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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
entre ciel et terre,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stratosfear [Definitive Edition] (CD)
Après un "Rubycon" abstrait, évanescent et entièrement électronique, Edgar Froese, Peter Baumann et Chris Franke sortaient un an plus tard "Stratosfear", tout aussi splendide mais qui en est en quelque sorte l'anti-thèse. Non que cet album ne soit pas planant, il l'est ! Mais d'une manière complètement différente, voire opposée : plus de thèmes, de couleurs musicales, et une instrumentation enrichie cette fois d'instruments non électroniques comme guitares, piano, clavecin, harmonica, percussions... Quatre morceaux au lieu de deux, de longueur équivalente (une dizaine de minutes chacun), et qui peignent des paysages plus divers, plus concrets et plus "terrestres", plus lumineux également que sur le trouble et sombre album précédent.1- "Stratosfear" : une introduction en doux arpèges de guitare électrique, puis une longue séquence électronique, mélodie synthétique sur séquence rythmique répétitive, et une conclusion à la guitare électrique solo. Un morceau au tempo assez rapide, comme le survol en accéléré d'un vaste panorama de lacs brillant sous le soleil ou de déserts parsemés de roches violet et orange, comme dans les peintures de Bruce Pennington. La musique s'évanouit... Tout de suite après sont rejoués les arpèges de guitare comme au début du disque, sauf que la mélodie a vaguement changé... Mais déjà les arpèges s'éloignent, très lentement... Image qui se dissipe au crépuscule... Drôle de séquence courte et comme suspendue entre deux, isolée comme une île...... 2- "The Big Sleep In The Search Of Hades" : très beau morceau, de forme sonate. Refrain en arpèges de guitare et synthétiseur à la mélodie douce et aérienne, et couplet en nappes vaporeuses de mellotron. ... vision d'une gigantesque sphère argentée suspendue au-dessus d'une plaine stratosphérique d'où émergent ça et là quelques protubérances, quelques montagnes de nuages... Le titre le plus planant de l'album. 3- "3 AM At The Border Of The Marsh From Okefenokee" : des notes en intervalles d'octave, comme des gouttes d'eau qui tombent lentement ou les pas de quelque promeneur solitaire... un harmonica accompagné de sonorités électroniques éthérées... Peu à peu monte un crescendo, une énorme vague électronique qui retombe pour laisser la place à une sorte de ballade, jouée entièrement aux synthétiseurs... Une ballade dans les Everglades... Matin calme et heureux voyage.... A la fin, on entend des moutons ou des brebis. Etrange. Puis les pas du marcheur s'éloignent et disparaissent au loin... Le morceau se termine comme il avait commencé. 4- "Invisible Limits" : même séquence de base (les "pas"), qui constitue un bel enchaînement avec le titre précédent, puis le tempo s'accélère, dans une atmosphère rappelant celle du premier morceau. Au bout d'un certain temps et après quelques arpèges de guitare, le climat change, devient plus abstrait, sonorités électroniques et bruits divers, la mélodie revient doucement accompagnée de subtils bruissements, et puis c'est la conclusion au piano accompagné d'un synthétiseur mélancolique et enfin crescendo final au piano seul. Fin de la journée, sur un rivage de "sables vermillion", le regard tourné vers d'invisibles limites... Tangerine Dream n'a par la suite jamais égalé ce sommet, même si je considère "Cyclone" (évoquant des cités du futur abandonnées dans une entropie de béton et de métal), et surtout "Exit" (de loin le meilleur album des Allemands en-dehors des seventies et dernière sortie galactique d'un groupe qui allait par la suite, et à de rares exceptions près, sombrer dans une sorte de new-age facile et prévisible pour ne pas dire totalement insipide), mais aussi "White Eagle", "Le Parc" ou encore "Underwater Sunlight" (les exceptions en question), comme de belles réussites. Un classique incontournable de la "musique planante". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
EXCEPTIONNELLEMENT PLANANT ET INVENTIF,
Par Benoît P. (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stratosfear (CD)
Tout à fait d'accord avec les commentaires de Christian et d'Amazon. J'ajouterai que ce disque, qui à mon avis n'a pas vraiment vieilli, est exceptionnel en ce sens que (à part quelques passages brusquement agressifs mais délicieusement impressionnants, et à l'exception du premier morceau), il donne une ambiance de mystère, de "silence" (ce n'est pas de l'humour !) et de rève éveillé. C'est un des albums les plus relaxants que je connaisse, et, possédant presque toute la discographie de ce groupe, je pense que c'est le meilleur. De plus, il introduit une notion de ryhtme qui n'était pas présente dans les précédents LP de TD(cf RUBYCON que j'aime ausi beaucoup!).Entre la superbe intro du morceau-titre, le clavecin de "the big sleep", la puissance de "okefenokee" et le superbe début d'"invisible limits", j'ai du mal à choisir, mais garde un faible pour le dernier morceau, le plus "planant" au sens littéral du terme et qui correspond le mieux à la superbe couverture du disque. A ecouter, si possible, sur un excellent casque.Un CD à posséder absolument pour tout amateur de musique éléctronique, à mon avis. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Album Essentiel de transtition pour Tangerine Dream,
Par Mmarkus "Markusmala" (Viry, Haute-savoie, france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stratosfear (CD)
L'Album par excellence pour découvrir Tangerine Dream si vous avez envie d'essayer mais que vous restez frileux quand au choix.Les précédents "Ricochet" et "Rubycon" reste a peine plus expérimentales avec leurs faces monolithiques de 2 fois 20 minutes chacune, je dirais que le populaire "Phaedra" est encore plus sombre et difficile pour une première approche(mais cela dépend encore du type d'auditeurs). Stratosfear est un album instrumental mélant l'électronique et les sons accoustique un exemple de fusion sans parole. Les fameux modulaire Moog sont particulièrement présent et audible sur cet album qui pourrait aussi être considéré comme parmis les disque sortie alors comme une excellente démo pour entendre les synthés (Moog), mais pas seulement les mellotrons (on reconnait généralement celui-ci par ses sons de violons, choeur ou flûtes, l'ancêtre de nos Sampleurs digitaux celui-ci à bandes magnétiques), la guitare électrique (et acoustique) joué par Edgar Froese ainsi que le Piano électrique Rhodes ont aussi la part belle. Ainsi que quelques instruments différents des percussions et de l'harmonica. Une oeuvre planante, colorée et chatoyante pleine de différentes facettes musicale (comme une bonne boite de chocolat!), bien que a tendance progressive (Okefenokee, Invisible limits) contient aussi des thèmes plus accessible au auditeurs moins avertis sur le morceaux titre "Stratosfear" et une ambiance mélodique un peu medièvale sur "The big sleep in search of Hades". C'est Album reste très exploratoire ici et là comme sur "Stratosfear" dans le long developpement progressif, bien que basé sur l'évolution d'un thème plus concis qu'auparavant, très efficace pour nos mémoires musicales. De très beau solo de guitare électrique dans ce titre ainsi que dans la partie centrale de "Invisible Limits", qui nous plonge dans un galop de séquenceur mémorable surmonté d'un superbe theme Lead (typique de Peter Baumann) juste avant un épisode bruitiste plus avant-gardiste avant une coda plus ballade pop. Un album inclassable mais c'est bien là son charme, plus facile, même si l'expérimental se ressent encore partout, un excellent équilibre qui préfigure pas mal de directions pour le futur. A découvrir vraiment pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler, cela en vaut la peine. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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