et inspiration à bout de souffle. Les combinaisons rythmiques du jeune Steve Reich avaient une fraicheur certaine, et la modestie de son dispositif instrumental répondait de façon exquise à la minceur du propos, sans qu'il faille tenir à mal cette minceur, signe tout au contraire du charme propre à cette musique étiquetée comme minimaliste.
Mais ici que d'emphase, et que de médiocrité sur le plan de l'orchestration, de l'harmonie, et surtout de l'invention. Comparer cela au prélude de l'Or du Rhin, ou, pire (mieux!) à la polyphonie d'un Bach, relève de la provocation. Et pourtant, rien de bien provocant dans cette musique aseptisée. Osons dire que depuis Tehillim, Reich végète.