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Sortez-nous de cette crise... maintenant !
 
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Sortez-nous de cette crise... maintenant ! [Format Kindle]

Paul Krugman , Anatole Muchnik
3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)

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Le prix a été fixé par l'éditeur.

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Format Kindle, 5 septembre 2012 EUR 14,99  
Broché EUR 6,65  
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Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

C’est un cri lancé à ceux qui nous gouvernent. « Sortez-nous de cette crise ! » tonne Paul Krugman, l’éditorialiste du New York Times et Prix Nobel d’économie 2008. « Et sortez-nous en maintenant ! » tant il est clair, selon lui, que les gouvernements occidentaux n’apportent toujours pas les réponses efficaces à la dépression historique qui s’est déclenchée à l’automne 2008.
« L’orgueil et les préjugés rendent les dirigeants incapables de voir ce qui devrait pourtant être limpide... » À savoir qu’il faut abandonner la politique d’austérité, « dépenser maintenant et payer plus tard », taxer les hauts revenus, lutter prioritairement contre le chômage et les inégalités, soutenir les populations endettées. En un mot, renouer avec une stratégie keynésienne qui suppose davantage d’inflation.
Dans son style accessible, non dénué d’humour, Paul Krugman signe ici un essai important – d’abord parce qu’il retrace toute l’histoire de la crise, expliquant la montée de la dérégulation financière, la façon dont les élites politiques et les économistes néo-classiques se sont épaulés pour juguler toute approche hétérodoxe de l’économie ; ensuite parce qu’il formule, tant à destination des États-Unis que de l’Europe, des propositions concrètes pour sortir du marasme économique et social.
Lutter contre la trappe à liquidité, éviter le credit crunch, ne pas oublier qu’une politique de sortie de crise doit plus viser à baisser la valeur de la dette qu’à la rembourser... Une analyse pragmatique et résolument engagée.

En couverture : Photomontage d’après une photo © Mark Harmel / Taxi / Getty Images

Biographie de l'auteur

Professeur émérite de l'université de Princeton, Paul Krugman a reçu le prix Nobel d'économie en
2008. Cet universitaire réputé est un intellectuel indépendant, au regard incisif, qui s'exprime
chaque semaine dans les colonnes du New York Times. Il est l'auteur de nombreux ouvrages,
parmi lesquels en langue française : La mondialisation n'est pas coupable (La Découverte, 1998 ;
La Découverte/poche, 2000) ; Pourquoi les crises reviennent toujours (Seuil, 2000 ; coll. « Points »,
2012) ; L'Amérique dérape (Flammarion, 2004) et L'Amérique que nous voulons (Flammarion,
2008 ; coll. « Champs », 2009).

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Commentaires en ligne 

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25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un livre vite écrit mais bon 7 septembre 2012
Format:Broché
Sans déflorer cette riche analyse économique, que penser de sa version rédigée en anglais? À son passif, le livre est vite écrit. Parfois, on dirait même qu'il a été dicté et à peine retouché. On est donc loin des analyses magistrales de Rogoff et autres historiens de l'économie. Mais ce n'est qu'un léger désagrément car, à son actif, les idées de l'ouvrage sont claires et pertinentes. La contribution de son bilan à la compréhension de la situation économique est donc largement positive.
Dans cet opus, on discerne ce que Krugman aime, à savoir Keynes, Roosevelt, un peu Stiglitz et Obama. Et puis il y a le reste. Et là, c'est wagon: il y a les auteurs libéraux (Smith, Ricardo, etc.), les libéraux contemporains, les néolibéraux, Friedman, Bush, les banquiers, Trichet, Bernanke, et tous les autres économistes qui n'ont, selon Krugman, rien compris. L'auteur se plaît d'ailleurs à mentionner des citations, contredites par les faits subséquents, de ses pairs. Je crois même que Krugman, qui est un tribun télévisuel vivace, pourrait être assimilé à un "libéral" aux Etats-Unis, dont la traduction contre-intuitive est "gauchiste". Au reste, Krugman est souvent opposé, dans des débats télévisuels, aux caciques du Parti Républicain américain, dont on comprend que les velléités d'un retour à l'étalon-or s'opposent violemment aux propositions de laxisme économique de Krugman.
Ceci étant, Krugman confirme une intuition que nos gouvernants devraient intégrer, à savoir que l'histoire économique indique que les politiques d'austérité budgétaire sont suivies de contractions et d'aggravations du chômage. Selon Krugman, l'Europe est donc dans l'erreur totale en imposant une contorsion budgétaire dont il rappelle qu'elle est toujours récessionnaire. Les résultats de la politique économique imposée aux pays méditerranéens en sont l'illustration.
Krugman cite d'ailleurs un nom, qu'il moque, pour expliquer l'affaissement de la zone euro: Jean-Claude Trichet, qui a cru discipliner la monnaie unique à coup de cravaches budgétaires alors que notre continent s'enfonçait dans la récession. L'amplitude de la crise est, selon Krugman, gravement sous-estimée. Mais alors, que faire, selon le lauréat du prix Nobel, pour s'extraire de cette dépression?
Paul Krugman préconise une relance keynésienne par la stimulation de la demande. Il faut une politique de déficit budgétaire expansionniste, c'est-à-dire fondée sur des investissements productifs.
Il pense à un "New Deal", comme sous Roosevelt. Selon lui, le message des marchés est d'ailleurs très clair: si les taux d'intérêt sont si bas, c'est qu'ils indiquent que, malgré le niveau des dettes publiques, ces dernières peuvent être augmentées pour stimuler l'économie.
Selon le prix Nobel, plus de dettes publiques résoudra l'excès de dettes actuel, si le produit des dettes est affecté à des projets de croissance. La croissance économique et l'inflation diminueront ensuite le coût de ces dettes supplémentaires.
Concomitamment, Krugman recommande une politique monétaire allégée, avec un assouplissement quantitatif conduisant à ce que la Banque Centrale fixe un taux d'inflation-cible, plus élevé, de l'ordre 3-4%, et des achats d'actifs au sein desquels les dettes privées seraient éligibles. Krugman recommande aussi d'utiliser la création monétaire pour financer les déficits budgétaires. Il s'agit donc d'une monétisation des dettes.
Krugman pense que la monétisation des dettes n'entraînera pas immédiatement d'inflation car l'économie est engluée dans un piège de la liquidité, c'est-à-dire un moment où la stimulation monétaire est inopérante. C'est peut-être correct, à moyen terme, mais l'extraction d'un piège de la liquidité par la création monétaire finit pourtant toujours par l'inflation. Krugman ne le conteste pas, et c'est la raison pour laquelle il anticipe de devoir rehausser les objectifs d'inflation des banques centrales.
En bon adepte de Keynes, Krugman reprend les arguments de l'économiste néo-zélandais Phillips (1914-1975) qui opposa une politique de plein-emploi et une basse inflation. Krugman privilégie la mise à l'emploi à l'inflation, en écho à la phrase prophétique de Keynes qu'il est "plus grave, dans un monde appauvri, de provoquer le chômage que de décevoir le rentier".
Je crois que l'analyse de Krugman est correcte dans la recommandation d'une stimulation budgétaire et monétaire, plutôt que dans des politiques de contraction et d'austérité. Certes, aux yeux de certains, il semble préconiser ce qui s'assimilerait à une course en avant, mais tout économiste sérieux sait que cette crise se terminera par une dépréciation monétaire qu'il faut supporter pour stimuler la mise à l'emploi et le remboursement des dettes.
En d'autres termes, Krugman nous dit que la crise n'est pas le moment de discipliner l'économie, et qu'il vaut mieux chercher la preuve de la croissance future dans une stimulation budgétaire que dans des vertus budgétaires contre-cycliques. En annexe de son ouvrage, Krugman illustre d'ailleurs ce propos en rappelant qu'une analyse précise des années qui ont précédé les guerres (comparables à des chocs économiques) disqualifie les politiques d'austérité.
Quand on achève cet ouvrage, on comprend que la politique de contraction budgétaire imposée pour garder la cohésion de l'euro sous le mode allemand est probablement la plus grande erreur d'appréciation économique des premières années de ce siècle. Sans se prétendre être un spécialiste de la zone euro, Krugman recommande d'ailleurs une politique assouplie de la BCE, la stimulation de la demande intérieure par les pays forts (c'est-à-dire une politique de déficit budgétaire, à l'opposé des règles d'or et autres retours à l'équilibre à marche forcée) et une remise en ordre des systèmes fiscaux de certains pays faibles.
Sans mettre en oeuvre ces étapes, on comprend que nous porterons longtemps les stigmates de la politique européenne en termes de chômage et ses conséquences, à savoir des chocs sociaux, qui n'en ont pas encore été révélés.
Prf. Dr. Bruno Colmant. Membre de l'Académie Royale de Belgique.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 vite fait 29 septembre 2012
Par dumbo TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:Broché
L'ouvrage de krugman a été traduit à la sauvage... on n'est pas loin de google traduction... si bien que lire le français est une façon détournée d'imaginer les mots en anglais. Au delà de cet aspect, l'ouvrage est très classique sur son propos: krugman nous offre une introduction à Keynes... sans pour autant revenir serieusement sur les critiques qui ont été exprimées depuis. Le tout est donc "orienté"... ce que nous dit d'ailleurs la quatrième de couverture. Néanmoins, Krugman propose un certain nombre d'éléments intéressants pour saisir la crise... il reste que la modestie du propos aurait été nécessaire: l'économie est bien loin d'être une science normative, elle n'est qu'une aide et elle est toujours discutée...
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5.0 étoiles sur 5 A donner à lire à nos dirigeants, absolument. 22 janvier 2013
Par MC
Format:Broché
Un pamphlet clair et précis contre l'austérité, le libéralisme et la doxa des puissants du moment par un keynésien prix Nobel d'économie. Un livre qui fait du bien.
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