Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Bien sage ..., 27 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stories From The City, Stories From The Sea (CD)
Elle évolue, Polly Jean ... elle quitte la verte campagne anglaise pour la jungle de béton de New York. Et comme si elle ne se nourrissait que de contrastes, le déferlement urbain provoque chez elle un disque étrangement apaisé ...
Enregistré en petit comité (P.J., Mick Harvey, Rob Ellis), en trident rock basique, juste agrémenté par du piano ou des synthés discrets. Mais ici tout au service de compostions linéaires, assagies, ne dérapant pas dans ces bouffées de violence crue qui rendaient indispensables les « Dry » ou « Rid of me » du début de sa carrière. Un titre comme « Beautiful feeling » charrie une ambiance lourde et tendue à la Doors, et on attend une explosion de rage ou de décibels qui n'arrive pas ... La musique de P.J. Harvey est policée, élégante, jolie mais convenue... Des titres sont construits exactement de la même façon (« Big exit », « Good fortune », « This is love ») et autant les deux premiers sont anodins, autant le supplément d'âme, d'implication qu'on trouve dans « This is love » réussissent à en faire un grand morceau de P.J. Harvey ... le petit détail qui transforme tout.
Polly Jean sert avec ce « Stories ... » un disque plaisant, destiné à l'installer définitivement dans la cour des grandes, qui n'ose sortir des sentiers battus et balisés du rock mainstream que vers son final, quand P.J. se lâche un peu. Avec « This is love », « You said something », excellent titre qui évoque les Pretenders de la grande Chrissie Hynde, jusque dans la voix de Polly Jean, et surtout « Horses on my dream », où ne serait-ce que par l'évidence de son titre, ressurgit l'ombre tutélaire de Patti Smith.
Le reste, ce duo avec Yorke où P.J. ne semble qu'accompagner l'endive chantante, ces morceaux à la U2 (« We float »), ces minauderies à la Björk - Radiohead (« A place called home »), ... si on écoute P.J. Harvey, c'est justement parce que ça ne ressemble pas à ces trois-là...
Il faut cependant être juste, et reconnaître qu'on aimerait bien entendre plus souvent des disques de rock centriste aussi ratés que celui-ci ... Mais de P.J. Harvey, on pouvait raisonnablement espérer beaucoup mieux ...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Stories From The City, Stories From The Sea, 8 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stories From The City, Stories From The Sea (CD)
Le cliché veut que les artistes soient plus intéressants quand ils sont malheureux et torturés. Pas forcément. Polly n'est plus ce garçon manqué hargneux, et n'a plus besoin de se dissimuler derrière des masques de tragédiennes ou de sorcières. Elle est une belle femme de 31 ans qui s'assume enfin comme tel, et qui trouve à New York une stabilité émotionnelle et une joie de vivre inattendue. A l'image de la superbe photo de couverture, un album lumineux et naturel, où la belle se livre enfin sans fard. Des textes moins cryptiques, des morceaux plus directes, un son plus clair. Mais pas moins intéressant pour autant, car Polly a atteint une nouvelle maturité dans le chant, et livre des compositions superbes, avec plus de mélodies que jamais. Et dans une optique de revenir à l'essentiel, retour aussi de la formation en trio, toujours Rob Ellis à la batterie, percussions et piano (entre autre), et Mick Harvey qui l'accompagne depuis quelques années déjà, un frère musical en congé des Bad Seeds. Du gros son, guitares en avant, texturées en couches, "Big Exit", intro légèrement paranoïaque. Dans le même esprit, "The Whore Hustle and the Hustlers Whore", son de basse énorme, un portrait de ville en décomposition. Ces quelques incursions dans les ténèbres à part, Polly est optimiste, "Good Fortune", presque pop. L'amour n'est plus dénué d'espoir, il n'est plus une souffrance, très beaux "A Place Called Home" et "One Line" qui se répondent, avec belles harmonie vocales. "Beautiful feeling" et sa ligne de guitare minimaliste sur laquelle Polly pose sa voix, doublée de celle de l'ami Thom Yorke, rappelle que l'anglaise ne cède pas complètement aux sirènes des compositions évidentes. "This Mess We're In", véritable duo entre les deux, met Yorke en avant sur un fond très hypnotique. Alors parfois à force de clarté on frôle l'anecdotique, "You Said Something", fade à tous les niveaux; et "Kamikaze" manque de cette bestialité d'une décennie plus tôt pour vraiment fonctionner. Pourtant en conclusion, succession des trois titres les plus forts et les plus représentatifs, irrésistible "This Is Love" construit sur un riff de guitare répétitif, lourd et gras, avec son leitmotiv au refrain et une voix grave plus sexy que jamais, Polly se met à nu; et deux plages très apaisées, "Horses in My Dreams", balade envoûtante sur un piano lent, et "We Float" aux multiples textures se développant autour d'un beat simple, alors que Polly loin des cauchemars et des regrets du passé, jette un regard serein sur les jours à venir. On a le droit de l'être avec elle.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un bon disque... trop pop pour polly, 17 novembre 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stories From The City, Stories From The Sea (CD)
Ce dernier album de PJ regorge certes de magnifiques chansons, sans qu'aucune ne représente une "fausse note" par rapport aux autres. Cependant, écoutant les oeuvres de miss Polly depuis ses débuts, je me demande où sont passés les déchirements de voix de "Dry", la fougue de "Rid of Me", l'ambiance tortueuse et grandiloquente de to "Bring You My Love" (unique en son genre) et la diversité de "is This Desire" (Tant au niveau de la voix que de la musique"). Bref, il manque à ce dernier opus tout ce qui avait fait l'originalité des précédents. Celui-là est un peu trop "convenu" à mon gout, sans réelle surprise, trop pop (pour du PJ harvey)et sans petits accrocs qui viendraient boulverser sa continuité. Bref, trop conventionnel ! Cela dit,"Stories ..." reste tout de même un trés bon album.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui
Non
|
|
Commentaires client les plus récents
|