Encore un album post mortem de Joy Division par lequel le profane ne doit pas commencer car il contient du matériel différent et n'a pas l'homogénéité des deux albums 'Unknown Pleasures' et 'Closer'.
Néanmoins, une fois la musique de Joy Division acquise, il est intéressant de se pencher sur ce disque qui serait excellent et vaudrait 5 étoiles si la partie Live était au niveau de la partie Studio.
Commençons par la partie Studio puisqu'initialement c'était un double album.
'Exercise One' lance le disque et nous montre que Joy Division aurait pu sortir un troisième album aussi rock que 'Unknown Pleasure' et aussi pessimiste que 'Closer' tellement c'est sombre et assourdissant de noirceur. Et la suite ne contredit pas cette analyse, nerveuse comme dans 'Ice Age', 'The Only Mistake'et 'Something Must Break', obsessionnelle sur 'The Sound Of Music', 'Dead Souls' et 'Glass', répétitive avec 'Walked In Line' et 'The Kill'.
Dans l'édition originale vinyle, le disque se termine par une reprise en concert de 'Sister Ray' excellente même si le son n'est pas à la hauteur.
La partie Live n'est faite que d'excellents morceaux avec surtout d'entrée de jeu le fabuleux 'Ceremony' que reprendra New Order sur son premier album et qui prouve que Ian Curtis ne sera jamais remplacé au sein de ce dernier groupe. La suite enchaine les super titres comme 'Shadow Play' très rythmé, 'Means To An End', 'Passover' et 'New Dawn Fades' plus que déprimants, 'Transmission', 'Disorder' et 'Isolation' carrément lunaires et termine avec deux titres dont l'interprétation annonce la fin proche de Ian Curtis, 'Decades' et 'Digital'.
Malheureusement, le son n'est pas au rendez vous et gache cette archive en lui donnant trop un côté bootleg assez désagréable à la longue, surtout quand on est habitué à la qualité de la production des albums studios.
Mais la magie - noire - Joy Division est au rendez vous et cet album se doit d'être dans toute discothèque d'adepte de ce groupe, jeune ou vieux.