Présentation de l'éditeur
C'est d'abord un livre, Sortie d'usine, qui, en 1982, "s'impose comme un coup de force" selon le mot de Pierre Bergounioux. Le roman faisait en quatre semaines le tour d'une aliénation vécue de l'intérieur, évoquant le plus terrible, accident, mutilation, aliénation au travail, et surtout le plus profond des existences ouvrières : mort à soi-même, enfermement dans une vie parallèle qui ne croise jamais le chemin de son destin. François Bon dressait ainsi, dans une langue rare, heurtée, l'inventaire des abandons et des oublis, au premier rang desquels celui de vivre. Il affichait la mécanisation de l'homme amputé de ses sensations, rendu sourd, indifférent au monde par l'agression trop forte d'un univers réglé, minuté, totalitaire. Dominique Viart, François Bon : Etude de l'ouvre, Bordas, 2008.
Quatrième de couverture
Sortie d'usine : le moment même de la sortie, la débauche, cette bousculade. Mais aussi la sortie définitive : la mort, au quotidien de l'usine, ou l'accident, la mutilation, Ou parce qu'on envoie un jour sa lettre de démission, sur un coup de tête, longtemps retardé : et qu'une fois parti se révèle la peur, que jusque dans les rêves persiste la peur de la machine, de l'usine-maison, de l'enfermement dans un temps figé, déchu. Sortie d'usine - roman, parce que la fiction qui veut conjurer cette peur, si elle inscrit des figures prises à l'usine, en est déjà isolée : comme ces aperçus qu'on en saisit de la rue, par un portail ouvert.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Biographie de l'auteur
François Bon est né en 1953, en Vendée. Les Editions de Minuit publient Sortie d'usine, son premier livre, en 1982. Il enseigne l'écriture créative, notamment à Sciences-Po et sur Internet.