Evidemment, la pente n'a pas été facile à remonter. Drogues, divorces, lâchage de Bonehead (le guitariste) et de Guigsy (le bassiste), puis tous les autres excès imaginables... Oasis les a traversés. Et a survécu, ce qui est déjà pas mal. Si "Standing On The Shoulder Of The Giants" a dû mal à se tenir dans son ensemble, Noel Gallagher nous gratifie tout de même de plusieurs excellents titres : "Sunday Morning Call" (ballade automnale), "I Can See A Liar" (debout les Pistols), "Go Let It Out" (un peu plus de travail et ça aurait été terrible), "Who Feels Love" (titre complétement pills & substances...); tandis que Liam de son côté nous fait découvrir ce qu'il avait promis trois ans plus tôt (à l'époque de "Be Here Now"), une composition à lui, l'imparable "Little James" -dédié au fils de Patsy Kensit-. Le compte est bon : cinq chansons réussies sur dix, soit 50% de pur jus et 50% d'eau, on a bien de l'Oasis.