| ||||||||||||||||||
|
Il y a une édition plus récente de cet article:
|
Au cours de son internat en psychiatrie, Boris Cyrulnik découvrit que les hôpitaux chronicisaient tout le monde, même le personnel... Pour lutter contre cette délicieuse démission, il publia une des toutes premières observations d'éthologie humaine et, grâce à ce remarquable travail, se retrouva d'emblée parmi les meilleurs éthologues de France qui, en 1968 n'étaient qu'au nombre de trois. Le Pr Sutter lui confia alors un séminaire à la Faculté de Médecine de Marseille, tandis que les Prs Cosnier et Montagner l'invitaient aux premières réunions du Groupe d'éthologie humaine, au sein du CNRS.
Pendant quelques mois, l'éthologue fréquenta Jacques Lacan. Mais au cours d'un repas, le grand psychanalyste se servit par deux fois de crème caramel, prenant ainsi la part de Boris Cyrulnik. Dès ce jour, on put remarquer entre ces deux grands penseurs une accentuation de leurs divergences théoriques. Pas assez intelligent pour devenir lacanien, le bon docteur s'orienta dès lors vers les observations et l'enseignement régulier de l'éthologie à Marseille et à Lyon, et des exposés de méthodes et de travaux dans toutes les universités européennes. Cette activité lui permit de diriger des thèses et des publications, puis d'en reprendre les conclusions pour en faire son premier livre : Mémoire de singe et paroles d'homme. Plus tard, Sous le signe du lien, connut un tel succès que l'auteur dut ensuite créer un groupe de recherche en éthologie clinique à l'Hôpital de Toulon, uniquement destiné à coordonner les observations sur le terrain. C'est alors qu'on vit des vétérinaires côtoyer des psychologues ahuris par cet inattendu voisinage, des linguistes employer la même langue que les neurologues et même de pompeux lacaniens furent surpris en train de serrer la main à de puissants biologistes. Ces accouplements contre nature lui permirent d'écrire Les Nourritures affectives. En 1994, le doyen de la faculté de médecine de Marseille rencontra le président de la faculté des lettres et sciences humaines de Toulon pour créer le diplôme interuniversitaire d'éthologie dont la direction fut confiée à Boris Cyrulnik. Ahuri de voir qu'on ne savait donner à l'homme qu'une place d'ange ou de bête, l'auteur décida d'écrire l'Ensorcellement du monde car, explique-t-il, ayant à choisir entre deux voies, il n'hésitait jamais : il prenait la troisième. --psychonet.fr
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
|
|