Troublant, déconcertant, cruel, diabolique... Voilà comment résumer le Maître Kubrick. Je me rappelle mon 1er Kubrick: 2001, Space odyssey. A l'époque, je suis resté scotché devant un tel film qui malgré sa fin plus qu'énigmatique, donne bizarrement envie de revoir ce film et tous ses autres films... Chaque Kubrick est une expérience inédite: la guerre, la SF, l'amour impossible, l'ultraviolence, l'horreur... A chaque tentative, un film de genre... du genre chef d'oeuvre. Chaque fois, cet esprit à la limite du malsain, mais rassasiant nos instincts les plus pervers en manque de catharsis. Que ce soit dans la critique de l'armée américaine (Full Metal Jacket) ou encore de la société en mal de devenir (Clockwork Orange), la critique n'est jamais bien loin et sous l'humour noir se cache toujours une clé, une réflexion. Parfois l'humour fait place au tragique (Eyes wide shut, Lolita...) mais toujours avec cette mise en scène lente, posée, réfléchie. Les oeuvres du Maître ne durent jamais moins de 2h30, temps nécessaire pour jouir pleinement des images tantôt oniriques, tantôt horrifiques. N'oublions pas que Mr K était photographe de métier... Long diront certains, pourtant si d'aventure vous passez ce cap une fois, il ya fort à parier que vous visionnerez le reste et que vous achèterez le reste. Kubrick était un perfectionniste. Le vrai cinéphile se doit de tout avoir de lui. Un must. Malsain, mais tellement bon.