planets". Alex Chilton n'est pas loin.
Quoi d'autre à dire? dans le style, je ne connais pas d'équivalent à cette paire d'albums. Les Posies et les Jayhawks, par exemple, n'atteignent jamais cette perfection.
ha une question subsidiaire, Gérard Love, le bassiste, a-t-il des liens de parenté avec Mike Love (des beach Boys)?
aurait-il volé le secret des choeurs magiques à la Beach Boys lors d'un dîner de famille avec Oncle Mike ???