Durant les années 60, lorsque Stan "The Man" Lee crée "The Fantastic Four", "Hulk", "The X-Men", "Spider-Man" pour ne parler que d'eux, il a à coeur de proposer une alternative aux super-héros invincibles de la concurrence (Superman en tête). On assiste alors à l'éclosion de super-héros profondément humains qui s'en vont sauver le monde et reviennent en se demandant comment ils vont faire pour rembourser le prêt de la maison. Des super-héros qui, tous, portent en eux une blessure qui les rend plus proches des lecteurs. Ainsi Tony Stark alias Iron-Man est cardiaque, Matt Murdock (Daredevil) est aveugle, les X-Men sauve un monde qui les déteste...
Peter Parker alias SpiderMan a très tôt appris qu'un grand pouvoir implique une grande responsabilité. Il lutte contre des "vilains" ivres de puissance, gagne (presque) toujours à la fin mais, lorsqu'il raccroche ses toiles, il redevient un rat de bibliothèque détesté par les autres élèves. Un photographe free-lance exploité par son patron. Il s'inquiète sans cesse pour la santé fragile de sa chère tante May et n'ose avouer ses sentiments à la belle Betty Brant. Mais par dessus tout, il est calomnié et traîner dans la boue par ceux là même qu'il tente de sauver.
L'année 1964 verra les deux créateurs de l'homme araignée enchaîner les épisodes d'anthologie. Si la méthode "Lee" reste stupéfiante de rythme et d'efficacité narrative elle est par ailleurs servie admirablement par le style graphique de Steve Ditko. Des planches pleine de punch où les personnages évoluent comme dans un ballet chorégraphié par un danseur fou.
Amateur de comics US ou tout simplement de BD de qualité, cet album est à coup sûr un "must".