L'idée de départ est originale - le récit retranscrit de cassettes audio adressées à Stephen King - , et le portrait de l'Amérique white trash vraiment fouillé et cohérent: l'ambiance est dure dès le départ, et ça ne va pas aller en s'arrangeant au fil du bouquin. Avec le portrait de l'héroïne-narratrice, on tient un vrai personnage, assez attachant, surtout compte tenu des circonstances. Le seul reproche que je ferais à l'auteur: ça démarre vraiment au deux tiers de l'histoire. C'est un parti pris de la narration: O'Nan plante le décor, fait vivre ses personnages, explique ( drogues diverses, fast cars, etc. ), et tout ça peut paraître un peu long. En revanche, quand ça démarre - le casse, et la suite - c'est pour de bon, et on s'en prend plein la figure. Tout ce qui précède trouve alors pleinement son sens, et on voit alors pourquoi les préliminaires étaient si longs. En résumé, donc : un bon bouquin, bien écrit, bien mené, mais qui demande une certaine dose de patience - largement récompensée sur la fin.