Oregon, 1959. Quatre garçons de 12 ans partent à la recherche du corps d'un ado accidenté. Les deux jours qu'ils passent ensemble vont les unir, les faire grandir et les marquer à jamais.
Tiré d'une nouvelle sans doute très autobiographique de Stephen King et réalisé par Rob Reiner, metteur en scène à succès des années 80-90 (Princess Bride, Harry & Sally, Des Hommes d'Honneur...) et un peu oublié aujourd'hui, Stand By Me est un film que l'on appelle en anglais "coming of age" : il décrit le passage de l'enfance à l'âge adulte et laisse une empreinte indélébile sur ses protagonistes (comme sur ses spectateurs).
Les années 50 furent celles de l'âge d'or de l'Amérique mais aussi celles de la fin de l'innocence, des illusions. Ce que le film montre bien avec d'un côté les belles bagnoles et la magnifique bande-son (dont la chanson-titre) et de l'autre la difficulté d'une génération que personne n'écoute, personne n'entend et qui supporte mal ceux qui sortent du moule. La distribution est dominée par Will Wheaton, futur écrivain (Stephen King lui-même ?) et enfant incompris par ses parents, et River Phoenix, déjà écorché vif et révolté par la pression sociale qui s'exerce sur lui.
"Je n'ai jamais plus eu d'amis comme ceux que j'ai eus l'année de mes 12 ans mais Bon Dieu, n'est-ce pas notre cas à tous ?" s'interroge le héros dans un final bouleversant. Un de mes films cultes.