J'ai beaucoup aimé la "Stratégie Ender" parce qu'Orson Scott Card nous y présentait un personnage, Ender, vraiment convaincant et attachant. On y découvrait ses doutes, ses peurs, ses ambitions... C’est pour ça que je me sui lancé tête baissée dans la "Stratégie de l’ombre". Et là, déception, puisque dans ce tome on nous présente à nouveau les réflexions et introspections d’un jeune héro mais cette fois c’est plus Ender c’est Bean.
Ce n'est pas que la "Stratégie Ender" soit nettement mieux, mais c’est le problème des suites c’est souvent moins bien. De plus, j'ai trouvé déplaisant de voir les actions d’Ender à ce point rabaissées dans cet opus. Et oui c’est dure de s’attacher à un personnage et de s’entendre dire ensuite qu’il doit tout à un autre !
De plus, vu que Bean semble si parfait, il apparaît moins attachant. Il intellectualise tout, donc ne dévoile pas ses sentiments (n’en a pas ?). On a l’impression que rien ne lui résiste et rien ne lui résistera jamais. Là où Ender donnait l’impression de lutter pour réussir, j’ai eu du mal à voir des difficultés pour Bean et donc de voir autant d’intérêt à la lecture.
Pour conclure, j’ai beaucoup apprécié ce livre, je vous assure c’est vrai, mais pas autant que si je n’avais pas lu la "Stratégie Ender" avant… A mon sens, il faut faire un choix entre les deux et je conseillerai la "Stratégie Ender."