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Commentaires client les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Suicide,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Suicide (CD)
Une boite à rythme tout pourrie qui semble marcher à la vapeur. Quelques effets de synthés pas cher. Tout ça monté en boucle par un escogriffe aux énormes lunettes de ski. Une voix de crooner rockabilly plongée dans la réverb. Un Elvis Presley revenu d'entre les morts, salace et halluciné, qui se fait cracher dessus par le public dans la salle. Les punks n'ont rien compris. Hypnotique et minimaliste, un retour à la musique américaine des années 50, clichés plongés dans une électronique primaire, salis et magnifiés par New-York. Ca sent le sexe, c'est moite, sensuellement moite, ça dégouline de cyprine, les rythmiques basiques et masturbatoires (c'est Debby Harry qui le dit...). Morbide, prise de tête à force d'entendre cette satanée boite à rythme déglinguée qui carbure au gasoil. C'est le cauchemar de Frankie qui n'arrive plus à joindre les deux bouts, qui tue son gosse et sa femme, se tire une balle et se réveille en enfer. Les hurlements d'horreur d'Alan Vega pour l'éternité entre les tympans. Comme sa façon de sussurer des roucouleries romantiques mais perverses. L'Amérique, New-York, est malade, de sexe et de violence. Les clavier de Martin Rev, parfois, apportent un peu de lumière, de naiveté, de sucre, tout en bout de course, histoire de ne pas finir dans le caniveau.Sur scène, c'est dur. Pulsations infinies, minimaliste électro avant la lettre, litanies terrifiantes et cris de possédé, franchement agressif quand il s'agit d'évoquer le quartier noir de New-York. A Bruxelles, ça finira mal. Emeute dans le public, qui ne comprend pas ce que leur veulent ces deux fous sans batterie, sans guitare, sans basse. Micro disparaissant dans la foule, boite à rythme débranchée. Vega continue a cappela. Et explose. Du Suicide. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Déconstruire le rock'n roll,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Suicide (CD)
Lorsque Martin Rev et Alan Vega se rencontrent dans une impasse malodorante de New York, ce sont deux clochards qui survivent tant bien que mal au milieu des années 70. Grâce à un vieil orgue éléctronique farfisa complétement déglingué qu'ils ont certainement déniché dans une poubelle, les deux pesonnages peuvent se lancer dans le rock'n roll, Alan Vega s'occupant du micro. A des années-lumières du glamour de l'époque, les deux cyber-punks entreprennent de déconstruire totalement le rock originel, celui des pionniers (cf. "Johnny"), en le réduisant à une mélodie synthétique lugubre ; dans le même mouvement, ils inventent la suite, de la new-wave ("Cheree", dont Bono avoua s'être inspiré pour écrire "With or without you") jusqu'à la dance ("Keep your dreams"). L'orgue produit un son inimitable, rythmiques minimales et bruits futuristes, tandis que Vega se pose en crooner moderne, crachant, sifflant et hurlant avant de sussurer d'une voix langoureuse "i love you baby". Sur "Frankie Teardrop", cauchemar de la misère, on l'entend pousser des hurlements inhumains tandis que l'orgue s'emballe, emmenant frénétiquement l'auditeur vers l'horreur absolue.Le duo, on s'en doute, passa des années à galérer dans les bouges minables de la grosse pomme avant d'enregistrer cet album sublime. Sur cette superbe réédition, un deuxième cd permet de mieux comprendre le désarroi des spéctateurs de l'époque grâce à des morceaux live captés au CBGB et à Bruxelle. C'est là, sur 23 minutes regroupées sur une plage, qu'il faut entendre les deux prophètes, conspués par la foule, tentant de jouer leur album dans son intégralité sous les insultes (en français !) et les huées, avant de jeter l'éponge (et le micro) au milieu de "Frankie Teardrop". Un document, presque aussi passionnant que le "Metallic KO" des Stooges. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
TOTAL SUICIDE,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Suicide (CD)
Minimal (les claviers pourris de Martin Rev) et animal (la voix sulfureuse d'Alan Vega), répétitif et inventif, doux et venimeux. Ce premier album du duo New-Yorkais pourrait sortir aujourd'hui, il serait encore en avance.Du son à la une. maginez un Presley d'outre tombe hoquetant sur un suaire de syntés sépulcraux? Alan Vega, rocker galactique et Martin Rev employé de banque de bruits électroniques. Par la suite, Vega se produisit seul avec un mini magnétophone posé sur une table à tréteaux.Les spectateurs lui crachaient dessus, Vega les insultait mais restait sur scène. Complétement surréaliste et.......................suicidaire.
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