Présentation de l'éditeur
Il y a dans les écrits intimes une forme de cruauté et dimpudeur que Roland Jaccqard revendique et que les maîtres de la littérature japonaise Akutagawa, Tanizaki, Dazai, Sakaguchi
- ont porté à la perfection. Notre écrivain espère navoir pas trop démérité en tentant de mettre ses pas dans les leurs. Mais mêmes sil ny a là quun ratage désolant, quimporte pour lui. Lesthétique de la catastrophe et vaut bien dautres. Et quand elle sapplique à soi-même, elle est encore susceptible darracher un sourire navré à ces jeunes beautés nippones photographiées par Slocombe, beautés quaucune forme dart jamais négalera.
Nul ne semble mieux aujourdhui que Romain Slocombe de restituer par ses photographies la grâce équivoque des lycéennes japonaises ni de suggérer les délicieuses perversités quelles induisent chez ceux qui ont la faiblesse de les aimer. Pour être lu deux et pour avoir passé une large part de sa vie à contempler en entomologie ces beautés peu farouches mais plus dangereuses quil ny parait, Roland Jaccard a trouvé ainsi en Slocombe un parfait complice.
Quatrième de couverture
Il y a dans les écrits intimes une forme d'impudeur et de cruauté que je revendique et que les maîtres de la littérature japonaise ont portée à la perfection. J'espère n'avoir pas trop démérité en tentant de mettre mes pas dans les leurs. Mais même s'il n'y a là qu'un ratage désolant, qu'importe? L'esthétique de la catastrophe en vaut d'autres et quand elle s'applique à nous-mêmes, elle est encore susceptible de nous arracher un sourire et d'inspirer un peu de tendresse à ces jeunes beautés photographiées par Slocombe, beautés que l'art n'égale jamais. Ne soyons pas dupes enfin du titre Sugar babies : si la représentation de la jeune fille est séduisante à l'extrême, sa réalité laisse un goût amer. On ne le regrettera pas. Les meilleurs bonbons sont fourrés au cyanure.