Le concept s'affine: deux CD, deux ambiances.
Le premier, pas si calme que ça, nous enivre de mélodies et nappes colorées: les trois premiers titres sont un peu mous, je n'accroche qu'à partir de "My loving arms", superbe clavier prog sur superbe vocal de Karen Overton -surtout écoutez le remix de Markus Schulz & Elevation, je ne m'en suis toujours pas remis, que vous trouverez sur la compilation des 20 premières références de Coldharbour-, Shah s'en tire pas mal -j'ai récemment vu qu'il était 57ème au hit parade de Dj list-, honorable remix de Elevation de "Small step..." qui, même s'il ne surpasse pas l'originale, propose une rythmique très appuyée et puissante ; le pote de Nick Warren dans Way Out West, Jody Wisternoff -ce n'est pas une marque de vodka- avec le très musical "Cold drink, Hot girl" ; les trois derniers titres sont les meilleurs à mon avis, notamment "My all", qui bénéficie d'excellentes versions -ici les Flash Brothers, plus mental, l'originale, plus sombre, la version de Markus Schulz, plus puissante ; ta nana s'endort sur la guitare et les violons de "For you", heureuse, comblée d'amour. Il est temps pour toi d'aller...
...In da club, au début très progressive, puis on se dirige vers des moments plus tech trance, aux claviers démoniaques -"Exactly" de J.O.C., "Dream makers" sorti sur le label de Paul van Dyk, M.I.K.E. qui frappe encore très fort, Stoneface & Terminal "Venus" de leur indispensable album "Wide range", encore joué récemment par Markus Schulz à Paris. Le remix de Sander van Doorn de "Control freak", dévastateur de basse, marque l'orientation plus minimaliste et mentale du producteur, qui était cette année dans la grande salle des Trance Energy, aux côtés de Tiesto et Kyau & Albert. On finit par le tube "Sail" d'Armin, trance criarde mais forte.
Une préférence pour le deuxième, plus rapide et plus fort. Le tout est cependant bien chiadé, même si moins bien mixé que le précédent opus.
Cet album souffre de la comparaison avec "Ibiza '06" de Markus Schulz, vu qu'ils piochent dans le même catalogue avec un seul titre commun cette fois, le superbe "Kiksu" ; ce dernier, comprenant moins de producteurs confirmés, est plus risqué mais aussi plus classieux car plus sombre. A vous de vous faire une opinion.