Présentation de l'éditeur
Sud Oranais est le journal de route du dernier séjour d'Isabelle Eberhardt dans cette région troublée du Sahara algérien, où des tribus rebelles résistent encore à l'avancée coloniale, au début du vingtième siècle. L'auteur emmène son lecteur des deux côtés d'une frontière indécise avec le Maroc, dans les camps bédouins, dans les cafés maures fréquentés par les légionnaires... et lui dévoile, de l'intérieur, la vie d'une petite cité théocratique. Le manuscrit de ce dernier texte d'Isabelle Eberhardt a été retrouvé après plusieurs jours de fouilles dans la boue de l'inondation d'Aïn Sefra, où l'auteur a péri le 21 octobre 1904. En proposant une nouvelle lecture de ces textes majeurs, les " Éditions du Centenaire " commémorent la mort de l'auteur. Lire Isabelle Eberhardt un siècle après sa mort, c'est se retrouver en phase avec l'actualité de la confrontation " orient-occident ". Quand elle a disparu à vingt-sept ans, noyée dans la crue de l'oued Sefra, elle possédait cette double identité, inscrite sur sa tombe : Isabelle Eberhardt, comme écrivain, et Mahmoud Saadi, comme baroudeur mystique du Sahara.
Quatrième de couverture
Lire Isabelle Eberhardt un siècle après sa mort, c'est se retrouver en phase avec l'actualité de la confrontation « orient-occident ». Quand elle a disparu à vingt sept ans noyée en plein désert, dans 1 a crue d'un oued, elle possédait cette double identité, inscrite sur sa tombe: Isabelle Eberhardt, comme écrivain, et Mahmoud Saadi, comme baroudeur mystique du Sahara.
Depuis mars 2002 et jusqu'en 2004, anniversaire de sa mort, les éditions Joelle Losfeld rééditent l'essentiel de son oeuvre en plusieurs recueils dans la collection Arcane, sous le titre générique : « les éditions du Centenaire. » Après le succès de « Au Pays des Sables » et de « journaliers » deux autres recueils paraissent en mars 2003: « Amours Nomades » et « Sud Oranais ».
Depuis sa mort, le 21 octobre 1904, Isabelle Eberhardt a été périodiquement reconnue par les milieux littéraires, en France, en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis.
Après que plusieurs biographies lui aient été consacrées et avec l'édition de ses oeuvres complètes (1990) chez Grasset puis de sa correspondance chez Payot, elle est connue d'un vaste public comme le plus singulier des écrivains voyageurs de langue française. Voici publiés pour la première fois dans une collection accessible à un nouveau public les textes majeurs de cet auteur.
Isabelle Eberhardt n'ayant jamais été publiée en librairie de son vivant, il n'existe donc pas d'édition originale. Celle que proposent Marie Odile Delacour et Jean-René Huleu (spécialistes d'Isabelle Eberhardt depuis 20 ans) sous le titre « Les Éditions du Centenaire » se réfèrent aux manuscrits de l'auteur conservés aux Archives d'Outre Mer à Aix-en-Provence, ou à ses textes publiés dans la presse avant sa mort.
Le manuscrit de ce dernier texte d'Isabelle Eberhardt a été retrouvé après plusieurs jours de fouille dans la boue de l'inondation d'Aïn Sefra où l'auteur a péri en octobre 1904. Préparé pour l'édition, ce manuscrit n'a pourtant pas été à l'époque, publié sous sa forme originale. Il le sera pour la première fois pour l'édition française dans la collection Arcanes.
« Sud Oranais » est le journal de route de son dernier séjour dans cette région troublée, où des tribus rebelles résistent encore à l'avancée coloniale, le long de la frontière algéro-marocaine. Isabelle Eberhardt emmène son lecteur des deux côtés d'une frontière indécise, dans les camps bédouins, chez les rebelles, dans les cafés maures fréquentés par les légionnaires... et lui dévoile, de l'intérieur, la vie d'une petite cité théocratique du Sahara.