Les Associates font partie des meilleurs groupes des années 80 et tomber aujourd'hui sur un de leur cd, c'est comme découvrir le "pornography" de Cure, surtout avec cet album, "Sulk" mine d'or inépuisable d'un genre pourtant épuisé !
Difficile de décrire le style Associates car c'est un peu Depeche Cure Division, le tout emmené par un chanteur (Billy Mac Kenzie), sorte de croisement entre la Castafiore et Scott Walker.
Sulk est décrit comme le chef d'oeuvre de ce groupe, en tout cas ce disque est très dense (17 titres sur ce format) et très varié :
l'album commence par un instrumental au tempo rapide servi par de grandes nappes synthétiques rutilantes, puis "no" chanson mystérieuse et ample proche des étranges Teardrop Explodes,"Bap de la bap" morceau complètement hermétique et complexe prouvant à quel point les Associates sont un groupe "barré", "gloomy sunday" merveilleux morceau de disco bizarre avec la voix à la Scott Walker, suit "nude spoons" punkitude à peine produite pour déstabiliser, puis "skipping" dans la même veine que "gloomy sunday", ensuite viennent les trois meilleurs morceaux de ce disque : le magnifique "it's better this way", rivalisant avec un Soft Cell en plus déjanté, "Party fears two", à la mélodie lumineuse et au timbre de voix évoquant Divine Comedy et l'étonnant "club country" mariant The cure avec l'orient (mon préféré).
histoire de faire une pause "nothing..." instrumental "pet shop boys" puis "love hangover" sorte de "le freak" de Chic en beaucoup plus rigide,
"18 carat love affair" nous réconcilie avec le gospel et "ulcragyceptimol" au titre bizarre prend des tonalité lugubres, "and then i read a book" autre morceau punk, "australia", mid tempo aux accents Echo and the bunnymen, "Grecian 2000" instrumental toc et "room we sat in before", electrifiée conclut ce CD sur un sentiment partagé entre l'incrédulité et le plaisir d'avoir trouvé en "sulk" un des chefs d'oeuvres de la new wave.
Un classique du genre.