Dialogué par Henri Jeanson, avec des commentaires dits par François Périer, ce film en noir et blanc de 1951 nous fait découvrir le destin croisé de plusieurs personnages :
il y a Denise (Brigitte Auber) jeune provinciale qui monte à la capitale pleine d'espoirs et d'étoiles dans les yeux. Elle consulte une voyante qui lui prédit amour, gloire et fortune. Ce sera vrai, elle retrouve son correspondant épistolaire amoureux mais celui-ci est infirme, elle aurait eu la fortune car son billet de loterie gagne le gros lot mais sa gloire sera très éphémère car elle a croisé pour son malheur Mathias (Raymond Hermantier) un jeune sculpteur fou de solitude et fou tout court. Pourquoi n'est elle pas restée avec son ami d'enfance peintre fauché de son état ? C'était son destin.
Et puis il y a Colette (Marie France) cette petite fille qui a trop peur de revenir chez ses parents commerçants à cause de ses mauvaises notes à l'école. Elle erre dans les rues, croise un gamin qui l'entraine sur la Seine dans une croisière pleine d'aventures rêvées et Mathias encore avec qui elle s'entend très bien. Il y a Mademoiselle Perrier (Sylvie) une vieille fille qui cherche désespérement 64 francs (0.10 euro) pour du lait afin de nourrir sa vingtaine de chats. Personne ne viendra à son secours? Si Colette dans la soirée. Il y a Jules Hermenault, un ouvrier en grève qui doit fêter ses 25 ans de marriage ce jour là et qui prendra une balle perdue de la police poursuivant Mathias.
Et puis il y a Georges Forestier (Daniel Ivernel) cet excellent chrirurgien qui va le sauver de la mort en pratiquant une opération du coeur pour extraire la balle alors que peu avant il a raté pour la 3e fois son concours d'internat par trop de fébrilité et d'angoisse.
Vraiment un beau film que l'on regrette en noir et blanc à voir et revoir (pour 1 h 55
et non 1 h 35 comme annonce la jaquette) car à Paris... coule la Seine comme le chante
Jean Bretonnière. André Claveau aussi : "coeur de Paris".