21 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le contenu mérite bien mieux que le contenant., 3 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : At The Speed Of Sound (CD)
À la vue d'une telle pochette, on aurait pu s'attendre à un disque médiocre d'autant plus qu'il n'a pas été épargné par la critique dès sa sortie. Il n'en est rien heureusement. Ici Paul s'efface derrière Wings et offre même le chant principal aux autres membres de groupe afin de renforcer sa cohésion. Résultat totalement réussi puisque l'album ne souffre d'aucune faiblesse patente concernant les voix.
Le 1er morceau « Let 'em in » est une affaire de famille où Paul cite Antie Gin, probablement sa tante qui l'a élevé suite au décès de sa mère ; brother Michael, son frère qui a été membre des Scaffolds, groupe humoristique dont les 2 hits « Lily the Pink » et « Thank U very much » sont respectivement devenus : « le sirop Typhon » par Richard Anthony et « Thank U very much » par Annie Cordy. Brother John, pourrait bien être son vieux compagnon John Lennon ; Martin Luther n'est autre que le Pasteur King ; quant à Suzy, ce n'est que le pseudo de Linda utilisé pour sortir le simple « Seaside Woman » en 1977. Le tout est gentiment accompagné de 2 pianos, trombone, flûte et des percussion avec un rythme militaire. C'est un bien curieux morceau mais sympa.
« The note you never wrote » est une splendide ballade triste chantée par Denny Laine (ex-Moody Blues du temps de « Go Now ») avec un beau solo de guitare de Jimmy McCulloch au milieu.
« Beware my love » est un morceau fantastique démarrant doucement à la guitare acoustique et harmonies vocale. Ensuite le « charme » est rompu par la rage vocale de McCartney soutenu par une guitare solo agressive. Le morceau s'accélère jusqu'à une fin plutôt apocalyptique où le piano s'ajoute à la guitare derrière la voix... Un morceau idéal à jouer sur scène.
« Wino Junko » est écrite et interprétée par le guitariste Jimmy McCulloch. C'est un morceau contre la drogue avec un bon solo de guitare et une fin originale ; mais son auteur mourra d'overdose... Vous avez dit paradoxe ?
« Silly love songs » est une autre curiosité à l'intro rigolote, avec une basse tonitruante, des ch½urs à 3 voix, du piano, des cordes et des cuivres. C'est efficace et plein de punch ; mais la critique trouvait ce morceau beaucoup trop bateau. À cela Macca a répondu qu'il le sortirait en simple et en ferait un gros tube. L'ex-Beatle a eu le dernier mot car c'est devenu un de ses standards sans que quiconque y trouve à redire maintenant.
« Cook of the house », un morceau amusant chanté par Linda qui a encore donné des boutons à la critique... mais les bruitages valent bien cette petite récréation.
« Time to hide » est une autre belle composition de Denny Laine qui ne souffre pas de la comparaison de celles de Paul. Excellente basse avec 2 solos en prime, d'harmonica et de guitare.
« Warm and beautiful » est encore une magnifique ballade écrite et chantée par McCartney avec une belle intro au piano comme il sait si bien les faire. Ça fait tilt encore une fois surtout quand les autres instruments entrent en cours de route.
« Must do something about it » est le maillon faible de l'album, bien que ce morceau soit loin d'être insupportable ; Joe English, le batteur du groupe chante ici d'une voix très quelconque et un peu raide.
Parmi les 3 bonus tracks ajoutés, le plus intéressant est de loin « Sally G » (face B du simple « Junior's farm »), une superbe ballade country avec violon et guitares magistralement interprétée par McCartney. Wings avait enregistré ce morceau en 1974 à Nashville.
Même si cet album n'atteint pas les sommets de « Ram » et de « Band on the run », il n'en est jamais très loin. L'acquérir ne sera certainement pas une faute de goût.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
du très bon Wings, 15 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : At The Speed Of Sound (CD)
Le début de l'album est remarquable, avec d'excellentes chansons aux ambiances très différentes, qu'il s'agisse du célèbre "Let them in", du rock-solide "Beware my love" avec Macca au sommet de sa forme, ou de "Wino Junko" et son air imparable, qui inspirera vraisemblablement le "Rock'ollection" de Voulzy un an plus tard. Sans oublier bien entendu ce qui sera le tube de l'album, le délicieux "Silly love songs" avec son canon à 4 voix à la fin. La deuxième partie de l'album est moins impressionnante, mais le disque s'achève par le superbe "Warm and beautiful", ballade McCartnesque s'il en est.
les bonus ne m'ont guère intéressé, sauf Sally G, qui est une belle réussite.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Nous nous sommes tant aimés !, 28 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : At The Speed Of Sound (CD)
j'ai un rapport très particulier avec cet album. En effet, c'est l'un ( ou le ) des premiers 33 tours que j'ai acheté. j'avais 14 ans. Et je ne pense pas avoir écouté aussi souvent un autre album quel qu'il soit. Le bon album au bon moment. Mes autres premières galettes se nommaient "Animals" de Pink Floyd, "Who are you" des Who, et "Songs in the key of life" de Stevie wonder. Jolie concurrence (heu, j'étais pas trop branché punk! ).
Alors pourquoi celui là ? c'est simple: dans l'ordre, les mélodies, les harmonies vocales, les lignes de basses et le son !
C'est un des albums les plus décriés des Wings. En effet les morceaux chantés ou composés par les autres musiciens que McCartney ne cassent rien( l'horrible "cook of the house"). Mais malgré tout, l'album est assez cohérent et le son très soft, avec beaucoup de claviers est resté un modèle du genre (dans le style, London Town est bien plus mou ).
Et puis surtout, il y a les deux tubes: "let'em in", et "silly love songs", maîtres étalons d'une certaine pop. mMrceaux très élaborés, avec de très belles harmonies vocales, des breaks très bien pensés, des contrepoints de cuivres lumineux.
"warm and beautiful" clot magistralement cet album. ce morceau, resté obscur, jamais joué en public mériterait de passer à la postérité, mais il semblerait que je ne sois pas le seul à adorer ce morceau (j'ai lu quelquepart que c'était le "surf's up" de Paulo. C'est simplement aussi bon et dans le même style que "imagine" de qui vous savez.
Ha, et j'ai une tendresse particulière pour "she's my baby" . morceau court, très bien construit, sans temps mort. il m'évoque "getting better" et "penny lane".
Mais mon jugement doit être relatif.
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