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Strangeways Here We Come [Import]

The Smiths CD
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Page Artiste The Smiths

Discographie

Image de l'album de The Smiths

Photos

Image de The Smiths

Biographie

Quand Morrissey, Johnny Marr, le bassiste Andy Rourke et le batteur Mike Joyce forment les Smiths, à la mi-1982, l'Angleterre de Thatcher mène une guerre-éclair contre l'Argentine, pour le contrôle des îles Falklands-Malouines. Le rock anglais, lui, sort d'une guerre beaucoup plus longue. Six ans avant, Anarchy in the UK des Sex Pistols a ... Plus de détails sur la Page Artiste The Smiths

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Détails sur le produit

  • CD (25 octobre 1990)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Warner Bros / Wea
  • ASIN : B000002LCX
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
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1. Rush and A Push & The Land Is Ours
2. I Started Something I Couldn't Finish
3. Death Of A Disco Dancer
4. Girlfriend In A Coma
5. Stop Me If You Think You've Heard This One Before
6. Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me
7. Unhappy Birthday
8. Paint A Vulgar Picture
9. Death At One's Elbow
10. I Won't Share You

Descriptions du produit

Critique

Parfaitement adapté à cet album posthume, le titre est déjà un éloge funèbre : ce lieu où les Smiths annoncent leur arrivée, c’est tout simplement la prison de Manchester. En 1987, Morrissey, plus martyre que jamais, déclarera d’ailleurs : « Au train où vont les choses, je ne serai pas surpris de me retrouver en prison d’ici un an ». Les Smiths étaient-ils devenus une prison ? La séparation du groupe peu avant était-elle en réalité une évasion ? Comme s’il voulait briser un carcan, Morrissey change en tout cas ses habitudes.

Deux des morceaux les plus réussis du disque rompent ainsi avec le style habituel des Smiths : les guitares se taisent complètement sur l’introductif « A rush and a push and the land is ours », tandis que le sublime « Last night I dreamt that somebody loved me » affiche un lyrisme à la Scott Walker, nouvelle influence de Johnny Marr. Et il y a tout le reste, bien sûr. Tout ce qui fait la beauté d’un disque des Smiths : textes torturés (« Girlfriend in a coma », « Unhappy birthday »), critiques acerbes (contre les journalistes de la presse musicale sur « Stop me if you think that you’ve heard this one before », contre l’industrie du disque - une fois de plus - sur « Paint a vulgar picture ») et mélodies parfaites.

Quasiment l’état de grâce, une fois de plus, à peine tempéré par « Death at one’s elbow », chanson symptomatique de l’influence rockabilly du groupe, qui ne lui a pas donné ses meilleures compositions. Et, pour finir sur une bonne note, un somptueux constat de divorce adressé par Morrissey à Johnny Marr : « I won’t share you ». Et ces derniers mots, « This is my time », qui annoncent quinze années d’une riche carrière solo. Ses trois collègues, eux, sombreront dans un semi-anonymat. Mais qu’importe : ils avaient dit l’essentiel.

   

 

Jean-Marie Pottier - Copyright 2013 Music Story

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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un joyau mésestimé 11 octobre 2004
Format:CD
C'est mon album préféré des Smiths, je ne comprends pas qu'on le juge moins bien que les précédents : chaque titre est une perle, la musique est en parfaite harmonie avec les paroles. La première chanson est une ballade sur la jeunesse réprimée qui ne croit déjà plus à l'amour, mais qui ne cesse d'en rêver, la deuxième un hymne décomplexant sur la mauvaise habitude de ne pas terminer ce qu'on commence, la suivante une ode désabusée sur l'optimisme professé par la génération disco ("Love, peace and harmony? Very nice, ...but maybe in the next world"). Le reste est à l'avenant.
Le sommet est cependant "Last night I dreamt that somebody loved me", à l'intro époustouflante, au texte purement génial, sur l'attente vaine de l'amour, la résignation mêlée de déception qu'on a tous ressenti...
A écouter, pour partager la mélancolie des Smiths, dont le côté dépressif et l'ironie désabusée cachent une énergie insoupçonnée.
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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Death of a great pop band 9 octobre 2006
Par Alexis Bidault TOP 500 COMMENTATEURS
Format:CD
Il m'est très difficile de parler des Smiths, qui furent pendant longtemps, et de loin, mon groupe préféré, sans tomber dans le piège de la nostalgie et/ou d'un enthousiasme démesuré. Personne ne me demande certes d'être objectif mais proposer une litanie de superlatifs en guise d'analyse ne convaincra pas les profanes quant à la nécessité absolue de se plonger sans retenue dans la discographie du groupe, certes concise mais dont chaque chanson est essentielle.

Le succès des Smiths a été fulgurant, météorique. Portés par un charismatique chanteur, Morrissey, dont les apparitions répétées dans la presse musicale régalent les lecteurs, ils sont accompagnés d'une vague de passion inouïe, et déchaînent les foules adolescentes partout où ils passent. Mais les problèmes de drogues d'Andy Rourke, la fatigue associée aux tournées harassantes, les tiraillements au sujet de l'avenir du groupe (destiné à devenir énorme et jouer dans les stades, mais dont la raison d'être est l'intimité avec ses auditeurs), les ego des uns et des autres, les incompréhensions et les malentendus auront raison d'un groupe magique alors au sommet de sa gloire.

'Strangeways, here we come' est ainsi le quatrième et dernier album studio des Smiths. On y perçoit nettement la volonté de Johnny Marr, guitariste génial et compositeur exclusif des musiques, d'emmener le groupe vers de nouveaux horizons, d'élargir sa palette musicale et d'étoffer sa personnalité. Les morceaux s'éloignent en partie des terrains balisés par les albums précédents pour s'aventurer vers des territoires inconnus. Les délicieux arpèges de guitare du premier album ont en grande partie disparu au profit de nouvelles textures, pourtant l'essence du groupe est intacte, irréductible à tel ou tel gimmick.

Les paroles de Morrissey naviguent de l'ironie grinçante au profond désespoir, et font la plupart du temps mouche. Son immense et parfois incompris sens de l'humour y est bien sûr à l'œuvre ('i traveled to a mystical time zone but i missed my bed so i soon came home',) et il est difficile de ne pas ressentir d'empathie à leur écoute quand elles évoquent, sans sombrer dans la pathos larmoyant, la solitude et le mal-être ('Last Night I dreamt that somebody loved me, no hope, no harm just another false alarm'). Elles s'offrent en outre toujours le luxe de sonner admirablement bien ('and the pain was enough to make a bald shy buddish reflect and plan a mass murder') et de se prêter aux interprétations multiples.

Les deux sommets du disque sont à mes sens 'Death Of A Disco Dancer' et 'Last Night I Dreamt That Somebody loved me', où le groupe abandonne la pop virevoltante pour une musique empreinte d'une terrassante mélancolie. La beauté crépusculaire de l'introduction de Last Night, suivie de l'entrée en lice pleine d'élégance du groupe, compte parmi mes moments de musique préférés tous disques et genres confondus. Les mélodies tourbillonnantes sont toujours remarquables et mettent à mal les notions de couplet et de refrain ; tous les morceaux sont dignes de la plus grande attention, même si Girlfriend in A Coma n'est pas loin de sombrer dans la facilité.

Une étiquette voyante qui indique en gras 'années 80' a malheureusement été apposée de manière définitive sur le son. La production est un peu datée et certains morceaux en pâtissent. On se plait alors à rêver des merveilles dont aurait pu accoucher les dons d'arrangeur de Johnny Marr à une autre époque ou dans un autre contexte, mais tel quel, il y a déjà suffisamment de raisons de savourer cet ultime testament d'un groupe pop anglais essentiel.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une merveille méconnue 17 juin 2003
Par Giggs
Format:CD
Dernier disque des Smiths, accouché dans les prémices de la séparation du groupe, édité après celle-ci... Strangeways a tout du disque mal aimé, un "grand disque malade". Mais ce dernier opus mérite sa place aux côtés des autres chefs d'oeuvre du quartet de Manchester. Certains le trouvent un peu trop uniforme, pas assez flamboyant. Mais de "Unhappy birthday" à "Girlfriend in a coma", en passant par le maladif "Death of a disco dancer", ce disque contient de nombreuses pépites et constitue un nouveau sommet de mélancolie ironique et désillusion grattée jusqu'à l'os. Morrissey livre des textes plein d'humour desespéré ("I've come to wish you an unhappy birthday") ou de lucidité crue ("Paint a vulgar picture", sur l'industrie hypocrite du disque), louvoyant avec brio sur des mélodies imparables du comparse Johnny Marr. Un disque mal aimé, mais à réévaluer d'urgence. mais pourquoi diable ces types là se sont-ils séparés ?
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