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4.0 étoiles sur 5
Un plus post mortem ... Archive ?, 27 avril 2006
Pour ceux qui ne connaissent pas Joy Division, ce n'est pas par cet album qu'il faut commencer car ce qui faisait la force de ce groupe était l'homogénéité de l'atmosphère de ses deux albums 'Unknown Pleasures' et 'Closer', chacun dans son registre.
Ici, c'est un disque pour continuer dans la prise de connaissance sur ce groupe mythique des années 70s, de ladite Cold Wave.
Il débute avec les titres 'Warsaw' et 'Leaders Of Men' issus de leur première tentative comme groupe sous le nom de 'Warsaw' et dont le premier EP est ressorti ces dernières années. On était alors en face d'un petit combo punkinet prometteur.
Ensuite des morceaux issus de face B ou de Maxi Singles, complètement dans le style qui a fait la force de ses albums, suivent avec 'Digital' vraiment du rock assourdi, 'Autosuggestion' aérien, 'Transmission' et 'She' S Lost Control' hit singles du groupe, dansants et nerveux.
L'auditeur reprend un coup de spleen, de musique planante presque, avec 'Incubation', se réveille glauque par 'Dead Souls' et replonge vaseux dans 'Atmosphere'.
Le hit 'Love Will Tear Us Apart' relance la machine danse.
L'auditeur termine sa prospection du monde de Joy Division avec des face B intéressantes, jamais baclées.
Plus qu'une compilation, à ce titre les Peel Sessions sont plus intéressantes, c'est une archive qui permet de mieux cerner la musique de Joy Division.
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5.0 étoiles sur 5
Un complément plus qu'indispensable à la discographie du mythe Joy Division, 3 décembre 2007
Pourquoi choisir de chroniquer « Substance » plutôt que les intouchables « Unknown Pleasures » et surtout « Closer », blocs homogènes atmosphériques d'angoisse et d'intensité qui demeurent encore aujourd'hui totalement intemporels ?
D'une part parce que d'autres internautes en ont parfaitement parlé et qu'il n'y a rien d'autre à ajouter, surtout pour le très important « Closer ».
Et d'autre part parce qu'il me semble que "Substance", malgré son format (il s'agit d'une compilation de titres ou versions absents de ces deux albums majeurs) ayant pour conséquence un certain manque de cohésion, prouve combien le groupe a opéré une progression musicale soutenue et conséquente en peu de temps (environ trois ans) avec toujours la même qualité (existe-t-il un seul titre raté dans la discographie de Joy Division ?).
Avec « Substance », on découvre avec émerveillement les débuts punk du groupe (avec quelques titres parfois timides et maladroits, mais toujours largement supérieurs aux créations d'un groupe de punk quelconque : je pense à « Leaders Of Men » ou « No Love Lost »), leur admiration pour des groupes comme Kraftwerk ou Throbbing Gristle avec une version formidablement hypnotique, dansante et martiale de « She's Lost Control », des morceaux de new-wave désarticulés et emplis de rage à peine contenue (les nerveux et percutants « Digital » et « Transmission »), et surtout la volonté d'évoluer vers des climats personnels tendus, claustrophiques et affligés, dont l'intensité éclatait notamment dans le fabuleux « Closer » (le sublime « Atmosphere » en est la preuve ici).
Et surtout, « Substance » contient deux des chansons les plus abouties de Joy Division : comment ne pas succomber à la pépite « Love Will Tear Us Apart » (dont la sincérité du propos déchire le coeur) et à l'épique « Dead Souls », qui à mes yeux véhicule à lui seul ces sentiments de vive inquiétude et de malaise caractérisant tout le répertoire de Joy Division, et tout ce qu'il y avait de fascinant dans ce groupe : un certain mélange d'angoisse et d'exultation, d'urgence et de détachement, d'espoir et de tristesse absolue.
Bref, se contenter de « Closer » (aussi puissant soit-il) ne permet pas d'avoir une vision complète du groupe, incontestablement aussi bon sur singles qu'en déployant leur art dramatique sur la durée entière d'un album.
Enfin, il me semble qu'avec « Substance », plus encore qu'avec « Closer », on saisit toute l'étendue de l'importance du groupe qu'était Joy Division: une alliance de quatre anglais modestes plutôt incompétents, du moins à ses débuts (les imperfections et approximations, tant au niveau de la voix que des intruments , éclatent au grand jour au terme de plusieurs écoutes) dont la symbiose a donné un résultat unique, bouleversant d'honnêteté et d'intensité, et extrêmement marquant dans l'histoire de la musique. Donc, essentiel.
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5.0 étoiles sur 5
Un must, 19 juillet 2007
"Substance" est l'occasion de découvrir Joy Division dans un son plus punk et moins cold wave mais toujours aussi jouissif. Cette compilation d'inédit est indispensable tant le tracklisting regorge de perles.
A noter qu'il existe une deuxième compilation de ce genre, "Still", mais que celle-ci est à réserver aux fans.
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