Présentation de l'éditeur
Le règne personnel de Louis XIV (1661-1715) correspond à l'une des époques les plus fertiles de l'histoire de l'art, et à l'essor sans précédent des arts décoratifs en France. L'élaboration d'un langage artistique cohérent, en harmonie avec la volonté de représentation du monarque trouve sa matérialisation tant dans les grands programmes architecturaux que dans l'épanouissement des arts somptuaires, appelés à compléter l'ensemble du monument. La création de la Manufacture des Gobelins, dès 1662, jouera un rôle déterminant dans ce renouveau.
Véritable creuset où se rejoignent des artisans d'horizons différents (tisserands, peintres et graveurs français ou flamands, ébénistes, sculpteurs ou lapidaires italiens), l'apport des Gobelins sera décisif pour l'élaboration du premier style décoratif louis-quatorzien. La préoccupation constante pour l'ameublement des demeures royales ou des hôtels parisiens constitue le moteur essentiel du développement de l'artisanat de luxe en France, à partir de 1665. Les ornemanistes (les Marot, Berain ou Audran), ou les ébénistes logés aux galeries du Louvre (A.-C. Boulle, J.-A. Oppenord), ceux du Garde-Meuble de la Couronne (P. Gole, C. Campe ou les Gaudron), enfin les nombreux ateliers du faubourg Saint-Antoine y participent activement. Les menuisiers et les sculpteurs sur bois jouèrent à leur tour un rôle essentiel dans la perfection du décor intérieur des demeures de l'époque. Confrontés aux difficultés de la fin du règne et au ralentissement de la commande officielle, tous ces corps de métiers sauront pourtant trouver, au début du XVIIIe siècle, les ressources conduisant au renouveau du style et au passage
Véritable creuset où se rejoignent des artisans d'horizons différents (tisserands, peintres et graveurs français ou flamands, ébénistes, sculpteurs ou lapidaires italiens), l'apport des Gobelins sera décisif pour l'élaboration du premier style décoratif louis-quatorzien. La préoccupation constante pour l'ameublement des demeures royales ou des hôtels parisiens constitue le moteur essentiel du développement de l'artisanat de luxe en France, à partir de 1665. Les ornemanistes (les Marot, Berain ou Audran), ou les ébénistes logés aux galeries du Louvre (A.-C. Boulle, J.-A. Oppenord), ceux du Garde-Meuble de la Couronne (P. Gole, C. Campe ou les Gaudron), enfin les nombreux ateliers du faubourg Saint-Antoine y participent activement. Les menuisiers et les sculpteurs sur bois jouèrent à leur tour un rôle essentiel dans la perfection du décor intérieur des demeures de l'époque. Confrontés aux difficultés de la fin du règne et au ralentissement de la commande officielle, tous ces corps de métiers sauront pourtant trouver, au début du XVIIIe siècle, les ressources conduisant au renouveau du style et au passage
L'auteur vu par l'éditeur
Ancien conservateur en chef des musées de Roumanie, Calin Demetrescu a poursuivi une formation d'historien d'art à l'Institut des Beaux-arts de Bucarest, puis des études à l'Université de Paris IV-Sorbonne et à l'École Pratique des Hautes Études de Paris. Chargé des arts décoratifs au Musée d'Histoire et d'Art de la Ville de Bucarest, il a consacré ses recherches à l'ébénisterie française des XVIIe et XVIIIe siècles. Auteur d'études monographiques sur Domenico Cucci ou les ébénistes de la famille Gaudron, il a contribué, à partir de documents d'archives inédits, à une meilleure connaissance de la biographie et de l'oeuvre de ces importants artisans du règne de Louis XIV