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Strange Days
 
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Strange Days

Ralph Fiennes , Angela Bassett , Kathryn Bigelow    16 ans et plus   DVD
4.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (10 commentaires client)
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Ralph Fiennes, Angela Bassett, Juliette Lewis, Tom Sizemore, Vincent D'Onofrio
  • Réalisateurs : Kathryn Bigelow
  • Format : PAL, THX
  • Langue : Français
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : 20th Century Fox
  • Date de sortie du DVD : 21 novembre 2001
  • Durée : 139 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (10 commentaires client)
  • ASIN: B00005O0AE
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 10.866 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Contenu additionnel

1 Bande-annonce en VO
Commentaire/analyse de Kathryn Bigelow de la scène d'ouverture (début à 4', fin à 58' env - VOST)
Introduction audio par le co-producteur (VOST)
2 scènes coupées (VOST)
Teaser (VO)

Descriptions du produit

Amazon.fr

Gros plan sur un œil grand ouvert. Enchaînement sur un enclenchement de lecteur CD. Et go ! pour un casse hyper-violent qui combine plan-séquence et caméra subjective : pas de course hallucinants, image bleutée, panique, sirènes de police assourdissantes, poursuite sur les toits, musique survoltée… Ouf ! On reste littéralement scotché par la scène d'ouverture de ce techno-trip de science-fiction qu'est Strange Days. Après les surfers baba-grunge de Point Break, Kathryn Bigelow nous entraîne au bord du gouffre dans le Los Angeles orgiaque et futuriste du 30 décembre 1999 – le film date de 1996. Sur fond de chaos urbain, de gigantesque teuf fin de siècle, de violence policière, de racisme, de folie sexuelle et de télétrip, cette drogue d'un nouveau genre, l'action s'attache aux destins croisés de trois personnages : Lenny Nero, sorte d'ange à la beauté du diable, incarné avec sensualité par Ralph Fiennes (Le Patient anglais) ; Mace, à laquelle Angela Basset prête son physique avantageux ; enfin, Faith, mixte de Courtney Love et de PJ. Harvey, jouée par Juliette Lewis (Tueurs nés). Certes, devant une telle densité de thèmes potentiels, le scénario s'emmêle un peu les pinceaux. N'empêche : quelque part entre Orange mécanique et Blade Runner, ce fantastique techno-thriller – produit par M. Bigelow, James Cameron – fonctionne comme une ligne de coke ou un trip à l'ecstasy : énergique, paranoïaque, euphorique. --Sylvain Lefort

Descriptions du produit

Los Angeles, 30 décembre 1999. Une nouvelle technologie permet de vivre virtuellement toutes les formes de plaisirs et de déviances...

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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce film poutre, 9 mai 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strange Days (DVD)
Ce film poutre !

Au niveau de l'ambiance notamment. Los Angeles le 31 décembre 1999 est une des meilleurs représentations d'une ville obscure en perdition où la violence policière fait la loi. Nous avons affaire ici à une univers quasi-cyberpunk, rendu notamment par les deck à flashback, appareils illégaux permettant de revivre, ressentir les émotions de n'importe quel passage de la vie de quelqu'un, ce procédé permet d'intégrer au film d'impressionnantes séquences en vue subjective, parfois très violente.

La ville est sale, jonché de détritus et surpeuplée, les clubs sont bondés et bougent au rythme du metal, ici tout est mis en oeuvre pour nous plonger au coeur du film, d'autant plus que la présentation de l'univers est très longue (l'intrigue ne démarre qu'au bout de 55 minutes !) et c'est tant mieux. Les personnages nous sont présenté en long et en large, nous découvrons ainsi Lenny, ancien flic reconverti dans le trafic de flashback, sympathique tchatcheur un peu loser sur les bords qui vit sur les souvenirs de son amour avec Faith, pimbêche chanteuse, et cherche à recoller les morceaux avec elle. Il a aussi de amis, comme la sculpturale Mace, femme forte au caractère trempée qui remplace avec brio l'inévitable héros masculin bodybuildé des films d'actions, alors que Lenny est plutôt la femme en détresse que Mace protège lors des situations périlleuses.

Cet inversion des rôles est un exploit en soi, mais les nombreuses qualités du film ne s'arrêtent pas là. Il y a la réalisation nerveuse et ambitieuse de Kathryn Bigelow, qui fait qu'on ne s'ennuie jamais en 2h30 de film, une bande son excellente, des scènes d'actions inventives et sans concession. Il n'y a que le scénario qui pêche un peu, il n'est pas à la hauteur de l'ambition affiché d'un tel univers et j'avais deviné très tôt l'identité du bad guy.

Mais ce qui compte c'est l'expérience même de 2h30 de film de science-fiction qui a les moyens d'égaler ses ambitions, comme en témoigne la spectaculaire scène finale de 35 minutes qui atteint des sommets en terme de fête et de saturation de foule pendant que des gens s'étripent.

Un film à voir absolument, ce n'est pas un chef d'oeuvre comme Blade Runner mais les deux films sont comparables.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "vous avez une idée?", 27 août 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strange Days (DVD)
30 décembre 1999, dans un Los Angeles apocalyptique, véritable état policier où l'on tente de s'évader via une nouvelle forme de technologie qui permet à chacun de vivre des expériences aussi inédites qu'interdites.
Au sein d'un monde à la dérive, ces clips clandestins permettent, outre d'acceder au vécu d'autres personnes, d'en ressentir fidèlement les émotions.C'est dans cet univers chaotique qu'évolue Lenny, trafiquant et adepte pommé de ces clips et qui s'accroche obstinément à Faith, une prostituée qui rêve de devenir chanteuse de rock et qui l'a délaissé pour un manager peu scrupuleux et parano. Mais Lenny tombe sur le clip du meurtre aussi violent que pervers d'une de ses amies. S'engage alors une course contre la mort qui cache un lourd secret.
Ce thriller d'anticipation co-écrit par James Cameron est excellemment réalisé par Kathryn Bigelow qui insufle un dynamisme et un rythme particuliers au film. Les clips, adoptant la vision exclusive d'un personnage, sont filmés via une caméra subjective qui captive littéralement (mention spéciale pour la scène d'ouverture : en un plan séquence à couper le souffle, le spectateur est propulsé dans l'univers explosif de l'histoire).
Le scénario tient la route, les acteurs (Ralph Fiennes, Angela Bassett et Juliette Lewis)sont tout simplement excellents et la bande son électrisante.
Un film aussi original que réussi. A voir.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 SEANCE DE RATTRAPAGE, 16 septembre 2009
Par 
Luc B. - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strange Days (DVD)
A sa sortie, j'avais eu un sentiment mitigé sur ce film de Kathryn Bigelow, sorte de super clip boursouflé, plein les mirettes, plein des ouies. A le revoir, il est indéniable que STRANGE DAYS est une réussite.

D'abord grâce à ce décor, Los Angeles, ses rues gonflées d'une foule enivrée, néons et flashs de couleur, et la présence de caméras partout, qui retransmettent en direct leurs images sur écrans. On se croirait dans un stade de foot géant, avec les hurlements, mouvements de foule, hystérie. Dans un « chaudron » chauffé à blanc, pour reprendre l'expression footbalistique du temps des Verts, lorsque les ballons étaient ronds, et les poteaux encore carrés...

Et puis il y a cette présence policière, omniprésente, les contrôles d'identité. On croise même des blindés. Sur les longs travellings de Kathryn Bigelow sur les avenues grouillantes de fêtards, il faut s'attarder sur les arrières plans : arrestations musclées, poursuites, matraquages (on pense évidemment à l'affaire Rodney King, 4 ans avant la réalisation du film, et qui avait mis le feu à Los Angeles). Bigelow filme la fête du nouveau millénaire, et filme le chaos, une société au bord du gouffre, des communautés prêtes à exploser, dans un état policier, et visiblement corrompu. Une vision effrayante, ultra réaliste.

C'est dans ce décor urbain high-tech, que Bigelow place son thriller futuriste, et lance son héros Lenny Nero (Ralph Fiennes) trafiquant de clips à sensation, que l'on regarde en se greffant des ventouses sur le cortex (David Cronenberg aurait apprécié l'idée !). Nero est à la recherche d'un psychopathe qui utilise son produit pour enregistrer ses sensations lors de meurtres et de viols.

Le film dure 2h25, et se laisse voir d'une traite. La mise en scène de Kathryn Bigelow donne dans l'efficacité, la rapidité, les rebondissements, l'action. Pas de fausse pudeur. On montre la violence telle qu'elle est. Son budget lui permet de réaliser de belle scènes spectaculaires. Elle s'offre au passage une belle réflexion sur le pouvoir des images, leurs influences sur les hommes, sur l'attirance morbide de la violence.

Pourtant, je me permettrai d'émettre un léger bémol sur la fin. Sans rien raconter de l'épilogue, un personnage du film semble penser que cette affaire de meurtre dissimulent des ramifications beaucoup plus importantes, et graves. Là, on se dit que Bigelow va amener son film vers le thriller politique. Et puis non. La baudruche se dégonfle. Point de conspiration, il s'agit juste d'un meurtre, de l'oeuvre d'un dingue, et les coupables seront châtiés, par un chef de la police honnête et droit dans ses bottes. Un peu d'autorité dans ce monde, que diable, ça ne peut pas nuire ! Et le film se clôt sur un long baiser... Pour comprendre cette petite déception, regardons le générique de fin : James Cameron (à l'époque mari de Bigelow) est l'auteur de l'histoire, co-scénariste, et producteur. Or, Cameron n'est pas franchement le cinéaste le plus subversif de Hollywood... Et on songe à ce que le Fritz Lang de MABUSE ou METROPOLIS, s'il avait vécu double centenaire, aurait fait de cette histoire...

STRANGE DAYS n'en reste pas moins un formidable film, intelligent, bourré d'action, dense, impressionnant, et parfaitement maîtrisé. Son thème central n'est pas sans rappeler celui de l'abominable chef d'oeuvre de Michael Powell : LE VOYEUR Le Voyeur.
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