Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Les héros ont grandi. Leur public aussi. Mais la Force entrait en nous !, 12 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Wars : épisode 5 - l'empire contre-attaque (DVD)
En 1980, j'ai 15 ans. Autant dire plus aucun rapport avec le môme 3 plus tôt qui a découvert, émerveillé, le 1er Star Wars (je répète et j'enfonce le clou avec un bulldozer, épisode IV = 1er Star Wars, na !). Probablement conscient de ses limites de réalisateur, ou trop occupé avec son business qui se développe en mode hyper-espace, George délègue la réalisation à Irvin Kershner. Ce gars avait fait un thriller très intéressant "les yeux de Laura Mars" (à redécouvrir), et plus tard, il fera "Jamais plus jamais", l'ultime James Bond avec Sean Connery, jouissif au possible. Excellent choix que celui de ce gars, pas connu mais très pro. Dès le premier plan, copie version XXL de celui de l'épisode précédent, la magie est là. A nouveau la magie ou plutôt le pouvoir Jedi qui opère. La Force était en nous. Et nous n'étions pas prêts de la perdre. Nous étions des ados pas toujours boutonneux (zut aux clichés), les personnages avaient muri, nous aussi... enfin, un peu... L'histoire s'épaississait un brin, bien ! On continuait à explorer un univers qui nous surprenait quasiment à chaque plan. On découvrait Yoda, celui que l'on aurait aimé tous avoir comme prof ou mentor. Coup de maitre, Lucas, gardait son public. Mieux, il le renforçait et en faisait désormais des légions de fans fidèles entièrement dévoués à des valeurs simples que les adultes essayaient en vain de nous inculquer. Une marionnette verdâtre réussissait bien mieux que tous les profs : vieux croutons ou post-soixante-huitards nostalgiques. Ce film est souvent considéré comme le meilleur de cette trilogie, car il est plus enlevé que le 1er et ne souffre pas des défauts du dernier. Ce n'est pas un hasard, il y a un juste équilibre entre : - action avec la bataille de Hoth, grandiose ouverture. Même maintenant avec les effets numériques machin-bidules, cette longue scène a une patate pas possible ! ... hé oui, c'est ça aussi la réalisation, savoir monter des plans, et faire avec ce que l'on a. - humour, les altercations entre Solo et C3PO, toujours poilantes. - émotion, "Je suis un gentil vaurien", ... rien que pour ce baiser, j'ai envié Harrison Ford pendant des années... - réflexion, toutes les séquences avec Yoda sont des pauses captivantes - tragédie, "Luke, je suis ton père"... quelle terrible phrase... Cette série B, comme le disent leurs détracteurs (dont mon vieux père) est en fait d'une richesse incroyable. C'est bien la preuve que l'on peut faire un film commercial, pour les jeunes, mais bien écrit et tout sauf stupide. A 45 piges, j'en reste fan. Et toujours 4 étoiles au lieu de 5 car Lucas se moque des fans avec ses éditions DVD de #### !!!
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur, 2 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Wars : épisode 5 - l'empire contre-attaque (DVD)
Comment faire mieux que le tsunami "A New Hope"? Difficile à envisager à l'époque tant le film était révolutionnaire visuellement et très bien écrit. Pourtant, Lucas arrive à pondre le film de référence de la saga avec l'Episode V. Le développement des personnages a été bien travaillé : Luke est à la recherche de son nouveau pouvoir, tandis que le triangle amoureux Luke / Han / Leia tourne à l'avantage du contrebandier dans des scènes poignantes, loin de la naïveté de la romance entre Anakin et Padmé dans la prélogie. Dark Vador, pas en reste, est au pic de sa cruauté, jusqu'à la révélation finale de sa filiation paternelle avec Luke. Rempli de rebondissements, ce film permet à la saga de grandir encore et encore, plaisant toujours aux tous petits pour les batailles et la technologie (avec l'aide de quelques créatures) et agréable pour les grands qui voient un spectacle hors-norme loin du popcorn movie américain habituel. Le scénario a été mûrement réfléchi, retravaillé, pour arriver à cette perfection. Mark Hammil ayant été presque défiguré lors d'un accident de la route, il fallait introduire son nouveau visage d'une manière subtile, d'où l'attaque du wampa au début du film, afin de justifier ce changement. Il fallait pouvoir introduire également Jabba et la fuite perpétuelle de Han Solo, traqué par les chasseurs de primes. Triple problème donc avec l'Empire pourchassant les rebelles et son amour inavoué pour Leia. Le meilleur reste Yoda, petite créature de latex animée et amenée à la vie par le génial Franck Oz à qui l'on doit le Muppet Show, spectacle toujours culte et légendaire. Comme l'a dit George Lucas, le film aurait été un échec si Yoda n'avait pas eu ce rendu réaliste. Oz parvient à rendre cette marionnette drôle, philosophe et attachante et nous oublions tous qu'il s'agit d'un morceau de plastique! Cet effet spécial vaut à lui tout seul le déplacement car si aujourd'hui, animer une créature avec un ordinateur est banal, relever le défi avec une marionnette il y a trente ans semblait presque insurmontable! Le film contient également ses moments de bravoure : l'attaque impériale sur Hoth et le combat au sabre entre Luke et Vador, conscient de sa paternité mais obéissant aveuglément aux ordres de l'Empereur voulant faire de ce jeune présomptueux un nouveau disciple. Pas dupe, Vador souhaite dégager Palpatine pour mettre Luke à ses côtés et diriger la galaxie. Alors que le film précédent voyait les rebelles réduire en cendres l'amre principale de l'Empire, ce dernier écrase ici le petit groupe et le film se termine vraiment comme une catastrophe : Luke a été battu par sa némesis, Han a été livré aux chasseurs de primes, les rebelles ont fui, éparpillés dans la galaxie suite à la débacle sur Hoth... Le suspense total est encore une référence aujourd'hui. La musique, point important de la saga, est au niveau du film, fantastique, John Williams ayant écrit des thèmes inoubliables, s'écoutant sans les images, mais renforcant leur impact lors de la vision du film. Irvin Keshner parvient à surpasser le premier film haut la main : bien plus adulte, maîtrisé du début à la fin, "L'Empire Contre-Attaque" prouve que l'on peut faire mieux lorsque l'on fait une suite. Un spectacle toujours au top après toutes ces années!
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Toujours mythique - et presque exempt de défauts, 24 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Wars : épisode 5 - l'empire contre-attaque (DVD)
Alors que je trouvais il y a quelques années encore que cet épisode V était côté plaisir un peu en-dessous des IV et VI - probablement parce qu'il ne se termine pas par une grosse bataille et qu'il laisse au contraire plein de fils ouverts - en le revoyant à nouveau aujourd'hui il me marque par son rythme très bien géré et l'intensité de ce que nous fait vivre l'intrigue. Rythme très bien géré, parce que à l'inverse de l'épisode IV on n'a quasiment aucun temps mort qui nous laisserait le temps de nous ennuyer. Non pas que ça défouraille tout le temps dans tous les sens, mais d'un bout à l'autre il y a un sens de l'urgence, urgence qui est contrainte par les évènements : il faut évacuer la base rebelle avant l'arrivée des troupes de l'Empire, il faut passer en hyperespace mais à trois reprises le Faucon Millenium n'y parvient pas, Luke doit suivre l'entraînement des Jedi mais doit aussi aller sauver ses amis... Intensité, parce que de nombreuses scènes traitent du coeur des relations dans la série Star Wars : au-delà du "Je suis ton père" de Dark Vador à Luke, le jeu amoureux entre Leia et Han est excellent, le double-jeu de Lando est fin et bien amené, et surtout les enseignements de Yoda sont plein de la sagesse des Jedi - sagesse puisée pèle-mêle dans différentes religions et philosophies de notre galaxie à nous. A moins que ce ne soit du mode de vie et de pensée Jedi que sont tirées nos religions et philosophies ? Tout quasiment dans ce film est excellent - même si bien entendu il ne vaut que par la place qu'il tient dans l'ensemble de l'hexalogie Star Wars. Ce qui veut dire aussi que finalement, en mettant 5 étoiles, je note aussi un peu le reste de la série.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|