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Suicide [Import]

Suicide CD
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Détails sur le produit

  • CD (1 février 1999)
  • Nombre de disques: 2
  • Format : Import
  • Label: Mute Records
  • ASIN : B00004VJSV
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 798.115 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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Disque : 1
1. Ghost Rider
2. Rocket Usa
3. Cheree
4. Johnny
5. Girl
6. Frankie Teardrop
7. Che
8. Cheree (Remix)
9. I Remember
10. Keep Your Dreams
Disque : 2
1. Mr Ray
2. Las Vegas Man
3. 96 Tears
4. Keep Your Dreams
5. I Remember
6. Harlem
7. 23 Minutes Over Brussels

Descriptions du produit

Amazon.fr

Attention : ne pas se fier au sordide de la pochette grand-guignolesque et sanguinolente à souhait qui pourtant illustre parfaitement le patronyme choisi par le groupe et pourrait en rebuter plus d'un. Suicide, premier disque éponyme du duo new-yorkais est comme de la dynamite jetée à la face des dinosaures du rock d'alors comme aux punks, une bombe dont les déflagrations n'ont toujours pas fini de secouer la planète, inépuisable source d'inspiration pour les trublions de la technosphère. Portée par les claviers à trois francs six sous de Martin Rev, la voix haletante et sexy d'Elvis underground d'Alan Vega susurre quelques hymnes à la gloire des tumultes urbains. "Frankie Teardrop" est même une des chansons préférées de... Bruce Springsteen ! Sûrement trop en avance pour son époque, ce disque n'avait rencontré à sa sortie qu'un succès critique. Aujourd'hui culte, c'est une icône de l'électro. --Philippe Robert

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5.0 étoiles sur 5 Déconstruire le rock'n roll 22 septembre 2005
Lorsque Martin Rev et Alan Vega se rencontrent dans une impasse malodorante de New York, ce sont deux clochards qui survivent tant bien que mal au milieu des années 70. Grâce à un vieil orgue éléctronique farfisa complétement déglingué qu'ils ont certainement déniché dans une poubelle, les deux pesonnages peuvent se lancer dans le rock'n roll, Alan Vega s'occupant du micro. A des années-lumières du glamour de l'époque, les deux cyber-punks entreprennent de déconstruire totalement le rock originel, celui des pionniers (cf. "Johnny"), en le réduisant à une mélodie synthétique lugubre ; dans le même mouvement, ils inventent la suite, de la new-wave ("Cheree", dont Bono avoua s'être inspiré pour écrire "With or without you") jusqu'à la dance ("Keep your dreams"). L'orgue produit un son inimitable, rythmiques minimales et bruits futuristes, tandis que Vega se pose en crooner moderne, crachant, sifflant et hurlant avant de sussurer d'une voix langoureuse "i love you baby". Sur "Frankie Teardrop", cauchemar de la misère, on l'entend pousser des hurlements inhumains tandis que l'orgue s'emballe, emmenant frénétiquement l'auditeur vers l'horreur absolue.
Le duo, on s'en doute, passa des années à galérer dans les bouges minables de la grosse pomme avant d'enregistrer cet album sublime. Sur cette superbe réédition, un deuxième cd permet de mieux comprendre le désarroi des spéctateurs de l'époque grâce à des morceaux live captés au CBGB et à Bruxelle. C'est là, sur 23 minutes regroupées sur une plage, qu'il faut entendre les deux prophètes, conspués par la foule, tentant de jouer leur album dans son intégralité sous les insultes (en français !) et les huées, avant de jeter l'éponge (et le micro) au milieu de "Frankie Teardrop". Un document, presque aussi passionnant que le "Metallic KO" des Stooges.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
Par lheuillier COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR
Suicide : un duo formé du crooner Alan Vega (le plus grand de tous les crooners d'après Pascal Comelade dans son disque "Chants et danses de Syldavie") et du bidouilleur synthétique Martin Rev. Actifs dès le début de la décennnie, ils sortent enfin leur premier album fin 1977. Looks de bohémiens urbains, paroles nihilistes, attitude "cool" emprunté à Warhol et au Velvet :Suicide est aussitôt assimilé par la critique au punk new-yorkais (Television, Richard Hell, Ramones,Dictators, etc.).
Pourtant, au fond de ce disque éblouissant d'originalité, ce sont toutes les racines du Rock & Roll(période Eddie Cochran)qu'on entend, mais des racines qui pousseraient dans le crâne de métal d'un droïde déglingué, un genre de Terminator du futur égaré en plein milieu des seventies. La chanson "Cheree", murmurée langoureusement par les échos de la voix de Vega et portée par les boucles hypnotiques de Rev, est une chanson d'amour déchirante malgré sa froideur "new wave" et sa simplicité robotique. La réédition propose en bonus un disque enregistré en concert au CBGB's (club punk incontournable) : le son grésille de loin, mais le document est exceptionnel !
Et puis, on l'a souvent dit, c'est de ce disque que sortiront tous les avatars 80's de la "Techno-Pop" (Depeche Mode, Soft Cell, Gary Numan, Human League...), ainsi que bon nombre des principaux animateurs de l'Electro contemporaine (le dernier album de Colder par exemple doit beaucoup à Suicide).
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la vie après la mort 13 mars 2003
Duo New-Yorkais fondé très tôt au début des 70's, il faudra attendre 1977 ( quel année ! ) pour voir SUICIDE sortir un disque. Un disque ?, un Ovni plutôt, tant la musique hyptnotique de nos compères met l'auditeur mal à l'aise. Il y a du Kraftwerk dans Suicide, mais aussi un coté rockabilly, un phrasé qui fera date ( cf. Nebraska du Boss ). Ghostrider, cherry, frankie teardrop ne sont pas et ne seront jamais des tubes ( quoique... Cherry ) mais il n'en demeure pas moins vrai que cette musique est fascinante !
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