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5.0 étoiles sur 5
Le retour des princes, 15 juillet 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strays (CD)
Des années que je l'attend ce disque; des années à espérer que le plus grand groupe rock des années 90 cesse de disperser ces membres dans diverses entreprises musicales insignifiantes en comparaison de l'alchimie explosive qui caractérise leurs 3 albums. Emmené par la voix unique de son génial leader Perry Farrell, Jane's Addiction ne fait pas une rechute (commerciale) mais un retour sur ses terres légitimes: le rock, et va de fait reprendre le titre qui lui appartient, celui des princes.
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4.0 étoiles sur 5
le retour du roi Farrell, 13 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strays (+ une plage vidéo) (CD)
And the winner is..." attente angoissée... Jane's Addiction, pour son album "strays" (applaudissements et huées) !!! Eh oui, le prix Chatterbox du meilleur disque 2003 revient à Perry Farrell qui a reformé son groupe fétiche pour un retour fracassant au pays du rock qui dégage sévèrement ! Les fans le savent, leur dernier album "ritual de lo habitual" datant de 1990 était presque parfait... mais il manquait quelque chose au troisième disque de ce combo californien formé en 1986. Pour leur come back, il ont trouvé le petit plus en la personne de Bob Ezrin, immense producteur qui mérite à lui seul, un article... (Aussitôt dit aussitôt fait, à vous de cliquer sur "Welcome to the Bob Ezrin machine" et vous saurez tout sur ce génie méconnu). En effet ce qui frappe dès la première note, c'est le son, énorme... On pense souvent à Led Zep, en plus barré, sans aucun travers hard, mais avec des influences psychés bien digérées. Il vous faudra, comme toujours pour les grands disques, plusieurs écoutes, pour pénétrer ce chef d'œuvre à l'exacte intersection entre tradition rock et fusion moderne. Pas de hit commercial (à part peut-être "just because"...), mais des musiciens au sommet de leur art. Le guitariste Dave Navarro, revenu de son expérience de mercenaire chez les Red Hot Chili Peppers, balance une multitude de sons, des riffs bien heavy de "true nature" aux rythmiques acoustiques délicates de "everybody's friend".Le batteur Stephen Perkins est capable de tout, du groove le plus lourd à la Bonham (sa principale référence) aux tourneries les plus complexes (son intro sur "hypersonic" est une tuerie...). Le nouveau venu Chris Chaney n'est pas en reste, et ses plans de basse sont dignes de Fléa, un fidèle du groupe, et une référence en matière de quatre cordes. Enfin, cette grande gigue de Perry Farrell... Quel phénomène ! toujours en équilibre entre fanfreluche, petit rat d'opéra, et cirque rock 'n' roll... C'est à lui que l'on doit le festival itinérant et alternatif Lollapalooza, qu'il quitte dès que celui ci devient trop commercial. On lui doit aussi la splendide tentative "Porno for Pyros", plus deux Cds solos superbes... Dans un autre genre, ce chanteur me rappelle un audacieux mélange entre Jim Morrison et Lou Reed avec son coté délirant et incontrôlable, mais aussi avec son immense charisme, et un vrai sens de la poésie... A l'heure où l'Amérique s'enfonce dans un délire conservateur, il est bon de rappeler qu'il existe encore des rockers s..., au pays de Bush junior, non pas ceux qui comme Marilyn Manson effrayent les moins de huit ans en singeant Alice Cooper, mais des artistes à la fière allure, branchés glam rock et alter mondialisme, et prêt à prendre des risques pour fuir la "main street" de l'American dream perverti pas des réacs libéraux qui sont eux vraiment décadents. Bravo Jane's Addiction !
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A ceux qui disent que le rock est mort..., 12 avril 2004
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Jane's Addiction est de retour, après plus de 10 ans d'absence. Ancienne figure emblématique du rock alternatif à la fin des années 80's, le groupe avait periclité après 3 albums de référence, et curieusement à la même époque de l'émergence du "Seattle sound" (entendez "grunge"), qui avait pourtant reboosté toute la scène indé. Perry Farrell, leader du groupe, n'en avait pas pour autant arrêté la musique. Il avait fondé Porno for Pyros et avait créé le fameux festival alternatif itinérant "Lollapalooza" au début des années 90's (qui existe encore d'ailleurs) justement pour promouvoir la jeune scène indie dont les Pearl Jam, Soundgarden, Alice in Chains et Nirvana (entre autres) ont bien profité. On se souvient de l'apparition de Dave Navarro chez les Red Hot Chilli Peppers sur "One hot minute" avant de se faire jeter. Personnellement, je pense que c'était un bon album, mais Navarro a une approche rock plus basique que Frusciante, et un tout autre son. Frusciante est "le son" des Red Hot, avec son approche funky et son psychédélisme expérimental (encore plus poussé sur ses albums solo) et son son de gratte particulier. Navarro est ici plus à l'aise, et plus déchaîné que jamais. Alors que le grunge est mort, que la mode est au Nu-metal et autres pseudo goths, trip-post-rock-crotte, ou punk rock batardisé, le paysage du bon gros rock US semblait tout moribond. Jane's Addiction vient remettre les pendules à l'heure et nous gratifie d'un excellent album. On sent le groupe heureux d'être de retour, et nous le fait sentir, peut être de façon moins déjantée qu'avant, mais avec un bon esprit de revanche et une sacrée dose de professionnalisme. L'album est produit par Bob Ezrin, qui n'est autre que le producteur du fameux "The Wall" des Pink Floyd...chaque chanson a été minutieusement travaillée; sous ses allures sauvages, l'album propose des titres qui regorgent de subtilités. Le son est ce qu'il se fait de mieux en la matière actuellement (grosse production US oblige!), et sonne même presque métal. Le timbre de voix de Farrell est toujours aussi inimitable, Navarro balance ses riffs bien sauvages et distordus, agrémentés de breaks et de solos enflammés bien placés, le bassiste apporte une bonne dose de groove à l'ensemble, le batteur cogne dur mais sait se montrer très subtil. Au final, nous avons un excellent album de rock (ce qui ne veut pas dire "rock guimauve fadasse calibré pour la FM"...qu'on se le dise!), bien psyché, avec ce style aérien et cette voix caractéristiques, bref, on a à faire à dur pur Jane's Addiction, au meilleur de sa forme. A suivre sur scène...
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