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5.0 étoiles sur 5
Alors, quelle est la meilleure édition ?, 7 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Station to Station - Edition Spéciale (3 CD) (CD)
En fin de compte, qu'est-ce qu'on fait de ce produit: on l'ignore, ou on l'achète ? (et si on l'achète, voire le RAchète, alors dans quelle édition ?) Je ne vous imposerai pas mon (long) commentaire du gros coffret (lisible à la référence du produit), mais je proposerai plutôt ce résumé de la situation: 1) Si on adore Bowie, et si on a des euros, c'est sans hésiter le "gros" coffret qu'il faut acquérir: en plus, on aura ainsi: le mastering de 1985, toutes les versions singles des morceaux de l'album (sauf "Wild Is The Wind", puisque la version parue en 45t est absolument identique à la version de l'album), un DVD audio avec plusieurs remixes de l'album entier en multicanal, les éditions vinyles de l'album studio et du live au Nassau Coliseum dans de superbes pochettes, un livret style "making of", des documents d'archives, le tout rangé dans un coffret absolument magnifique. 2) Si on adore Bowie, mais qu'on n'a pas (assez) d'euros, on attend Noël pour se le faire offrir 3) Si on aime bien Bowie, mais sans être trop fan, le petit coffret peut à la rigueur "suffire", puisqu'il contient tout de même l'essentiel: le superbe transfert digital 2010 réalisé directement à partir du master analogique de 1976 (d'une beauté acoustique à couper littéralement le souffle), ainsi que le double live au Nassau Coliseum, lui aussi dans une qualité sonore frôlant la perfection, et dans laquelle nous ne l'avions jamais entendu jusqu'à présent. 4) Si l'on s'intéresse à Bowie en simple "dilettante", et qu'on ne souhaite se procurer que l'album studio, il vaut mieux quand-même acheter le petit coffret plutôt que l'album simple, vu la qualité du mastering refait pour la circonstance (ce qui n'était pas forcément le cas pour les éditions antérieures) 5) Enfin, si on n'aime pas Bowie, franchement: qu'est-ce qu'on fout sur ce forum ???
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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Pas de Panic in Detroit (si mais en téléchargement uniquement), 27 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Station to Station - Edition Spéciale (3 CD) (CD)
Concert Fantastique, avec un jeune fou furieux à la guitare, entre la tournée du Thin White Duke de 1974 et celle glaciale de Stages de 1978 (la tournée française était passé un soir de mai 1978 par Marseille et moi aussi avec en prime une panne d'électricité de 1h30 pendant le concert à cause des orages et DB était ensuite revenu finir son show) Mais... car il faut bien qu'il y en ait un pour justifier la perte d'une étoile, non pas à cause du son (un peu trop de basses à mon goût) mais encore une fois à cause de la maison de disque Je m'explique la version de Panic in Detroit dure 06 minutes et 02 secondes elle a été tronquée du solo (monstrueux) de batterie avec voix (le batteur imitant les percussions) car en réalité Panic in Detroit dure 13 minutes et 03 secondes Question quel est l'intelligent qui a décidé de supprimer 7 minutes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! PS : Voir le commentaire laissé par Damien C qui a trouvé la solution (Panic in Detroit est disponible dans sa version complète = 13 minutes 08 secondes en téléchargement en bonus track fin du 3éme CD) Damien un grand merci
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Revolution #2, 20 août 2010
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Perdu à Los-Angeles, dans la débauche et l'excès de cocaïne, extrêmement amaigri, habitant une immense demeure emplie de fantômes, victime d'hallucinations diverses, David Bowie est au bord du gouffre. Ayant échoué dans l'élaboration d'un premier film autobiographique pour lesquels un scénario et une bande original était presque terminés, il réutilise ce matériau pour façonner un disque totalement novateur et annonciateur d'une nouvelle ère dans sa discographie. Il va ainsi étirer de grandes pièces sombres et urbaines. Résultat du mélange de théâtralité glam, de la soul/funk de Young Americans et d'improvisations dictées par des quantités astronomiques de psychotropes. Le bruit du train nous annonce le retour en Europe du Thin White Duke, nouvel alter-ego de Bowie. Des bricolages sonores symbolisent le passage du train sur les rails, la rythmique est chaloupée et possède toujours ce groove épais. Le bassiste George Murray rejoint le couple Dennis Davis / Carlos Alomar présent sur l'album précédent. Est ainsi formée la dream team ultime qui façonnera la brochette de chefs d'oeuvre future. En route pour l'Europe donc. Il ne garde en souvenir dans ses bagages que la chaleur et le groove de la soul qu'il va faire se percuter avec l'aspect glacial de la guitare incisive et glaciale de Carlos Alomar et un piano cabaret. Plus que jamais Bowie synthétise, déstructure les styles, se les approprient pour donner une substance à ses états d'âmes. Accablé, autant attiré par la débauche de la cité des anges qu'apeuré par la désagrégation exponentielle de sa santé mentale, la mélancolie et la peur le frappent et se répercutent sur son écriture ("Word On A Wing", Wild Is The Wind"). Que faire? Se laisser sombrer vers l'issue fatale ou tenter de s'extirper, reprendre le dessus ("Stay"). La seconde option lui paraît la plus pertinente. Elle se concrétise en "Station To Station", morceau en deux actes, la plénitude tout d'abord puis les espoirs et la reprise du contrôle de sa vie symbolisée par cette accélération à mi-morceau. De retour plein de détermination, de projets et d'énergie nouvelle. Ne reste que de beaux souvenirs ("Golden Years"). Des thèmes pas forcément joyeux mais que l'élégance naturelle de David Bowie va transformer en une ambiance sombre mais rassurante. Une nostalgie loin d'être déprimante, le chant désabusé et perdu se mélangeant à des orchestrations riches et chaleureuses. Bowie n'a jamais si bien chanté, si bien exacerbé ses sentiments par son interprétation. Une voix grave et habitée qui le rapproche de plus en plus des crooners, son idéal. En résulte un album unique par son atmosphère et son écriture et au rendu indéfinissable. Mais Station To Station n'est pas seulement une remise en question et un nouveau départ pour Bowie. Ce disque, ainsi que la trilogie à venir, pulvérisera les limites du rock établies 10 ans plus tôt. Musique atmosphérique, indus, electro-rock. La porte est ouverte à toutes les expérimentations rendues possibles par les avancées techniques. Pour le meilleur parfois, mais bien souvent pour le pire...
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