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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Osez.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Streetnoise (CD)
Paru en 1969, le double Streetnoise est la deuxième et ultime collaboration (plutôt co-habitation) entre les britanniques Julie Driscoll et Brian Auger & The Trinity,l'autre étant l'album Open, paru en 1967. Les enfants, ruez-vous sur ce disque, c'est tout ce que j'ai à vous dire. Streetnoise est un cocktail détonant de classique, gospel, jazz, blues, rock, interprété par des virtuoses dans leur genre. Brian Auger, à l'orgue et au piano, nous régale de ses solos subtils et inspirés, le tout étant agrémenté par la voix érotique et sensuelle, pleine d'émotion, d'une époustouflante Julie Driscoll (Jools pour les proches). C'est étrange et tout simplement génial. Bon, d'accord, la moitié de Streetnoise est constituée de reprises comme Light My Fire des Doors, sublime et embrumé au possible, Let The Sunshine In de la comédie musicale Hair, comme Take Me To The Water de Nina Simone, comme Save The Country (Laura Nyro, une auteur-compositeur née dans le Bronx et qui a arrêté sa carrière à 24 ans), comme All Blues de Miles Davis ou Indian Rope Man de Richie Havens. Mais y a pas de mal à ça ? D'autant plus que l'interprétation des versions en question renvoie à leurs chères études les interprètes de ces originaux. J'exagère, mais il faut avoir entendu ces adaptations, une fois dans sa vie. Parmi les morceaux propres à Driscoll (elle ne chante pas sur tous les morceaux) et Brian Auger, accordez une attention particulière à l'instrumental qui démarre l'album, Tropic Of Capricorn aux variations jazzy, à I've Got The Life et sa joie de vivre, Czechoslovakia (créditée à Driscoll), A Word About Colour (émouvant), When I Was Young (arrangé par Jools). Ne négligez rien, allez jusqu'au bout de l'écoute. Cet album sur lequel les guitares n'apparaissent, pour ainsi dire pas, est une fusion aboutie de jazz rock, de pop anglaise, de folk et de touches progressives. Il est radicalement différent de ce qui se faisait à l'époque et dégage une impression étrange. La voix orgasmique de Driscoll et les sonorités maîtrisées de son orgue Hammond par Brian Auger, se marient à merveille. C'est l'ultime tour de piste, de Julie Driscoll (qui est devenue Tippetts maintenant) et Brian Auger. Streetnoise n'est pas sans faire resurgir les souvenirs d'une époque marquée par les révoltes d'une jeunesse adolescente en proie à des désirs (utopiques) de paix et d'amour. Franchement, allez-y. Foncez sur Streetnoise. C'est fascinant et brillant. Du grand art. C'est presque trop beau (PLO54).
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3.0 étoiles sur 5
La fin d'une aventure,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Streetnoise (CD)
Après les beautés de l'album Open, Streetnoise (1969) marqua un fléchissement à la fois dans l'inspiration, moins originale, et dans la réalisation (prise de son moins soignée, arrangements parfois maladroits) : "Auge" et "Jools" ont cédé à la tentation Pop, qui les mènera à une impasse (et à l'échec de leur tournée américaine). Driscoll "fait du Driscoll", mais la magie n'opère plus. Auger retrouvera Julie épouse Tippett pour un dernier album en 1978, Encore, mais il passera bientôt à autre chose avec l'album Befour.Quelques titres valent cependant d'être réécoutés : "Light my fire" et "All blues" pour Driscoll, et pour Auger aux claviers "Ellis island", "Finally found you out", et surtout le très beau "Looking in the eye of the world", chanté par Auger et qu'il reprendra 35 ans plus tard chanté par sa fille Savannah dans l'album éponyme de 2005. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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