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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
J'avais découvert Myung-Whun Chung par son interprétation scrupuleuse et sèche de la "Turangalila-Symphonie" chez DG...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Stravinski : Le Sacre Du Printemps - Moussorgski : Tableaux D'Une Exposition (CD)
Un disque que je tiens toujours en haute estime.J'attendais donc une lecture rigoureuse du "Sacre", qui s'est confirmée par des choix rythmiques souvent exacts (ou du moins très contrôlés) quant aux indications métronomiques de la partition. Par exemple : noire =166 pour le prestissime 3/4 de la "Danse de la Terre" (presque égal au 168 qu'indiquait Stravinsky) Noire =170 (au lieu de 166) pour les "Jeux des Cités rivales" où l'on observera un étrange et injustifié étouffement trois mesures avant le "Cortège du Sage" (1'46) : le percussionniste atténue soudain les coups de grosse caisse alors qu'il doit continuer à la frapper « secco » et « mezzo forte ». La lisibilité de l'exécution concilie précision et hargne (dans le "Jeu du rapt" : la rage des violons et violoncelles en trémolo au chiffre 47, 1'02) sans tarir l'expressivité : ces "Rondes Printanières" me semblent presque érogènes ! A 1'04, écoutez ces cors turgescents, aguicheurs, gorgés de sève vernale. Le travail sur les timbres instrumentaux se signale par son inventivité et sa pertinence illustrative : le tam-tam ferrailleux dans le "Cortège du Sage", l'extase des cordes qui évoquent le geste hiératique du patriarche (plage 7, 0'19)... Le chef introduit la seconde partie par un jeu serré, d'abord au « tempo giusto » : noire à 51 jusqu'au Piu mosso (3'19) pris lui-même effectivement à 60. Mais il presse un peu le mouvement pour les "Cercles mystérieux des adolescentes" : noire à 102 au lieu de 80 pour le Piu mosso (0'22-1'05) qui revient ensuite à 68 (au lieu de 60) pour le tempo primo (1'05-2'45) jusqu'à l'hémorragique Poco accelerando. Même si Zubin Mehta à Los Angeles (Decca) osait un contraste encore plus flagrant, l'animation dramatique prime ici sur la langueur des atmosphères, que les pupitres parisiens cernent sans évanescence, fixant nettement le décor de ce cérémonial initiatique. Exécution méthodique et vigoureuse de la "Glorification de l'Elue" et de la gouailleuse "Evocation des ancêtres", où d'autres chefs ont hélas tendance à ralentir, alors que Stravinsky insistait pour que les pulsations restent égales. A l'inverse, Chung accélère un peu : noire =128 pour la "Glorification" (notée =144) puis à 272 (si croche = noire) pour "l'Evocation" prise exactement au même train que Karajan (DG 1975) qui du moins assurait une continuité « l'istesso tempo » entre ces deux épisodes. A la fin de "Action rituelle des ancêtres" (2'45-3'00), j'apprécie le rauque grognement des sextolets que le trompettiste mi bémol obtient avec sa sourdine : un effet qu'on entend rarement ainsi maugréé, avec un zeste d'ironie. Pour la "Danse sacrale", la discipline du « Philhar » m'a épatée, surtout quand on lui impose ici une clarté d'articulation qui, loin de l'entraver, l'excite comme un fauve rugissant (les glissandi des cors après 2'42 !) et infatigable : le redémarrage en trombe au chiffre 181 (3'01) ! Pour autant, aucun tumulte libertaire tant le maestro veille à l'architecture, marquant les fluctuations de tempos aux points névralgiques. Cette interprétation de mars 2007 ne mérite qu'éloge : une des meilleures que j'aie entendue, et qui s'insère désormais parmi mes préférées. D'autant qu'elle se montre superbement flattée par les micros. Captée en décembre 2008, cette exécution des "Tableaux d'un Exposition" s'annonce également comme une grande réussite. Certes l'introduction manque de subtilité, l'interlude des "Tuileries" (0'26-) se présente mielleux et maniéré. Mais au reste l'orchestre de Radio-France répond aux exigences de phrasé, de détail, de couleurs qui proposent une version particulièrement communicative. Ecoutez la richesse de ses cordes dans le crescendo de "Bydlo" ! Travail de haute précision pour l'émoustillant "Ballet des poussins", joué vraiment « vivo e leggiero » en affinant le trait, allégeant la texture et en aiguisant le souffle des flûtes, hautbois et clarinette. On notera l'attaque crue des cornistes qui nous transporte vertement au "Marché de Limoges". Au demeurant, aucune tonitruance pour les "Catacombes" où les cuivres nous épargnent l'arrogance de certains confrères américains. Chung souligne le contraste rythmique entre les différentes sections de "Gnomus", fermement et puissamment articulé, tout comme sa "Baba Yaga". L'analytique sagacité du chef coréen nous vaut une apothéose aussi construite que solennelle pour la "Grande Porte de Kiev". A 0 '42, aviez-vous déjà si nettement perçu les acciacatures qui mordent le coup de timbale mi ? A 4'33, on distingue une cloche très claire dans la Coda. Bref voilà une prestation soignée, étudiée, non moins charismatique, qui rivalise au sommet de l'abondante concurrence discographique. Un disque prioritaire pour qui recherche l'attrayant couplage de ces deux oeuvres parmi les plus démonstratives du répertoire russe. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Attention défaut sonore !!!!,
Par Gross Gheist "G.G." (L'Os en Gelée) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stravinski : Le Sacre Du Printemps - Moussorgski : Tableaux D'Une Exposition (CD)
j'ai acheté ce CD , je l'attendais depuis plusieurs années, hélas , une fois de plus pour le "Sacre" il y a un défaut concernant la prise de son sur la plage 13 à 0:51 un parasite sonore dû à un téléphone portable se fait entendre ... Intolérable !!!
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