53 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Un joli coup marketing qui sonne creux, 18 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Storytelling : La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (Broché)
Le storytelling, ou les techniques modernes de formatage de l'opinion. Le thème était alléchant, la couverture est excellente, mais le livre ne l'est pas. Les pistes de réflexion passionnantes qu'il contient ont été tracées par des auteurs américains. L'auteur a la correction de les citer, mais pas le courage de les imiter. On attendait un décryptage du storytelling à la française. Il est promis, annoncé, et il ne vient jamais, si ce n'est tout à la fin, en abrégé.
Résultat, on lit un travail de troisième main. Storytelling repose sur des citations de citations, c'est à dire des extraits de journaux US reproduisant les propos d'experts US ayant lu des travaux de chercheurs US. L'auteur s'efforce de le faire oublier en adoptant un style sophistiqué, mais la ficelle est grosse.
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27 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le récit comme instrument de contrôle, 17 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Storytelling : La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (Broché)
Je viens d?achever la lecture du très enthousiasmant Storytelling de Christian Salmon (storytelling = l?art de raconter des histoires (sans valeur péjorative du terme) ; l?auteur met à jour un mode de communication très utilisé, parfois inconsciemment : la narration. Le storytelling repose sur le récit, la narration, lesquels ont le pouvoir de constituer une réalité si elles sont convaincantes, en particulier pour le destinataire, le lecteur (par ex., les success stories, ces histoires de héros et héroïnes qui rendent le succès possible et construisent notre monde).
La mise en récit n'est pas la photographie servile d'une réalité extérieure, elle contribue à structurer cette réalité ; c'est ce sur quoi un économiste de la Banque Mondiale, Steve Dening, s'est appuyé à partir du moment où il a réalisé que :
les arguments rationnels n'ont plus de prise sur les salariés et que les méthodes traditionnelles de communicaton (notes de synthèse, conférences, systèmes de visualisation powerpoint, check-lists...) se révèlent inopérantes, alors même que le volume et le flux des informations ne cessent de croître et que leur vitesse de circulations s'accélère.
Avec le storytelling, il ne s'agit pas de séduire ou de convaincre, mais de produire un effet de croyance en particulier au travers des des modèles de conduites et de valeurs intégrésen leur sein. Comme l'écrit l'auteur :
Les gens ne veulent plus d'informations. ils veulent croire - en vous, en vos buts, en votre succès, dans l'hisoire que vous racontez. C'est la foi qui fait bouger les montagnes et non les faits. Il peut sembler à certains qu?une dérive apparaît à partir du moment où les récits deviennent un substitut (qualifié de dangereux par l?auteur) aux faits et aux arguments rationnels.
Le récit peut à l'extrême, être perçu comme instrument de contrôle Il écrit plus loin : « Dans l'entreprise éclatée, soumise aux aléas boursiers et aux menaces de délocalisation, où tout horizon de carrière s'est effacé quoi de plus naturel en effet que de "se sentir à l'orée d'un merveilleux changement" ? Quoi de plus engageant que la promesse d'un récit merveilleux »
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37 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Achter la couverture pas le contenu du livre, 9 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Storytelling : La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (Broché)
Le sujet traité et ses implications sont intéressants. Le livre se révèle cependant une mauvaise épreuve journalistique, non pas un ouvrage scientifique comme on pourrait l'attendre de la part d'un auteur salariée du Centre national de la recherche scientifique. C'est un enchaînement de citations, l'apport de l'auteur se résumant à la compilation de l'abondante bibliographie. Il est tellement répétitif qu'il n'apprend plus grande chose sur les mécanismes du storytelling après l'information fournie sur la couverture même de l'ouvrage. Il ne procure de description détaillée ni sur sa nature, ni sur son histoire contemporaine - limité aux États-Unis et à la France, la dernière de manière plutôt anecdotique. On ne comprend pas non plus le besoin de créer une atmosphère paranoïaque et inquiétante d'un phénomène social dans un ouvrage à priori scientifique.
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