Comment pourrait-on qualifier cet opus, le quatrième de l'étrange série "Language Arts", composé lui-même de quatre pistes de 15 minutes chacune et sans aucun titre.
On pourrait commencer par dire que ce canadien a participé aux débuts du label Anticon... Mais connaissant leur musique vaporeuse et absconse, cela ne nous avancerait guère.
On pourrait aussi rajouter que l'artiste est fan de David Lynch ; un fou congratulant son reflet. Passons...
On pourrait essayer de "qualifier" l'album. On dirait - "cercle". C'est certainement le mot qui caractériserait le mieux cet album de buck 65. Cercle comme visionnaire ; infini de l'inspiration ; retour aux sources ; samples de fins cristaux ; voix éraillée et calme. Cercle comme hip hop et modernité : égotrip sec, critiques fines, histoires poignantes sur beats ciselés ("her name reminds me of the star...") et enfin poésie certaine. Et pour finir, cercle comme 4, 2 ou plutôt 4444 : le nombre d'écoutes que l'on en fait.
Mais voilà, malgré tout ces efforts, on continuerait toujours de tourner en rond.
Alors, il ne reste plus qu'à dire : "Achetez le, vous ne le regretterez pas."