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Commentaires client les plus utiles
16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
UNE DEMI TRES BONNE SURPRISE,
Par PHIL007 "ANACHRONIC JAZZ FAN" (france) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sophisticated Ladies (CD)
A l'annonce de ce CD, je craignais qu'on ne nous livre de la soupe en brique. Les échos d'amis japonais étaient assez négatifs. Donc je m'attendais au pire. Et pourtant..."If I'm lucky" est chanté par Melody GARDOT, à la voix si sensuelle hélas accompagnée de cordes trop présentes. Mais l'interprétation reste de très haut niveau. A noter un excellent solo d'Alan Broadbent qui s'illustre tout au long de ce disque. "Sophisticated Lady" est un instrumental où le solo du saxophoniste Ernie Watts est plutôt bon sans être transcendant. Le quartet est toujours plombé par l'orchestre à cordes. Cette interprétation ne restera certainement pas dans l'histoire et sera assez vite oubliée par les auditeurs. "Ill Wind" permet d'entendre Norah JONES dans une magnifique interprétation très jazz, un peu gâchée par le batteur (Rodney Green) trop bruyant et manquant de finesse aux balais. Ce n'est que mon goût personnel mais j'ai rarement entendu Norah chanter aussi parfaitement. On sent que l'artiste a atteint sa pleine maturité. "Today I Am a MAN", un autre instrumental, convient beaucoup mieux à Ernie Watts qui y livre un solo des plus inspirés. Rodney Green y est beaucoup plus à l'aise et très pertinent. "My Love And I" aurait pu être magnifié par Cassandra WILSON si l'orchestre à cordes n'avait pas de nouveau sévi. Il n'en reste pas moins que son interprétation est superbe. "Theme From Markham" est un nouvel instrumental. C'est une ballade sans grande envergure et même sans grand intérêt. Il y a des milliers de ballades en quartet qui lui sont infiniment supérieures. "Let's Call It A Day" est chanté par Ruth CAMERON qui n'est autre que l'épouse de Charlie HADEN. Les cordes, aux arrangements laborieux, sont de nouveau là. Je ne l'ai pas trouvée éblouissante, mon avis étant qu'elle figure sur ce CD uniquement parce qu'elle a été "pistonnée" par son mari. "Angel Face", un autre instrumental, se laisse écouter avec plaisir mais, manifestement, les ballades ne sont pas ce qui convient le mieux à Ernie Watts. Il est bon mais sans plus alors que justement, c'est ce qu'on voudrait: plus. "A Love Like This" confirme deux choses : une soprano classique peut s'essayer au Jazz mais, généralement, les musiciens classiques swinguent peu, même avec des cordes. Pour moi une erreur de casting. Cette bonne vieille ballade de "My Old Flame" commence par un très beau (mais un peu long : 2 minutes 40 secondes) solo de Charlie HADEN. Encore une fois, le solo d'Alan Broadbent est magnifique tout comme celui d'Ernie Watts pris sur un tempo plus rapide. "Goodbye" les cordes reviennent. Diana KRALL n'a jamais été aussi proche de Julie LONDON. Sa voix, ici très rauque, est aussi sensuelle (voire plus) que sur ses plus belles réussites mais surtout elle parvient à transmettre totalement la tristesse de ce thème. Une superbe interprétation surtout à la fin : Diana KRALL doit reprendre son souffle avant de prononcer le dernier "goodbye". Cette "faute" rend la fin déchirante et sublime. "Wahoo" (rebaptisé par moi waaooouuuuhhhhh) est un superbe instrumental sur un tempo vif. Il serait peut-être temps que les producteurs se souviennent que Jazz et cordes ont rarement fait bon ménage car il semblerait qu'elles reviennent en force et qu'on nous en serve à un peu toutes les sauces. Un CD fait de choses dispensables, mais plutôt bonnes, mais aussi de superbes plages dont on se passera difficilement. Les 4 (lire 3* 1/2) s'expliquent par la présente de ces trop peu nombreuses superbes plages, de l'excellent jeu d'Alan Broadbent. S'il n'y avait pas eu le Goodbye de Diana KRALL avec cette fin qui me prend aux tripes, ma note n'aurait été que de 3* Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
24 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Charlie dans le rétro,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sophisticated Ladies (CD)
Cela fait un bout de temps que Charlie Haden a choisi de regarder et de faire dans le rétro, pour le meilleur - la musique qu'il joue avec des musiciens de grand calibre est toujours de haut niveau - et parfois pour le pire - on ne peut que regretter sa dérive vers le trop nostalgico-sucré.C'est pour cette raison que je redoutais ce nouvel album du Quartet West, son groupe le plus emblématique et un des plus ouvertement passéistes, qui a été formé il y a maintenant 25 ans et dont seuls les batteurs ont été renouvelés - après la mort de Billy Higgins, c'est Larance Marable qui a officié jusqu'à ce qu'il disparaisse plus ou moins de la circulation: il est à présent remplacé par Rodney Green. Les autres membres fondateurs sont toujours là: outre Haden à la contrebasse, Alan Broadbent au piano et Ernie Watts au sax ténor. Les deux précédents disques ne m'avaient que modérément convaincu, en raison de la dérive dont je parlais plus haut, alors que j'aime énormément les quatre premiers: voir mes commentaires sur le 2ème (mon préféré), In Angel City, et le 4ème, Always Say Goodbye. L'adjonction de chanteuses et d'un orchestre à cordes ne m'ayant pas particulièrement plu dans les albums précédents - la grande Shirley Horn n'était pourtant pas en cause dans The Art Of The Song - apprendre que des chanteuses à qui je reconnais des qualités mais qui ne me charment pas plus que cela oeuvraient ici me faisait un peu peur. Autant dire tout de suite que la surprise est plutôt bonne. Sur douze titres, six sont chantés et six accompagnés de cordes (dont cinq chansons, seule Norah Jones étant accompagnée du trio piano-basse-batterie). Ce qui explique sans doute que je trouve l'ensemble moins lassant que "The Art of The Song", trop noyé sous les cordes et ne laissant que très peu de place aux solos. Ceux qui aiment Diana Krall, Melody Gardot ou Norah Jones les retrouveront ici sous leur meilleur jour. Les autres qui, comme moi, ne sont pas des inconditionnels devraient au moins reconnaître qu'elles sont à leur affaire sur de beaux thèmes peu connus et joués - ou s'ils le sont, peu traités en tant que chansons - respectivement sur "Goodbye", "If I'm Lucky" et "Ill Wind". Renée Fleming, soprano bien connue des lyricophiles, a déjà montré dans un album réussi, Haunted Heart, qu'elle ne commettait pas les erreurs des cantatrices qui passent à la moulinette classique les standards de jazz. Sa "voix jazz" occupe le bas de sa tessiture et cherche à se distinguer de sa voix lyrique, pour un résultat souvent probant, en l'occurrence sur "A Love Like This". Ruth Cameron, Madame Haden, ne convaincra pas plus ici qu'ailleurs qu'elle sait faire mieux que pousser correctement la chansonnette, mais elle ne démérite pas par rapport à toutes ces pointures et ce n'est déjà pas si mal. Quant à Cassandra Wilson, que j'ai gardée pour la bonne bouche, elle fait des merveilles sur ce très beau thème qu'est "My Love and I" (déjà joué par le Quartet dans "Always Say Goodbye"). C'est à mon avis elle la plus grande chanteuse des six, et le titre sur lequel elle figure est le plus mémorable, mais aucun d'entre eux n'est inutile ou déplacé. Cela est aussi dû au tapis rouge que déroule le Quartet bien sûr. Sur plusieurs titres avec saxophone obligé, Ernie Watts assure le contrechant de façon impeccable, avec toute la suavité requise mais sans trop en faire. Ses solos, ainsi que ceux de Broadbent et Green, sont réussis, et celui de Haden sur "My Love and I" n'est pas pour rien dans le fait que cette chanson ressort autant comme un des points hauts de l'album. Sur les titres strictement instrumentaux, on retrouve le Quartet tel qu'en lui-même, et cela ne peut que donner à espérer qu'il finira enfin par nous livrer un album en concert, là où il donne toute sa mesure. On est donc forcément un peu déçu par cet album, mais "déçu en bien". On est en présence d'un disque haut de gamme, conçu avec goût et réalisé avec élégance, sans doute le plus équilibré depuis "Always Say Goodbye", qui date d'il y a plus de 15 ans. Haden, s'il a choisi là encore un emballage luxueux, n'a pas trop forcé ici sur la dose de sucre et on lui en sait gré. Même avec ses limites, le pari est réussi, et le résultat des plus agréables. Les albums mentionnés plus haut, ainsi que Haunted Heart et Private Collection, restent toutefois essentiels et méritent tout autant que celui-ci, sinon plus, de figurer dans votre discothèque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une merveille !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sophisticated Ladies (CD)
Tous les éloges vont à cette réalisation : voix parfaites, enregistrement excellent. La meilleure des thérapies par temps gris, intérieur ou extérieur.
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