Quatrième de couverture
Les soixante géants sportifs en marbre de Carrare (quatre mètres de haut pour la statue, un mètre vingt pour le socle) couronnent les gradins du Stade des marbres conçus sur le modèle du stade grec avec ses deux côtés parallèles raccordés par un arc semi-circulaire. La dimension colossale de ces athlètes de marbre, destinés à faire du sport un exemple de vertu civique, sollicite du promeneur photographe de vertigineuses contre-plongées effectuées par Patrick Sarfati, lors d'un séjour à Rome dans les années 80.
Pour former les générations de l'Italie de demain « du point de vue moral et physique », l'organisation ONB (Opera Nationale Balilla) avait besoin de locaux dans les villes d'Italie et avait fait appel aux grands architectes de l'époque.
Construit en février 1932 dans le quartier du Monte Mario par l'architecte Enrico Del Debbio (1891-1973), le stade devait servir de lieu d'entraînement aux élèves de l'Académie d'éducation physique, elle aussi construite par Del Debbio, doublée plus tard d'un autre bâtiment où était installée une piscine couverte ornée de mosaïques d'Angelo Canevari. La première pierre est posée en février 1928. En décembre 1929, la commande des statues est annoncée par un concours public. Les modèles, mi-grandeur (deux mètres de haut), sont reproduits sous le contrôle de l'artiste et chaque statue est offerte par une province d'Italie. Gênes, Naples, Livourne offrent des rameurs, timoniers, nageurs et plongeurs, Bolzano, un skieur. La répartition entre les différents artistes est inégale: neuf pour Aroldo Bellini, huit pour Aldo (ou Baldo) Buttini et Carlo de Veroli, six pour Silvio Canevari, cinq pour Selva, quatre pour Eugenio Baroni, Tommaso Bertolino.
Comme l'écrit Jean-Louis Gaillemin : « Toute liberté est donnée de tourner autour de ces dieux du stade, de les isoler ou de les unir, de les rapter et de les coucher, en douceur, sur la pellicule photographique. Joute visuelle dotant les images d'une étonnante cohérence. »
Pour former les générations de l'Italie de demain « du point de vue moral et physique », l'organisation ONB (Opera Nationale Balilla) avait besoin de locaux dans les villes d'Italie et avait fait appel aux grands architectes de l'époque.
Construit en février 1932 dans le quartier du Monte Mario par l'architecte Enrico Del Debbio (1891-1973), le stade devait servir de lieu d'entraînement aux élèves de l'Académie d'éducation physique, elle aussi construite par Del Debbio, doublée plus tard d'un autre bâtiment où était installée une piscine couverte ornée de mosaïques d'Angelo Canevari. La première pierre est posée en février 1928. En décembre 1929, la commande des statues est annoncée par un concours public. Les modèles, mi-grandeur (deux mètres de haut), sont reproduits sous le contrôle de l'artiste et chaque statue est offerte par une province d'Italie. Gênes, Naples, Livourne offrent des rameurs, timoniers, nageurs et plongeurs, Bolzano, un skieur. La répartition entre les différents artistes est inégale: neuf pour Aroldo Bellini, huit pour Aldo (ou Baldo) Buttini et Carlo de Veroli, six pour Silvio Canevari, cinq pour Selva, quatre pour Eugenio Baroni, Tommaso Bertolino.
Comme l'écrit Jean-Louis Gaillemin : « Toute liberté est donnée de tourner autour de ces dieux du stade, de les isoler ou de les unir, de les rapter et de les coucher, en douceur, sur la pellicule photographique. Joute visuelle dotant les images d'une étonnante cohérence. »
L'auteur vu par l'éditeur
Patrick Sarfati a participé à une cinquantaine d'expositions personnelles et collectives en Europe, au Japon et aux États-Unis. Ses oeuvres font partie de collections publiques ou privées: Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Flesh, Pohlan Pess, Los Angeles, et d'un court métrage sur le surf pour Arte, Sea, Sex and Surf.
Jean-Louis Gaillemin, est historien de l'art. Il est notamment l'auteur du livre Les Décorateurs des années 40.
Jean-Louis Gaillemin, est historien de l'art. Il est notamment l'auteur du livre Les Décorateurs des années 40.