"Still Life" paraît être l'œuvre la plus aboutie de VDGG, dans la mesure où un plus large panel d'ambiances et d'émotions nous est proposé. Moins péchu que "Godbluff" (cela ne signifie pas que VDGG se soit subitement ramolli), moins théâtral que "Pawn Hearts", "Still Life" se distingue cependant par plus de profondeur et d'intimité. L'album de la maturité? Quoiqu'il en soit, on peut se féliciter que VDGG aie pondu une œuvre de cette qualité, surtout après une tournée italienne très difficile qui n'invitait pas à la sérénité.
L'album commence par "Pilgrim", dont le style (qui rappelle un peu Genesis) et le propos (une invitation à garder l'espoir) emportent immédiatement l'adhésion. Puis il enchaîne sur "Still Life", dans lequel H. Banton (excellent organiste et bassiste) et P. Hammill (chanteur extraordinaire) font preuve d'une grande prouesse. Mention spéciale également pour "My Room (Waiting for Wonderland)" (pour son intimisme sombre) et "Childlike Faith in Childhood's End" (le meilleur morceaux de l'album).
Bref un excellent opus pour un groupe qui mérite un très grand intérêt. A noter enfin que cet œuvre paraît à une année (1976) où se forme un autre (grand) groupe, et fortement influencé par VDGG (comme de nombreux groupes de cold wave): Joy Division.