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4.0 étoiles sur 5
nuit magique, 20 juillet 2007
Une fois, j'avais lu une critique qui décrivait un disque lisse, trop pop, sans caractère... Rien n'est plus faux !! Le groupe, en cette année 1977, amorçait un virage vers un rock moins hard et plus mélodieux, plus sophistiqué, et c'est ce qui a pu dérouter. Pas vraiment un disque de hard-rock donc, même si les guitares électriques sont toujours bien présentes, "Spectres" est néanmoins un disque de caractère, et tout simplement l'un des chefs-d'oeuvres du groupe, avec des perles comme "I Love The Night", "Searchin' For Celine", "Godzilla", "Death Valley Nights" ou encore l'imposant "Nosferatu" qui clôt l'album de la plus belle des manières... Un disque splendide, noir, envoûtant (à l'éclat sombre du zircon), et qui reste longtemps dans la mémoire, comme une nuit magique passée à tenter d'atteindre des créatures disparues à jamais, dans une maison gothique de Providence (même si le groupe est de New York...). Mon album préféré de Blue Oyster Cult !
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5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 4 novembre 2011
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST MAI 1978 N°118 Page 59 6° Album 1977 33T Réf : CBS 82371 "Spectres" est la continuation directe de "Agents of fortune", mais dans une version plus cossue encore, voire même plus européenne. Le hard rock est de plus en plus loin, il se résume à une force qui anime la musique du Cult en sous-sol. En fait, le blues, esprit comme musique, a totalement disparu de la sphère d'activité de BOC, ce qui explique cette sorte de superficialité du ton qui contraste avec les carnages profonds que le Cult avait pris l'habitude d'exercer sur nos psychismes. Si le contexte d'intellectuel reste le même que celui d'"Agents", avec des références à la SF, à l'occultisme, au vampirisme, la musique, elle, a encore évolué vers une forme plus "civilisée". Intros de piano, de guitares délicatement arpégées, rythmes tranquillisés, arrangements somptueux, tout ici dénote d'une extrême délicatesse et d'une grande recherche dans la facture même du disque. Il ne faut pas juger sur nos regrets du Cult ancien, car dans ce cas, il nous échappe tout à fait. Mais si on l'aborde pour ce qu'il veut proposer, force est de reconnaitre la perfection de sa mise en oeuvre et le pouvoir de séduction de ses chansons. Ce sont surtout, et paradoxalement dans le contexte du Cult, les morceaux doux et lents qui sont très réussis, tels "Fireworks", "Celestial the Queen" et ses beaux synthies, "I love the night" et la guitare merveilleusement aérienne de Donald Roeser, "Nosferatu" et son atmosphère si lourde et si planante. Ces morceaux démontrent que le Cult maîtrise désormais parfaitement un style plus apaisé dont on ne l'aurait pas cru capable. En comparaison, les morceaux plus forts ne sont pas vraiment les plus percutants, excepté "Godzilla", le Cult nous ayant habitués à plus speedé. En fait, on peut désormais rapprocher le Cult de "Spectres" du Todd Rundgren des deux derniers albums d'Utopia : les deux groupes réactivent des procédés musicaux américains avec des forces plus sophistiquées empruntées à la musique européenne, conjuguant ainsi une certaine recherche sonore à une fougue électrique américaine. L'éventail est dès lors largement déployé. Ce qui fait d'ailleurs penser que le Cult d'aujourd'hui est un groupe plus complet et plus adulte. Après avoir répandu la frayeur, il échafaude maintenant un monument plus rassurant à la gloire d'une certaine idée qu'il a de la beauté. Toujours aussi esthète, ce Cult.
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5.0 étoiles sur 5
Brillant, 21 février 2007
Succèdant à "agents of fortune" et son hit "don't fear the reaper", le BOC décide de continuer sa mutation vers un format plus large qu'à ses débuts (moins hard et plus mélodique)- Cela s'appelle évoluer. fort de 5 compositeurs potentiels (+ qques invités) et de 4 chanteurs dans ses propres rangs , le groupe propose un disque très varié et brillant de bout en bout- personnelement , je retiendrai toujours le tryptique final "going through the motions" (une des meilleures compos de Ian Hunter) pour sa pop lumineuse et son solo court et parfait , "I love the night" ballade typique de Donald Roeser et sa mélodie éthérée , et enfin et surtout le gigantesque "Nosferatu" et son symphonisme gothique musclé. absolument rien à jeter
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