Plus de 5 ans après le dernier album des (très) regrettés Distillers, Brody et Tony nous reviennent avec un nouveau groupe. Pour le compléter, viennent s'ajouter Johannes et Irons, respectivement ex-Queens of the Stone Age et ex-Red Hot Chili Peppers.
Bon, autant être direct : si vous ne jurez que par le punk old school à la "Sing Sing Death House" et que le son/format pop vous horrifie, vous pouvez passer votre chemin. Vous serez déçu et je l'ai d'ailleurs été énormément aux premières écoutes. Par contre, si vous laissez une chance à Spinnerette, vous allez découvrir qu'il s'agit d'un superbe premier essai.
Côté son, ça a clairement évolué et l'influence du son du "Era Vulgaris" des QOTSA saute aux yeux ("Sex bomb", le bon "Spectral suspension" ou "Rebellious palpitations"). C'est aussi moins agressif que lors de la première partie de la carrière des Distillers. Je vais dire le gros mot : plus radiophonique.
Pourtant l'album démarre fort avec le single "Ghetto Love" qui est le morceau le plus énergique de l'album et se poursuit avec le très bon "All babes are wolves". Brody Dalle essaie clairement de varier son chant sur ce disque ce qui est un effort très appréciable. Les meilleurs titres sont pour moi "Cupid" qui ferait un magnifique générique de film, le planant "Distorting a code", "Driving song" et "The walking dead" mes deux titres préférés. Les guitares se font plus douces mais les mélodies restent pour la plupart accrocheuses. "Impaler" est un titre assez surprenant.
Pour conclure, c'est un album qui mérite d'être écouté même s'il a quelques défauts. L'écriture était sans doute meilleure sur "Coral Fang". Et le dernier coup de gueule : quand on entend leur super son en concert (avec notamment un guitariste supplémentaire on stage) et que sur CD on reste sur sa faim on ne peut que s'énerver contre la tendance globale à FMiser le son. "Spinnerette" aurait pu être bien meilleur encore et risque de décevoir les fans de la toute première heure de Brody. RIP les Distillers.