6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Sincèrement, comment font-ils ?, 8 mars 2005
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stabbing The Drama (CD)
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, c'est impossible ! Mais comment ce groupe fait-il pour sortir régulièrement des albums aussi somptueux ?
Après le monumental A Predator's Portrait, le divin Natural Born Chaos et le seulement (!!!) excellent Figure Number Five, SOILWORK revient à peine deux ans plus tard avec ce Stabbing The Drama tout simplement splendide !
Dans la veine de ses trois précédents opus, à savoir une succession de brutalité intense avec des mélodies enchanteresses, cette galette se veut toutefois légèrement différente dans la manière d'aborder les morceaux qui, dans les passages mélodiques, s'orientent presque vers la pop-rock music (dans un contexte toutefois très metallique, cela va sans dire) et marquent de ce fait une nette cassure avec les purement thrash A Predator's Portrait et Natural Born Chaos, Figure Number Five se voulant au final être plus un disque de transition, ce qui explique d'ailleurs son côté un peu bancal en fin de parcours, le groupe se cherchant plus qu'autre chose.
C'est ainsi que l'on se retrouve avec des refrains encore plus aériens, sur une musique toujours des plus porteuses en terme de sensations, comme l'attestent "Stabbing The Drama", excellent titre d'ouverture qui annonce bien la couleur et la tonalité de l'album, et dont le refrain se fait délicieusement désirer, mais également des titres vraiment magnifiques comme les très contrastés "Nerve", dont le riff absolument génial et martelé tout au long du morceau, supporte un Björn Strid au chant particulièrement naturel lors d'un refrain mémorable; le superbe "Observation Slave", où la voix de Björn fait là encore des miracles au début et à la fin du morceau (frissons garantis), ou encore LA réussite de l'album, ce splendide "Distance", certainement le morceau où le contraste entre la brutalité et la mélodie est le plus frappant tout en étant une nouvelle fois d'un naturel confondant. Couplets rageurs, ultra-agressifs, techniquement monstrueux, refrain ma-gni-fique et break d'une sauvagerie rare: dans ce seul morceau est condensé tout le savoir-faire de SOILWORK, génial !
Mais ce n'est pas tout ! Cet album, décidément plein de surprises, propose également des morceaux d'une brutalité encore rarement atteinte par le groupe, même sur ses deux premiers albums, Steelbath Suicide et The Chainheart Machine, pour rappel.
On a ainsi droit à un "Weapon Of Vanity" particulièrement réussi, dont le break avec ses blast-beats extrêmes cloue l'auditeur bien au fond de son fauteuil (ou son lit, ou contre le mur pour les moins fortunés). Mais c'est surtout "Blind Eye Halo" qui s'avère surprenant à bien des égards. Jamais sur un album SOILWORK n'a été aussi bestialement intense. C'est simple, c'est à 2.24 minutes de boucherie que le groupe nous convie ! Björn hurle comme jamais il n'a hurlé et le batteur... aaah le batteur, débauché temporairement du groupe Français SCARVE, le Belge Dirk VERBEUREN insuffle une puissance phénoménale à ce morceau incroyable, mais également à l'album dans son ensemble.
C'est ainsi qu'on se rend compte qu'il est sans conteste une des stars de ce disque versatile et surpuissant: son jeu apporte un punch indéniable à l'album, entraînant le groupe dans ses derniers retranchements.
Quant à Björn Strid, je ne pensais pas que cela fut possible, mais oui, la prestation qu'il délivre sur ce disque est sans conteste la meilleure de toute sa carrière (!!!). Son chant est d'un naturel sans précédent, et ses capacités vocales sont remarquablement mises en valeur tout au long de cet opus monstrueusement riche en sensations fortes !
De tous les groupes de hard rock existant, SOILWORK reste selon moi le seul qui apporte vraiment de la nouveauté et de la fraicheur au genre (hé ! Même Rob HALFORD pense la même chose !). J'irais même plus loin en disant qu'il brise toutes les conventions de la musique au sens large, devenue ces dernières beaucoup trop conformiste, par peur de prendre des risques, de ne pas vendre, sans doute...
Félicitations Messieurs, une nouvelle fois !
Et dans mon coeur, Soilwork forever !!!
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Soilwork "Stabbing the drama", 10 avril 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stabbing The Drama (CD)
Ces Suédois travaillent vite... six albums en sept ans de carrière, pas mal tout de même. Le pire, c'est qu'à chaque livraison, la qualité reste constante. Daniel Bergstrand à la production, Dirk Verbeuren de Scarve derrière les fûts,... sur le papier, ça s'annonce déjà bien. A l'écoute, c'est encore mieux. Depuis que les puristes les ont lâchés au précédent album, Soilwork continuent leur petit bonhomme de chemin sans se soucier du qu'en dira-t-on. Faisant plus ou moins figure de précurseur dans l'alternance couplets hurlés/envolés lyriques sur les refrains, le groupe s'accroche à sa formule et tient le cap. L'évolution majeure se situe au niveau de la section rythmique, Verbeuren ayant un style complètement différent de ses prédécesseurs. Les rythmiques évoluent donc vers quelque chose de nettement plus couillu que sur un « Figure number five » dira-t-on, tandis que les riffs lorgnent de plus en plus vers une rencontre entre Meshuggah et, il faut bien l'admettre (et ça doit faire mal pour un ancien groupe de death mélo), certains plans neo metal. Deux membres se dégagent du lot sur ce « Stabbing the drama ». D'un côté, un Dirk Verbeuren (et son carton sur « Blind eye halo ») toujours aussi impressionnant de maîtrise baguettes en main et apportant une nouvelle dynamique au groupe. De l'autre, un Speed de plus en plus à l'aise avec sa voix claire. Alors bien sur, pour beaucoup, l'ensemble sonnera bien convenu mais la dynamique d'ensemble et le côté immédiat et catchy de la musique du groupe étant intacts, les moins hermétiques au style d'entre nous devraient complètement fondre pour ce « Stabbing the drama » à l'efficacité redoutable. Les autres passeront une nouvelle fois leur chemin... à tort.
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